Opération de scanning au Port de Douala : Louis Paul Motaze se fiche-t-il de l'aspect sécuritaire ?
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Si l’on se réfère aux informations sécuritaires liées au non renouvellement du contrat des opérations de scanning de la SGS par le Port autonome de Douala, et aux remous qui l’entourent, le problème né de cette situation révèlerait alors d’une insubordination ? Mais de qui et à quel niveau ? Faudrait-il alors compromettre la sécurité du pays pour des question d’égo ? 

D’un choix cornélien, c’est-à-dire cette décision extrêmement difficile à prendre, opposant deux alternatives contradictoires et également douloureuses, où le devoir s'affronte généralement aux sentiments, s’agirait-il de cela dans cette affaire de scanning au Port de Douala ? Evoluerait-on fatalement vers une issue tragique, alors que pour certains analystes, les enjeux sécuritaires devraient prendre le dessus sur les enjeux économiques?

Un port est un pilier de l'économie nationale, agissant comme le principal point de connexion entre le commerce national et mondial. Il facilite l'import-export de marchandises, stimule la croissance industrielle crée des milliers d'emplois directs et indirects, et joue un rôle crucial dans la chaîne logistique et l'approvisionnement. Pour la réussite de ses missions, une synergie dans le travail doit exister entre cette entité et les services de Douanes qui ont pour missions, au-delà de l’aspect fiscal, se doivent aussi et impérativement s’assurer une mission de protection. En cela se justifierait son étroite collaboration avec la SGS. 
Comment donc expliquer le fait qu’alors que des instructions de la Présidence de la République auraient émis des doutes portant sur des failles sécuritaires graves, qu’au Ministère des Finances, l’option économique semble prendre le pas sur l’option sécuritaire ? « Si le pays venait à être sous l’emprise d’une insécurité accrue, avec qui ferait-on les affaires ? » Ce questionnement qui fuse dans certains milieux, devrait mériter mure réflexion. Surtout en ces moments où ne cessent de s’entremêler des aspects socioéconomiques, sécuritaires et même politiques. Selon certains analystes, il ne s’agit plus d’une « simple bataille de procédures mais des prémices d'un positionnement politique pour l'après-Biya »

« Quand un ministre utilise la paie des fonctionnaires et des agents publics comme moyen de pression pour imposer un prestataire étranger contre la volonté apparente du chef de l'État, il ne gère plus, il défie », commente Philémon Kuate, un expert en intelligence stratégique. Or c’est connu de tous, c’est le chef de l’Etat qui est garant de la vie et de la sécurité d’une Nation. Pourquoi prendrait-on donc le risque de garder une structure qui participe à « conserver un système de rente établi depuis des décennies, alimentant des réseaux d'influence qui pourraient s'avérer cruciaux dans la course à la succession » ?

Comment expliquer qu’au Cameroun, on dit une chose et on fait le contraire ? Où se rangerait alors le projet de souveraineté, visant à réapproprier les données douanières et les revenus du scanning dont tout le monde en parle pourtant, qu’il s’agisse de TransAtlantic D SA, une société de droit camerounais ou d’une autre structure qui allait travailler dans le même sens ? Si les questions de sécurité étaient réelles, que vaudrait le respect des conventions internationales et la protection des investissements étrangers pour justifier le maintien d’une structure qui ne ferait qu’à sa guise ? 

Il ne faudrait pas que ce calme qui semble être revenu, ne soit qu’apparent. Sentencieux, l'analyste économique Philémon Kuate est clair : il s’agit d’un « sabotage de l'avenir », parlant du maintien de la SGS dans les opérations de scanning au Port autonome de Douala.

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