Mort de Jeannette Tikamba : la professeure du Lycée de Nkoabang retrouvée dans un puits
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Plusieurs jours d'absence inexpliquée. Puis une découverte brutale. Mme Jeannette Tikamba, professeure d'espagnol au Lycée de Nkoabang, en périphérie de Yaoundé, a été retrouvée morte au fond d'un puits. L'enquête est ouverte. Les circonstances restent indéterminées.

Le milieu enseignant camerounais absorbe le choc. Les élèves, eux, attendaient encore leur professeure.

Une absence qui a duré trop longtemps

Depuis le début de la semaine, l'absence de Mme Tikamba au lycée intriguait. Ses collègues s'interrogeaient. Ses élèves de 4ème, 3ème et Terminale attendaient. Ce silence inhabituel ne ressemblait pas à la femme qu'ils connaissaient décrite unanimement comme brillante, vaillante, portée par une joie de vivre communicative.

Le dénouement a été brutal. La dépouille a été localisée dans un puits situé sur le site d'une ancienne concession familiale de la victime, à Nkoabang. Les forces de l'ordre se sont rendues sur place pour les constatations d'usage et l'enlèvement du corps.

Trois hypothèses, aucune certitude

Les enquêteurs n'ont, à ce stade, privilégié aucune piste. Trois scénarios coexistent. Un accident domestique. Une chute fortuite. Ou l'intervention d'un tiers.

Chacune de ces hypothèses oriente différemment le travail judiciaire. Les auditions de l'entourage et les expertises techniques devront reconstituer le fil des événements. L'enquête ne fait que commencer.

Ce qui est établi : Jeannette Tikamba a disparu de la circulation sans que quiconque n'en soit informé dans l'immédiat. Que cette disparition ait été constatée tardivement est en soi un élément que les enquêteurs devront interroger.

Le vide laissé dans une communauté scolaire

Le Lycée de Nkoabang n'est pas seulement un établissement qui a perdu une enseignante. C'est une communauté qui a vécu plusieurs jours d'attente anxieuse avant d'apprendre le pire.

Cette temporalité l'absence, l'inquiétude, la découverte a une empreinte psychologique sur les élèves et les collègues que le deuil seul ne suffit pas à décrire. Des adolescents ont appris la mort de leur professeure dans des circonstances non élucidées.

Le corps a été découvert dans un puits d'une ancienne propriété familiale. Ce détail géographique une concession que la victime connaissait est central pour la suite de l'enquête.

Justice et protection du corps enseignant

À court terme, la justice camerounaise doit déterminer les causes exactes du décès. S'il s'avère qu'un tiers est impliqué, cette affaire prend une dimension criminelle qui mobilisera des ressources judiciaires significatives.

À long terme, cette tragédie pose une question de fond sur la sécurité des enseignants au Cameroun et plus largement sur les mécanismes d'alerte qui permettent, ou non, de déclencher une recherche rapide quand un membre du corps éducatif disparaît sans explication.

Mme Tikamba a été absente plusieurs jours avant que sa disparition ne se transforme en enquête active. Ce délai mérite une réponse institutionnelle.

La question qui attend une réponse

Les expertises judiciaires permettront-elles de déterminer avec certitude ce qui s'est passé au fond de ce puits et de donner à la famille, aux élèves et à la communauté de Nkoabang la vérité qu'ils sont en droit d'exiger ?

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