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© Camer.be : Paul Moutila
- 19 Jun 2026 19:47:38
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ÉTATS-UNIS :: Trump signe la capitulation américaine à Versailles face à l’Iran :: UNITED STATES
Le 17 juin 2026, Donald Trump signe à Versailles un mémorandum d’entente avec l’Iran qui met fin à quatre mois de guerre, lève toutes les sanctions, débloque 300 milliards de dollars pour la reconstruction iranienne et abandonne Israël, marquant la plus grande défaite diplomatique et militaire des États-Unis depuis la guerre du Vietnam.
Le 10 janvier 1920, le traité de Versailles enterrait les empires. Le 17 juin 2026, un autre Versailles a scellé un basculement tout aussi historique : l’Iran, vainqueur, est revenu s’asseoir à la table des grandes puissances. Et les États-Unis, humiliés, ont signé ce que certains appellent déjà « le Retraité de Versailles ».
Quatre mois de guerre. Quatre mois de tirs, de blocus, de détroit fermé, de prix du pétrole flambant. Et puis, ce soir-là, au Palais de Versailles, lors d’un dîner avec Emmanuel Macron, Donald Trump a signé. Sans cérémonie. Sans triomphe. Sans même consulter Israël, son allié le plus proche.
Le texte est tombé. Quatorze points. Une capitulation en bonne et due forme. Levée de toutes les sanctions. Déblocage des avoirs gelés. Retrait des forces américaines. Et surtout, 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l’Iran. Une somme colossale. Une humiliation sans précédent.
L’Iran, l’ancienne Perse, est de retour là où il n’avait plus été depuis des centaines d’années. Et les questions, elles, ne font que commencer.
Le choc de Versailles
Le mercredi 17 juin 2026 restera dans les livres d’histoire. Alors que le monde retenait son souffle depuis le 28 février, date du déclenchement de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran, c’est à Versailles, dans la salle des Glaces ou presque, que le sort de la guerre s’est joué.
Donald Trump, invité par Emmanuel Macron à un dîner post-G7, a signé un mémorandum d’entente de 14 points avec la République islamique d’Iran. Le texte, intitulé « Islamabad Memorandum », a été signé à distance par le président iranien Massoud Pezeshkian. La médiation pakistanaise a été décisive.
« L’accord a été signé. Je l’ai signé à Versailles, en France », a déclaré Trump en quittant le Palais.
Quatorze points. Une page qui se tourne. Et un monde qui bascule.
Ce que dit le mémorandum
L’analyse des 14 points du mémorandum est édifiante. Il ne s’agit pas d’un simple cessez-le-feu. Il s’agit d’une reddition en bonne et due forme des États-Unis face à l’Iran.
Point 1 – Cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban. Les États-Unis s’engagent à ne plus déclencher de guerre contre l’Iran et à garantir l’intégrité territoriale du Liban. La mention explicite du Liban est cruciale : elle inclut Israël et le Hezbollah. Le texte contraint non seulement les États-Unis et l’Iran, mais aussi « leurs alliés » à cesser les hostilités. Cela inclut donc Israël.
Point 2 – Respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de chacun, non-ingérence.
Point 3 – 60 jours de négociations pour un accord final.
Point 4 – Levée du blocus naval américain dans les 30 jours.
Point 5 – Réouverture immédiate du détroit d’Ormuz par l’Iran. Un point essentiel : le détroit d’Ormuz, verrou énergétique mondial, avait été fermé par l’Iran au début du conflit, provoquant une flambée des prix du pétrole. Sa réouverture est une concession majeure de l’Iran, mais elle est accompagnée de la levée du blocus américain.
Point 6 – Un plan de reconstruction de 300 milliards de dollars pour l’Iran. Les États-Unis s’engagent, avec leurs partenaires régionaux, à élaborer un plan de 300 milliards de dollars pour la reconstruction et le développement économique de l’Iran. Un montant vertigineux, jamais vu depuis le plan Marshall.
Point 7 – Levée de toutes les sanctions. Toutes les sanctions américaines, primaires et secondaires, les résolutions de l’ONU et les résolutions de l’AIEA sont levées.
Point 8 – L’Iran réaffirme qu’il ne développera pas d’armes nucléaires. L’Iran accepte la dilution sur site de ses stocks d’uranium enrichi sous supervision de l’AIEA.
Point 9 – Maintien du statu quo jusqu’à l’accord final.
Point 10 – Dérogations immédiates pour l’exportation de pétrole iranien. L’Iran peut vendre son pétrole librement et immédiatement.
Point 11 – Déblocage des avoirs iraniens gelés.
Point 12 – Mécanisme d’exécution.
Point 13 – Négociations sur les autres paragraphes.
Point 14 – Entérinement par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l’ONU.
L’abandon d’Israël : la clause qui change tout
La plus grande surprise de ce document : les États-Unis cèdent à la principale exigence de l’Iran, par laquelle ce dernier oblige les États-Unis à abandonner Israël en tant que partenaire et ami. Les Israéliens n’ont pas officiellement reçu de copie du mémorandum. Ils n’ont pas été consultés. Pourtant, ils sont tenus de s’y conformer.
Israël, qui a initié la guerre aux côtés des États-Unis, subit face à l’Iran sa plus grande défaite depuis sa création. Les déclarations furieuses de Smotrich et Ben Gvir indiquent qu’Israël n’a pas l’intention de se retirer du Liban. Si Israël poursuit la guerre, l’Iran aura le droit d’attaquer. Et sans le soutien logistique américain, Israël est incapable de frapper l’Iran.
Pourquoi Trump s’est précipité
Le président Trump a été très clair sur les raisons de cette précipitation. Il a déclaré à la presse à Paris : « Nos réserves de pétrole seront épuisées dans environ quatre semaines » (conférence de presse, 17 juin 2026, à 2h35). Un aveu historique.
Les États-Unis, bien qu’exportateurs nets, importent environ 40 % de leur pétrole. La fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran a provoqué une flambée des prix et une pénurie qui menaçait l’économie américaine. La signature, avancée de deux jours par rapport au calendrier prévu (le document devait être signé en Suisse le 19 juin), témoigne de l’urgence.
Le point 10 du mémorandum est une indication claire de la situation catastrophique sur le marché de l’énergie : les États-Unis y garantissent avant même la levée des sanctions la libre circulation du pétrole et du gaz iraniens avec effet immédiat.
Une victoire iranienne totale
Sur le plan militaire, l’Iran est invincible. Sur le plan diplomatique, l’Iran a dominé tous ses partenaires de négociation. Les diplomates en herbe et les diplomates en exercice auraient tout intérêt à étudier l’ouvrage du ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghtschi, « Le pouvoir de la négociation », et à oublier « L’art de la négociation » de Trump.
L’Iran, l’ancienne Perse, se retrouve aujourd’hui là où il n’avait plus été depuis des centaines d’années : de retour à la table des grandes puissances, aux côtés des États-Unis, de la Chine, de la Russie et de l’Inde.
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