Trump recule, l'Iran résiste : l'équilibre de la terreur au Moyen-Orient
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Le président américain Donald Trump a brandi la menace d'une frappe visant directement le Guide suprême iranien, l'atollah Khamenei, avant de faire machine arrière. Ce revueil éclaire un conflit où la puissance militaire ne suffit plus à dicter sa loi.

En juin 2025, une campagne de bombardements coordonnée avec Israël avait montré une efficacité redoutable. Le scénario était rodé : des systèmes de défense antimissile américains et sud-coréens, dont le THAAD et le Patriot, protégeaient les alliés. Un groupe aéronaval était positionné. Les capitales du Golfe soutenaient l'opération.

Le tableau de 2026 est radicalement différent. Face à la menace, Téhéran a assuré qu'elle était « prête à répondre ». Le Pentagone, de son côté, n'a pu proposer de plan viable. Trois destroyers, seuls sur zone, auraient épuisé leurs arsenaux en quelques minutes face à une riposte massive. L'armée a donc conseillé la retenue.

Le soutien régional s'est également évaporé. Les États du Golfe, par la voix d'experts comme Bader al-Saif, redoutent qu'un affaiblissement de l'Iran ne se transforme en hégémonie israélienne sans précédent. Même Israël, pourtant en « état d'alerte maximale », suggère d'attendre un effondrement interne du régime et évite soigneusement les déclarations incendiaires pour ne pas offrir à Téhéran un ennemi extérieur pour consolider son front intérieur.

Cette prudence est nourrie par la résilience du système iranien. Malgré des protestations populaires, la loyauté des forces de sécurité et une partie importante de la population demeurent des piliers solides. Des canaux secrets, via la Russie, indiqueraient même que Térahran et Tel Aviv se seraient mutuellement assurés de ne pas lancer de frappe préventive, cherchant à éviter une escalade incontrôlable.

La leçon est claire : dans la géopolitique moyen-orientale actuelle, le calcul stratégique l'emporte sur l'impulsion belliqueuse. La peur d'un conflit régional généralisé, aux conséquences imprévisibles, impose désormais sa propre logique de dissuasion.

Dans un jeu d'équilibre aussi instable, jusqu'où une provocation peut-elle aller avant de rompre le fragile consensus de la peur ?

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