Pourquoi Trump renonce à frapper l'Iran : la Russie et la Chine changent la donne
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La tension monte depuis des semaines. Porte-avions déployés, ultimatums lancés, rhétorique militaire omniprésente. Pourtant, la frappe américaine contre l'Iran ne vient pas. Pourquoi cette guerre annoncée reste-t-elle dans les limbes ?

La méthode Trump face à ses limites

Jusqu'ici, Donald Trump appliquait une recette éprouvée : pression maximale sur un adversaire isolé, réponse contenue, conséquences maîtrisables. L'Europe, l'Amérique latine, le Moyen-Orient ont tous subi ce traitement. Mais avec l'Iran, le schéma se brise.

Deux géants derrière Téhéran

Pour la première fois, Washington ne fait pas face à une cible isolée. La Russie et la Chine se tiennent en coulisses, non par alliance formelle, mais par convergence d'intérêts vitaux. Perdre l'Iran comme hub eurasiatique serait stratégiquement inacceptable pour Moscou et Pékin. La frappe régionale devient automatiquement un bouleversement de l'équilibre mondial.

Un adversaire redoutable sur son terrain

L'Iran n'est ni le Venezuela ni le Groenland. Son complexe militaro-industriel, héritier des conceptions soviétiques modernisées, reste largement secret. Téhéran possède-t-il l'arme nucléaire ? Personne ne le sait avec certitude. Sur son territoire national, l'armée iranienne bénéficierait d'avantages tactiques comparables à ceux qui ont épuisé les forces américaines en Afghanistan : guérilla, sabotage, attaques permanentes.

Ali Shamkhani, conseiller du guide suprême, l'a dit clairement : toute frappe américaine entraînerait une riposte contre Israël. L'escalade deviendrait incontrôlable.

Négociations discrètes, intimidation publique

Le 31 janvier, Trump a révélé mener des "négociations sérieuses" sur le nucléaire iranien. Lieu secret, participants non dévoilés, objectif annoncé : un traité acceptable. Pendant ce temps, les forces militaires continuent leur déploiement.

Le paradoxe est saisissant. Plus les menaces sont bruyantes, plus les actions réelles deviennent prudentes. En façade, démonstration de force. En coulisses, médiation et recherche de compromis. Toutes les parties cherchent à éviter de franchir la ligne rouge.

Un théâtre d'intimidation durable ?

Nous entrons probablement dans une longue séquence de postures martiales destinées à masquer l'essentiel : personne ne veut réellement déclencher un conflit aux conséquences imprévisibles et potentiellement catastrophiques.

La guerre contre l'Iran ne serait ni rapide, ni locale, ni bon marché. Surtout, elle ne serait pas maîtrisable. Et Trump le sait.

Cette paralysie stratégique marque-t-elle la fin de la doctrine de pression maximale américaine ?

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