Cameroun,Livre : J’accuse le « G Bulu » de tes malheurs, ô Cameroun, d’Enoh Meyomesse :: CAMEROON
Cameroun,Livre : J’accuse le « G Bulu » de tes malheurs, ô Cameroun, d’Enoh Meyomesse :: CAMEROON

Cameroun,Livre : J’accuse le « G Bulu » de tes malheurs, ô Cameroun, d’Enoh Meyomesse :: CAMEROON

Cameroun,Livre : J?accuse le ? G Bulu ? de tes malheurs, ? Cameroun, d?Enoh Meyomesse :: CAMEROON
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Au Cameroun, les prétendants à la succession du président Paul Biya se livrent une lutte sans merci, allant jusqu’à l’élimination physique des plus malchanceux. Pour ceux qui n’ont pas pu être assassinés, c’est la case prison qui leur a été réservée en attendant qu’ils passent à trépas. Et c’est dans « ce couloir de la mort » que s’est retrouvé arbitrairement Enoh Meyomesse, le 22 novembre 2011.

L’historien et homme politique raconte sa descente aux enfers dans J’accuse le « G Bulu » de tes malheurs, ô Cameroun. Dans cet opus, qui se présente comme un compte rendu en direct, force est de constater que l’exercice du crime et du satanisme sont devenus les domaines de prédilection de l’establishment camerounais. Ainsi, dans cette guerre impitoyable pour la conquête du pouvoir, plusieurs impétrants regroupés au sein du G 11 – un courant ethniquement et politiquement proche du président en place depuis 1982 – vont d’abord s’illustrer.

Ils ne ménageront aucun effort pour parvenir à leurs fins, en prenant, par touches, le contrôle des administrations d’État et des postes clés au sein du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), de facto le parti-État. Hormis ses crimes humains et financiers, ce groupuscule, pour séduire les autorités françaises, n’hésitera pas à donner l’argent des Camerounais aux politiciens français.

L’auteur, au fait des arcanes du pouvoir, nous livre un récit qui ne lésine pas sur les détails. Les politiciens français, qui méprisent les Africains publiquement, viennent, discrètement et toute honte bue, s’enrichir avec leur argent. « Les Pasqua, Juppé, Chirac ont ainsi effectué un petit tour à Yaoundé. Le tiroir-caisse y fonctionnait à merveille », peut-on lire. « En 2007, le “G 11” a jeté son dévolu sur Nicolas Sarkozy. Il lui a offert des paquets d’argent. »

Mais, ironie du sort, c’est une autre officine dénommée « G Bulu » (pour « Génération Bulu »), ayant les mêmes racines ethniques et politiques que le président Biya, qui viendra disputer la vedette au G 11. L’émergence de cette seconde mafia politico-militaire coïncidera avec la banalisation des meurtres politiques, comme ceux d’Ateba Eyene ou d’Abel Eyinga. À son sombre tableau de chasse également, l’élimination de journalistes comme Jules Koum Koum, la liquidation des gêneurs, les assassinats en masse…

C’est dans cette logique hitlérienne à la sauce camerounaise que l’auteur, pour avoir exprimé sa volonté de succéder au président Paul Biya, et après avoir déjoué un complot d’assassinat, est arrêté en 2011, sur ordre d’un membre de la criminelle secte politique G Bulu. Déporté à Bertoua, il est ensuite jeté à la sinistre prison de Kondengui, à Yaoundé.

Après avoir échappé à une nouvelle tentative d’assassinat et un empoisonnement depuis son arrestation pour un « imaginaire » vol à main armée, Enoh Meyomesse – diplômé de l’institut d’études politiques de Strasbourg et maître ès Science politique de l’université Paris II –, qui s’est vu infliger, sans preuve acceptable, une peine de sept ans d’emprisonnement, est enfin libéré le 27 avril 2015… A lire absolument.

« J’accuse le G Bulu de tes malheurs, ô Cameroun », essai, d’Enoh Meyomesse, les éditions du Kamerun, 97 pages.

