CAMEROUN :: ELECTION À LA FECAFOOT : On joue les prolongations :: CAMEROON
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  • Repères : Hermann III EWANE
  • lundi 17 décembre 2018 08:35:00
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CAMEROUN :: ELECTION À LA FECAFOOT : On joue les prolongations :: CAMEROON

Après avoir décidé de ne pas soutenir de candidats au cours du processus électoral ayant conduit à l’élection de Seidou Mbombo Njoya à la tête de la Fecafoot, l’association des clubs de football amateur du Cameroun (Acfac) va jouer les prolongations devant le Tribunal arbitral du Sport (TAS) de Lausanne. Plusieurs griefs évoqués.

Le 12 décembre 2018, en marge de l’assemblée générale élective de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), Saint Fabien Mvogo est élu membre du comité exécutif de l’instance faîtière du football local. Sans au préalable démissionner de son poste de préparateur psychologique des sélections nationales de football [acté depuis le 23 novembre 2018 par décision du président du Comité de normalisation]. camer.be. Une attitude qui contrarie les dispositions de l’article 36.4 des Statuts de la Fédération camerounaise de football.

Laquelle disposition stipule que «Tout salarié ou employé de la Fecafoot, candidat à un poste électif doit préalablement démissionner de ses fonctions au moins trois mois avant la date du scrutin». S’il a été nommé à quelques jours des élections, la lucidité aurait donc voulu qu’il ne soit pas candidat ou mieux encore, que sa candidature soit rejetée, lui étant employé de la fédération. Que non ! Saint Fabien Mvogo a été plébiscité comme membre du comité exécutif. Un vice de forme dénoncé par le président de l’Acfac Henri Balla Ongodo dit «décidé à faire respecter les textes».

Propos tenus lors de l’assemblée générale du 4 décembre 2018. Parmi les dénonciations qu’elle avance, l’on note «les irrégularités lors de l’assemblée générale du 10 octobre 2018, le non-respect des dispositions de la loi de juillet 2018, la manipulation des collèges électoraux et des présidents de clubs pour promouvoir la candidature de Seidou Mbombo Njoya». D’ailleurs, l’Acfac évoque quelques articles qui ne sont d’ailleurs pas arrimés à cette loi de juillet 2018. Les articles 76.1 et 77.2 des nouveaux statuts de la Fecafoot qui violent les articles 95 et 97.2 de la loi sur les APS de 2018. En son article 76, les statuts de la Fecafoot stipulent «l’interdiction de saisine des tribunaux ordinaires et option de compétence juridictionnelle exclusive».

Son alinéa 1 de préciser que «la Fecafoot (…) ne présentera aucun litige d’ordre sportif devant les tribunaux ordinaires, à moins que cela ne soit spécifiquement stipulé dans les statuts et les règlements de la FIFA. Tout différend devra être soumis à la juridiction de la Fecafoot, de la CAF ou de la FIFA». A contrario, avec la loi sur les APS de juillet 2018. L’article 95 est clair :

«En cas d’épuisement des voies de recours interne à la structure sportive concernée, le litige peut être porté en dernier ressort au plan national selon les cas suivant : soit devant la CCA, soit devant les juridictions administratives ou de droit commun selon le litige». Plus loin, l’article 77.2 des statuts de la Fecafoot stipule que: «La Fecafoot doit s’assurer du respect par ses membres, joueurs, officiels, agents de matchs et intermédiaires, de toutes les décisions définitives prises par un organe de la FIFA, un organe de la CAF, ou le Tribunal arbitral du sport (TAS) siégeant à Lausanne en Suisse».

Une disposition qui s’entremêle avec l’article 97.2 de la loi de 2018. «Pour être exécutoire au plan national, les sentences définitives et irrévocables rendues publiques par la CCA, en matière d’arbitrage ou par le TAS doivent être revêtues de la formule exécutoire (…)», peut-on lire. Pour Marc Belobo, cadre à la Ligue de football professionnelle du Cameroun (LFPC), «on va revenir au statut quo ante.

Lequel voudrait que ce soit John Begheni Ndeh (le premier vice-président issu de l’assemblée général de 2009, NDLR) qui gère cette Fecafoot, le temps de régler le respect des textes. Parce que ce problème semble avoir été évacué, que non ! Il va nous retomber sur le visage». Le feuilleton est loin d’avoir offert son dernier scénario.

17déc.
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