Les déportés secrets de Trump détenus à Yaoundé : le compound d'Elig-Essono révélé
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Un bâtiment, un secret d'État, deux gouvernements muets

Un compound discret dans le quartier d'Elig-Essono, à Yaoundé. C'est là que des ressortissants expulsés des États-Unis par l'administration Trump sont détenus, loin des regards. The New York Times avait publié une photo du bâtiment sans en révéler la localisation exacte. C'est The Africa Report qui, le 19 février 2025, a levé le voile.

Ce que l'on sait

Les déportés secrets ont été transférés au Cameroun dans le cadre d'une politique d'expulsion accélérée menée par Washington. Ni le gouvernement camerounais ni l'administration américaine n'ont communiqué officiellement sur ces transferts. L'opacité est totale, les familles ignorent les conditions de détention, et les avocats se heurtent à un mur.

Journalistes et avocats violentés

Plusieurs journalistes et l'avocat représentant les déportés ont tenté de se rendre sur place pour recueillir des témoignages. Ils ont été physiquement repoussés par les autorités camerounaises. Cet acte d'obstruction judiciaire et presse révèle l'ampleur du secret entourant l'opération.

Pourquoi le régime Biya verrouille-t-il l'accès ?

La question centrale que se posent les Camerounais est précise : qu'ont à dire ces déportés que le pouvoir de Yaoundé ne veut pas entendre ? Certains analystes évoquent des liens possibles avec des dossiers sensibles opposition politique, diaspora activiste, réseaux économiques transnationaux. Le silence de Yaoundé alimente toutes les spéculations.

Une coopération secrète Washington-Yaoundé

Cette affaire révèle l'existence d'un accord implicite entre les deux gouvernements, jamais formalisé publiquement. Washington externalise une partie de sa politique migratoire vers des pays tiers. Le Cameroun, en acceptant ces transferts sans transparence, s'inscrit dans une logique de coopération sécuritaire opaque avec les États-Unis au détriment des droits fondamentaux des personnes concernées.

Les enjeux à court et long terme

À court terme, la pression internationale monte. Des organisations de défense des droits humains exigent l'accès consulaire et juridique aux détenus. À long terme, cette affaire pourrait redéfinir les conditions de la coopération migratoire entre l'Afrique centrale et Washington, et exposer le régime Biya à des critiques accrues sur l'État de droit.

Une question reste sans réponse

Combien de personnes sont détenues dans ce compound ? Dans quelles conditions légales ? Et surtout : au nom de quel accord, jamais signé publiquement, deux démocraties présumées ont-elles pu organiser des détentions secrètes sur le sol africain ?

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