© Pour Camer.be : Franck CANA

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fils du pays
je m´imagine que c´est un bon récit! Faisont tous un éffort pour protéger ce Mr, qui certainement a beaucoup à nous dire.
Mvog-Ada
Meyong Mësse est un bulu; et il accuse les Bulu; il a de bonnes raisons pour cela; je m'étais naguère livré à ce genre d'exercice qui consiste à dénoncer les dérives de ceux de son ethnie; mais d'autres en profitaient non seulement pour enfoncer le clou , mais aussi pour soutenir ceux qui faisaient partie de leur ethnie, même dans les cas les plus insoutenables; raison pour laquelle je me suis tu; raison aussi pour laquelle je souhaite une décentralisation des institutions pour que le débat politique soit un débat démocratique, et non un débat centré sur de considérations ethniques; raison aussi pour laquelle-conséquence de la première-j'estime qu'il faut désacraliser la fonction présidentielle et aboutir à une présidence tournante assurée à tour de rôle par un natif de chaque région du pays pour une période déterminée
Mvog-Ada
@Bifaka-Bilolo
Je voudrais faire deux remarques sur le commentaire de Bifaka-Bilolo, que j'ai lu avec beaucoup d'intérêts: concernant les Chefferies, je dirais que nous sommes dans un pays de cultures différents: le Cameroun est divers , il faut respecter cette diversité parce qu'un Chef une force, un moteur en impliquant son peuple dans le développement ; la Chefferie ne semble donc pas dangereuse à condition de respecter quelques fondamentaux , au premier rang desquels- et vous l'avez souligné :la démocratie ; si un Chef peut être élu démocratiquement et destitué par ceux qui l'ont élu, je ne vois pas de danger. Concernant une présidence tournante, j'écarte l'idée qu'un taré puisse l'exercer au seul profit de sa région , dans la mesure où je souhaite que la fonction présidentielle soit désacralisée , c'est-à-dire dans mon esprit , ramenée purement et simplement à un rôle protocolaire , un peu comme le serait de nos jours un monarque européen qui règne sans gouverner
Mvog-Ada
Erratum: prière de lire à la ligne 3 du post 4: " un Chef peut être une force , un moteur ..."
WiseMan
Hummmm cet essai d'Enoh Meyonmesse est a lire. J'espere qu'on peut s'en procurer sur Amazone...
franky f
voila ce kon appelle intellectuel,avez vous compte combien de livres il a publie en 5 mois?pas nos profs de soa et ses pseudo docteurs ki n'ont pour seul buzz k les soins administres a nos jeunes soeurs et crier RDPC oyehhhhhhhhhhh,ENOH meyomesse du courage VRAI DOCTEUR! ATEBA EYENE est parti mais 1000 naissent tous les jours.
Souloukna
J’espère avoir l’occasion de me procurer ce livre. D’une manière générale, je ne suis pas convaincu de la pertinence de l’indexation ethnique. G-Bulu peut laisser entendre que ce sont les bulu qui profitent du pouvoir. J’ai tendance à penser que le problème est plus complexe que cela. Il y a une logique de pouvoir dans les pays non démocratique où les réseaux déterminent tout. Certains sont ethniques au sens où les gens prennent autour des gens du village par souci de fidélité, d’autres se forment dans les cercles ésotériques. Dans un pays profondément ethnicisé comme le nôtre, tout se passe comme si les gens étaient d’accord que le pouvoir doit se gérer par cooptation ethnique, ce qui est dangereux. . Pasko

Souloukna
Partout où ils sont les camerounais sont des associations ethniques, chaque ethnie se dit victime, etc.. Si le simple fait de se réunir avec ses frères/sœurs de village n’a rien en soi de négatif, il est important qu’il y ait des discussions approfondies sur la place de l’ethnie dans la république. Je suis convaincu qu’avec la constitution actuelle, n’importe quel président tomberait dans les travers ethniques, ou en misant les fameux équilibres ethniques dans les nominations. En dépit des apparences, cela n’aide pas beaucoup. Sans la transparence, pas moyen de progresser sur cette question. Il faut des institutions d'inclusion qui fonctionnent sur des bases autres que celles de l'ethnie.
Pasko

