Non-qualification : Owona Nguini charge Eto'o et la FECAFOOT
CAMEROUN :: SPORT

CAMEROUN :: Non-qualification : Owona Nguini charge Eto'o et la FECAFOOT :: CAMEROON

Éliminés de la Coupe du Monde 2026 alors que l'Afrique disposait de dix billets, les Lions Indomptables sont au cœur d'une polémique explosive. Le politologue Mathias Eric Owona Nguini accuse la FECAFOOT de Samuel Eto'o d'avoir « saboté » le travail du sélectionneur Marc Brys. L'instance faîtière rejette ces accusations et pointe du doigt les « écarts » du technicien belge et la manipulation de certains joueurs.

Dix billets pour l'Afrique. Dix. Jamais le continent n'avait eu autant de représentants pour une Coupe du Monde. Et pourtant, le Cameroun, quintuple champion d'Afrique, n'en a pas décroché un seul.

Le 13 novembre 2025, les Lions Indomptables ont été éliminés par la RDC (1-0). Andre Onana dans les cages, Marc Brys sur le banc, et tout un pays en pleurs. Depuis, les Camerounais n'ont pas digéré. Et les langues se sont déliées.

Le 14 juin 2026, sur la chaîne Info TV, le professeur Mathias Eric Owona Nguini a lancé une bombe : « La FECAFOOT a saboté le travail de Marc Brys. » Selon lui, les stages étaient bâclés, les équipements manquants, les Lions « marchaient dans la ville de Yaoundé sans les tenues appropriées ».

La Fédération camerounaise de football, présidée par Samuel Eto'o, a répondu. Dans un communiqué cinglant, elle accuse Marc Brys de « décisions unilatérales », de « manipulation de certains joueurs » et de « refus de collaborer ». Une guerre des mots. Une guerre des clans. Et un Mondial perdu.

Le fiasco d'une génération dorée

Le Cameroun n'ira pas au Mondial 2026. Cette phrase, les supporters des Lions Indomptables n'arrivent toujours pas à la prononcer sans une pointe de colère. Pourtant, le groupe était largement prenable au regard de la qualité des joueurs dont dispose le pays de Roger Milla. L'Afrique avait dix billets. Le Cameroun n'en a pris aucun.

Le 13 novembre 2025, l'élimination est consommée face à la RDC (1-0). Pour beaucoup, ce n'est pas une surprise. C'est la conséquence logique d'une guerre larvée entre la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) et le ministère des Sports, avec pour champ de bataille le sélectionneur Marc Brys.

Owona Nguini accuse : « La FECAFOOT a saboté le travail de Marc Brys »

Le 14 juin 2026, le professeur Mathias Eric Owona Nguini, politologue réputé, a secoué l'opinion publique lors d'une émission sur Info TV. Dans une vidéo devenue virale, il a chargé l'instance faîtière dirigée par Samuel Eto'o.

Ses accusations sont graves :

« Les joueurs s'y sont invités. Mais ils s'y sont invités en raison de l'attitude de la Fédération qui a saboté le travail de l'entraîneur. »

Il a également dénoncé des conditions de préparation indignes :

« On a vu les stages (...) on a vu comment les équipements qui devaient être remis à l'équipe n'étaient pas disponibles. »

Avant de conclure avec une image choc :

« On a bel et bien vu les Lions marcher dans la ville de Yaoundé. Ils n'avaient même pas les tenues appropriées. »

La réponse cinglante de la FECAFOOT

Face à ces accusations, la FECAFOOT n'a pas tardé à réagir. Dans un communiqué publié le 19 juin 2026, signé du chef du département communication Jean Marie Nkoussa, l'instance se défend point par point.

La Fédération rappelle avoir, dès le 4 juin 2024, attiré l'attention du ministre des Sports sur un « ensemble d'écarts initiés par Monsieur Marc Brys ». Elle énumère :

- La décision unilatérale de modifier l'encadrement technique et administratif des Lions Indomptables nommé par le Comité Exécutif.
- La manipulation de quelques membres du staff et de certains joueurs.
- Le refus de collaborer avec le personnel de la FECAFOOT déployé à l'hôtel Hilton pour l'accueil des Lions.

La Fédération estime avoir « entièrement joué sa partition » et rejette toute responsabilité dans la non-qualification.

Une guerre d'ego et d'institutions

Ce conflit n'est pas né de la dernière pluie. L'arrivée de Marc Brys en remplacement de Rigobert Song a été mal vue par la FECAFOOT. Samuel Eto'o avait une liste restreinte de techniciens. Mais le ministère des Sports, tutelle de la Fédération, a imposé le Belge.

Les dissensions entre les deux entités ont pris du volume. Le premier contact entre Samuel Eto'o et Marc Brys à Tsinga a été d'une « violence inouïe ». Le technicien belge s'est braqué. Le divorce était consommé avant même que le premier match ne soit joué.

Une élimination annoncée ?

Les observateurs s'accordent à dire que cette non-qualification n'est pas une surprise. Dès novembre 2025, Owona Nguini avait énuméré une série de facteurs expliquant cette défaite. La guerre d'ego entre la FECAFOOT et le MINSEP a obstrué toute amélioration constante du jeu des Lions Indomptables.

Marc Brys, nommé en 2024 et souvent au centre de cette discorde, a vu son mandat s'achever dans la tension. Limogé en décembre 2025, il a été remplacé par David Pagou pour la CAN au Maroc. Trop tard. Le Mondial était déjà perdu.

La responsabilité ultime

Pour les uns, la FECAFOOT est le grand responsable. Pour les autres, c'est Marc Brys. Pour d'autres encore, c'est la faute à une guerre d'institutions qui a sacrifié l'équipe nationale sur l'autel des ego.

Le journaliste Jean-Claude Mbede a résumé le sentiment général :

« Marc Brys a un contrat et un argument solide. La cause de cet échec est le schizophrène de la Fécafoot. C'est lui qui doit payer pour cette élimination, car il a choisi de priver l'entraîneur de son assistant. »

Une chose est sûre : les Lions Indomptables regardent le Mondial 2026 à la télévision. Et les Camerounais, eux, continuent de chercher les responsables.

Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp 

Lire aussi dans la rubrique SPORT

Les + récents

partenaire

canal de vie

Vidéo de la semaine

évènement

Vidéo


L'actualité en vidéo