POUR HUGO BROOS, LE CAMEROUN DOIT SA VICTOIRE A LA CHANCE
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MAROC :: POUR HUGO BROOS, LE CAMEROUN DOIT SA VICTOIRE A LA CHANCE :: MOROCCO

Le match d’hier entre le Cameroun et l’Afrique du Sud s’est déroulé comme les camerounais le pensaient avec une victoire légitime des lions. Au stade Al Barid, les Lions indomptables se sont imposés 2 buts à 1 au terme d’une rencontre haletante, marquée par des renversements de rythme, une tension permanente et des quinze dernières minutes étouffantes où, selon l’expression populaire, « seul Dieu sait ce qui aurait pu se passer » si le temps s’était prolongé. Courage, rage et grâce ont porté les Camerounais, fidèles à cette réputation d’équipe qui ne plie jamais quand l’essentiel se joue. Au coup de sifflet final, la lecture du match a toutefois divergé sur les bancs.

Hugo Broos, sélectionneur sud-africain et ancien champion d’Afrique avec le Cameroun, a estimé que la qualification des Lions s’était jouée sur une large part de chance. Une déclaration qui n’a pas manqué de surprendre, au regard des liens forts qu’il entretient avec le football camerounais et de son histoire commune avec la sélection. Cette analyse n’a surtout pas convaincu David Pagou, sélectionneur des Lions indomptables, qui a tenu à répondre avec calme et lucidité lors de la conférence d’après-match sur CRTV Sports.

Sans nier la part d’imprévu inhérente au football, David Pagou a rappelé que la réussite ne relève jamais du hasard pur. Il a évoqué cette fameuse « baraka » que les entraîneurs connaissent bien, faite d’erreurs adverses, de ballons déviés, de cafouillages décisifs, mais aussi d’actions répétées et travaillées à l’entraînement. Marquer sur corner, profiter d’une situation confuse ou forcer la décision dans un temps fort adverse fait pleinement partie du jeu. Le football est souvent une affaire de 50-50, et hier, le Cameroun a simplement su faire basculer ces moments clés de son côté, avec plus de réalisme et de sang-froid. Sur le terrain, les Lions ont surtout rappelé ce que signifie être indomptables.

Chaque action semblait portée par quelque chose de plus grand, notamment le  regard levé vers le ciel, une célébration collective, l’écho d’une nation debout derrière ses couleurs. Au Cameroun, le football dépasse le cadre du sport. Il raconte des histoires, forge des légendes et inspire des générations entières. Des individualités ont brillé, à l’image de Bryan Mbeumo, impressionnant de justesse technique, de sens du collectif et de discipline défensive, symbole d’une équipe qui joue ensemble avant de jouer pour elle-même.

Cette victoire est non seulement un  billet pour le tour suivant. Elle agit comme un rappel puissant ;  le vert-rouge-jaune ne s’efface jamais, quelles que soient les époques ou les adversaires. Désormais, le Cameroun se projette vers un quart de finale très attendu face au Maroc, un duel chargé d’histoire. Les souvenirs de 1988, lorsque les Lions s’étaient imposés à domicile face aux Marocains grâce à un but de Cyrille Makanaky, refont surface. Le temps a passé, les acteurs ont changé, mais l’esprit demeure.

Porté par un vestiaire apaisé, un staff serein et un groupe soudé, le Cameroun avance avec confiance. Beaucoup voient déjà cette équipe capable d’aller très loin, tant le calme, la maîtrise et la solidarité semblent au rendez-vous. Le rendez-vous avec le Maroc s’annonce électrique, et pour le bien de la compétition, tous espèrent un arbitrage à la hauteur de l’enjeu. Une chose est sûre : les Lions indomptables sont en marche, et lorsqu’ils rugissent, c’est toute l’Afrique du football qui tend l’oreille.

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