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© Quotidien Mutations : Tatiana Ngnombouowo
- 27 Jul 2018 15:27:10
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CAMEROUN :: Loyer d'habitation : La crise anglophone hausse les prix à Douala :: CAMEROON
Le nombre croissant des déplacés en provenance des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest est à l’origine de ce phénomène.
Ala sortie Ouest de Douala, précisément au lieu-dit «Grand-hangar» à Bonabéri, arrondissement de Douala IVème, il faut parcourir plus d’un kilomètre pour retrouver une plaque sur laquelle il est inscrit «Chambre ou Studio à louer». Le jeudi 19 juillet dernier, cela a fait trois semaines que Arielle T., est à la recherche d’un studio. Le logement moderne qu’elle désire est la commande d’une amie venue du Sud-Ouest.
Cependant, les prix du loyer exposés sont au-dessus de sa bourse. «J’ai trouvé un petit studio dans une cité ce matin et le bailleur me demande de donner 27.000 Fcfa. Pourtant, le locataire qui m’a renseigné m’a fait comprendre qu’il paye un loyer à 20.000 Fcfa dans un espace similaire», explique la jeune femme, avec un air désespéré. «Lorsque je suis venue demander le prix de la chambre, on m’a dit 15.000 Fcfa. Le temps que j’ai pris pour réfléchir, quelqu’un d’autre était déjà devant la même chambre pour discuter du prix», déplore une riveraine qui dit être partie de Yaoundé, il y a deux mois. Cette dernière conclut : L'info claire et nette «Je me suis donc précipitée de revenir prendre la chambre sans plus discuter». Tout indique dans son voisinage que la hausse des prix du loyer des maisons d’habitation est l’une des conséquences de la crise dite anglophone.
A Bonabéri, les prix des studios simples ou modernes, des chambres ou des appartements, ont connu une augmentation d’au moins 5000 Fcfa. Ces prix peuvent même atteindre 10.000 Fcfa. «C’est difficile de trouver les maisons actuellement. Les gens qui ont quitté les régions en crise ont tout occupé. Et quand on parvient à en trouver, les prix ne sont pas à la portée de tout le monde», informe Viviane B., une riveraine. Pourtant, avant les déplacements qu’elle a effectués, les prix étaient abordables.
«Avant la crise anglophone, je faisais louer mes chambres à 8000 Fcfa et les studios à 15.000 Fcfa. Quand la demande est forte, le prix de la chambre passe à 15.000 Fcfa et celui du studio à 25.000 Fcfa», explique, toute souriante, une bailleresse.
Bien que certains bailleurs essayent de faire des rabais, les prix restent exorbitants pour certains locataires. «Mon studio moderne bâti dans une barrière vaut 90.000 Fcfa de loyer et on paye par an, soit 1.080.000 Fcfa. Je peux aussi la laisser à 1.000.0000 Fcfa, en exigeant 250.000 Fcfa par trimestre», propose un bailleur. Les usagers quant à eux ne savent plus à quel saint se vouer.
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