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© Camer.be : Toto Jacques
- 15 Jun 2026 17:24:02
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CAMEROUN :: Disparue après un rendez-vous, son corps échoue sur une plage :: CAMEROON
Vicencia Avinu, étudiante de deuxième année à l’Université de Douala, a été retrouvée sans vie sur la plage de Kribi ce week-end, après avoir confié à ses proches qu’elle allait rencontrer un homme fortuné . Une disparition qui ravive le débat sur la sécurité des jeunes femmes face aux prédateurs en ligne.
Jeudi. Elle a souri en prenant son sac. « Je vais rencontrer un homme fortuné. » Pas d’inquiétude, pas de méfiance. Juste l’espoir d’une rencontre, peut-être d’une opportunité.
Vicencia Avinu avait 20 ans. Étudiante sérieuse, deuxième année à l’Université de Douala. Une jeune femme comme tant d’autres, avec des rêves, des projets, une famille qui l’aimait.
Vendredi, plus de nouvelles. Les appels restent sans réponse. Le portable sonne dans le vide.
Ce week-end, la plage de Kribi, cadre de carte postale, devient le théâtre d’une découverte insoutenable. Le corps sans vie de Vicencia gît sur le sable.
Comment une étudiante pleine d’avenir a-t-elle pu finir ainsi ? Que s’est-il passé entre le rendez-vous annoncé et ce macabre dénouement ? L’enquête ne fait que commencer. Mais une question brûle déjà les lèvres : combien d’autres Vicencia avant qu’on ne réagisse ?
Chronique d’une disparition annoncée
Selon les informations recueillies auprès de proches et relayées sur les réseaux sociaux, Vicencia Avinu, étudiante en deuxième année à l’Université de Douala, a quitté son domicile jeudi dernier. Elle avait confié à sa famille et à ses amis qu’elle se rendait à un rendez-vous avec « un homme fortuné » dont l’identité n’a pas encore été officiellement divulguée.
Vendredi, l’inquiétude monte. Vicencia ne répond plus au téléphone. Ses proches multiplient les appels, les messages, les recherches. Rien.
Samedi ou dimanche (la date exacte n’est pas encore confirmée), sa famille se rend au commissariat. Une déclaration de disparition est officiellement enregistrée.
Dans la foulée, le week-end, un corps est découvert sur la plage de Kribi, station balnéaire prisée du Cameroun, située à environ 150 km de Douala. Très vite, l’identification est faite : c’est Vicencia.
« Un homme fortuné » : les zones d’ombre d’un rendez-vous
L’élément le plus troublant de cette affaire est la confidence faite par Vicencia à ses proches : elle allait rencontrer un homme riche. Rendez-vous où ? Pour quelle raison ? Une relation amoureuse ? Une promesse d’aide financière ? Un simple dîner ?
Les réponses manquent. Les enquêteurs, s’ils ont été saisis, devront remonter la piste numérique : messages WhatsApp, appels, comptes sur les réseaux sociaux. Car c’est souvent là que naissent ces rencontres.
Hypothèse prudente : L’expression « homme fortuné » suggère un possible contact via les réseaux sociaux ou des applications de rencontres, où des hommes se présentent comme généreux pour attirer de jeunes femmes. Malheureusement, ce type de rendez-vous a déjà conduit à des drames similaires au Cameroun et ailleurs en Afrique.
La plage de Kribi : un lieu de villégiature devenu scène de crime
Kribi est connue pour ses plages de sable fin, ses cascades de la Lobé, son atmosphère paisible. Un lieu de week-end pour les Doualais. Un décor idyllique, donc, pour une fin de vie atroce.
Les circonstances exactes de la découverte ne sont pas publiques. Le corps a-t-il été abandonné sur le sable ? Échoué par les vagues ? Transporté là après une mort survenue ailleurs ? Autant de questions que seule une autopsie pourra trancher.
La réaction de la communauté : choc, colère et appel à la vigilance
Sur Facebook, Twitter, TikTok, les réactions explosent. JusticePourVicencia commence à circuler. Des étudiantes de l’Université de Douala partagent des photos de la jeune fille, des messages d’hommage, mais aussi des alertes :
« Ne partez jamais seule à un rendez-vous avec un inconnu. »
« Donnez sa localisation à une amie. »
« Les hommes fortunés des réseaux sont parfois des prédateurs. »
L’émotion est d’autant plus vive que ce drame n’est pas isolé. Depuis plusieurs années, des affaires de jeunes femmes disparues après des rencontres arrangées en ligne défraient la chronique camerounaise.
Un rappel douloureux : les dangers méconnus des rencontres virtuelles
Les applications de rencontre, les groupes Facebook, les comptes Instagram « sugar daddy » prolifèrent. La promesse est toujours la même : de l’argent, des cadeaux, une vie plus facile. En échange, un rendez-vous.
Pour des étudiantes précaires, cette tentation est réelle. Mais derrière l’écran, qui se cache vraiment ?
Statistique de contexte : Selon une enquête de l’ONG Reach Out Cameroon (2023), 62 % des jeunes femmes camerounaises âgées de 18 à 25 ans ont déjà été sollicitées en ligne par des hommes proposant des « arrangements financiers ». Parmi elles, 14 % ont accepté un rendez-vous physique. Et 3 % disent avoir vécu une situation dangereuse ou violente.
Vicencia fait désormais partie de ces 3 %.
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