Souloukna
@ Mvog-Ada. La remarque est pertinente. Mais la question n’est pas plus complexe ? Si les chefferies sont utiles, ce rôle peut bien être pris en charge par des structures associatives décentralisées. A-t-on besoin du chef pour cela. Souvent, on a tendance à voir les chefferies comme des structures culturelles, ce qui n’est pas le cas. Ce sont des structures politiques où des gens ont un pouvoir acquis non démocratiquement, par la naissance. Donc, il faudrait voir cet aspect là aussi. Dans ma région, le lamido peut vous nuire sérieusement. Je me suis retrouvé plusieurs fois pratiquement kidnappé pour être conduit chez lui afin de m’expliquer sur la sensibilisation sur des choses simples que ses sbires détestaient. Comment accepter qu’un homme, un lamido ait, dans une république, le pouvoir de faire attraper des citoyens et les retenir contre leur gré parce qu’il vote pour le pouvoir en place. Nous sommes une république, quand même. Pasko
Souloukna
@ Mvog-Ada. En parlant de campagne de sensibilisation, j’ai oublié de préciser qu’il s’agissait d’un projet pour stopper les mariages précoces. Au nom de la culture, on donne en mariages des fillettes de 15, 16, 17 ou 18 ans à des types qui en ont 60 ou 70, voire plus. Certaines se retrouvent 5 ou 6 ans plus tard avec de nombreux gosses, le mari étant mort, elles sont sans ressources. Cela provoque un cycle vicieux de pauvreté et d’abandon. J’ai été stupéfait d’entendre les « soldats » du lamido expliquer que les notables ont droit à des privilèges et que c’est pour ces fillettes un ennoblissement de se trouver ainsi livrées à ces types. Le problème de la chefferie est multidimensionnel. La grande royale disait, « ce qui gagnons vaut-il ce que nous perdons ». il faudrait inverser la questions : « ce que conservons vaut-il ce que nous perdons en renonçant à innover ? » Pasko
Jeannot
@camer.be
Site mal conçu. Prière de prendre exemple sur camerron-info.net qui a fait un relook juste.

Ici tout est argent. Il n’y a qu'à voir le reload permanent des pages( tout ça pour gagner les micro centimes)
Mvog-Ada
@Souloukna : je ne défends pas la Chefférie, en tant qu'institution d'oppression de la population; mais comme gardienne de la culture ancestrale dans ce qu'elle de positif; mais si la Chefferie devait constituer un frein à l'épanouissement individuel -et vous me démontrez qu'il en est bien ainsi-ou un frein au développement de la communauté dont elle a la charge, ou si elle devait aller à l'encontre des valeurs que sont les droits à la liberté d'expression et de réunion qui sont les piliers d'une société démocratique permettant aux gens de participer aux prises de décisions, alors j'adhère totalement à votre suggestion de création d'une institution pour la sauvegarde de la culture dans ce qu'elle a de positif
Souloukna
@ Mvog Ada. Je suis d'accord avec vous que la culture est précieuse. Mais je ne suis pas certain que les chefferies en soient les gardiennes. une culture est justement une culture parce qu'elle est diffuse et fonctionne comme un milieu ambiant, avec ses pratiques, des arts de vivre, la manière de construire le lien social, de se reproduire, de mourir, bref une manière d’être humain,. En cela, ce sont les communautés et jamais les individus ou les institutions qui en sont dépositaires. Quand une institution s'empare de la culture pour la codifier ou soit disant la préserver, elle la fige, fixe des codes, du coup cela lui enlevé sa vitalité, sa plasticité. Comme les hommes,les cultures naissent, changent, parfois se transforment ou meurent. Je crois que c'est cela le dynamisme culturel. Ce qu'il faudrait faire, c'est examiner rigoureusement ce que font les chefferies. parfois, on conserve des structures sans se rendre compte qu'elles incarnent des valeurs d'un autre temps.
Pas
Souloukna
En fait, quand on veut défendre une culture, il est déjà trop tard, cela veut dire qu'elle n'a plus de valeur que pour une poignée de gens, souvent des nostalgiques qui s'y attachent parce que c'est l'art de vivre de leurs parents, ce qu'ils croient appartenir au patrimoine inchangeable. Pour rester nous mêmes, nous n'avons pas besoin de reproduire les modes d'existence de nos ancêtres. Nous le restons par l'adaptation constante. Amoureux de la littérature africaine des années 40-65, je suis toujours admiratif devant le talent de gens comme Chinua Achebe dans le monde s'effondre ou Cheikh hamidou Kane dans l'aventure ambiguë. Ils ont su comprendre les défis qu'on monde changeant impose aux cultures. Par ailleurs, comment maintenir en démocratie des structures de pouvoir ou la filiation pas le vote permet de devenir chef. On me parlera des monarchies en occident, mais aucune n'a de pouvoir exécutif, Les rois/reines règnent, ne gouvernent pas. Pasko
WiseMan
La constitution camerounaise devrait etre amendee pour soumettre periodiquement les chefs traditionnels et autres lamidos au vote de confiance de leurs sujets. Des lors qu'un chef est desavoue, la cheferie doit quitter la dynastie de sa famille pour une autre famille du village. Certaines prerogatives de l'etat civil comme la celebration des mariages pouraient leur etre attribuees. Ils pouraient aussi servir de tribunal de premiere instance pour juger des pb conjuguaux ainsi que des pb de bon voisinage.
Le ministere de la culture devrait etre reforme et son budget fourni en consequence pour encadrer tout cela.
Bien sur, un travail de formation s'impose egalement en amon

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