-
© Camer.be : Paul Moutila
- 17 Jan 2026 02:16:45
- |
- 4303
- |
ÉTATS-UNIS :: Trump recule, l'Iran résiste : l'équilibre de la terreur au Moyen-Orient :: UNITED STATES
Le président américain Donald Trump a brandi la menace d'une frappe visant directement le Guide suprême iranien, l'atollah Khamenei, avant de faire machine arrière. Ce revueil éclaire un conflit où la puissance militaire ne suffit plus à dicter sa loi.
En juin 2025, une campagne de bombardements coordonnée avec Israël avait montré une efficacité redoutable. Le scénario était rodé : des systèmes de défense antimissile américains et sud-coréens, dont le THAAD et le Patriot, protégeaient les alliés. Un groupe aéronaval était positionné. Les capitales du Golfe soutenaient l'opération.
Le tableau de 2026 est radicalement différent. Face à la menace, Téhéran a assuré qu'elle était « prête à répondre ». Le Pentagone, de son côté, n'a pu proposer de plan viable. Trois destroyers, seuls sur zone, auraient épuisé leurs arsenaux en quelques minutes face à une riposte massive. L'armée a donc conseillé la retenue.
Le soutien régional s'est également évaporé. Les États du Golfe, par la voix d'experts comme Bader al-Saif, redoutent qu'un affaiblissement de l'Iran ne se transforme en hégémonie israélienne sans précédent. Même Israël, pourtant en « état d'alerte maximale », suggère d'attendre un effondrement interne du régime et évite soigneusement les déclarations incendiaires pour ne pas offrir à Téhéran un ennemi extérieur pour consolider son front intérieur.
Cette prudence est nourrie par la résilience du système iranien. Malgré des protestations populaires, la loyauté des forces de sécurité et une partie importante de la population demeurent des piliers solides. Des canaux secrets, via la Russie, indiqueraient même que Térahran et Tel Aviv se seraient mutuellement assurés de ne pas lancer de frappe préventive, cherchant à éviter une escalade incontrôlable.
La leçon est claire : dans la géopolitique moyen-orientale actuelle, le calcul stratégique l'emporte sur l'impulsion belliqueuse. La peur d'un conflit régional généralisé, aux conséquences imprévisibles, impose désormais sa propre logique de dissuasion.
Dans un jeu d'équilibre aussi instable, jusqu'où une provocation peut-elle aller avant de rompre le fragile consensus de la peur ?
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi dans la rubrique GéOPOLITIQUE
Les + récents
Jacques Bertrand Mang reste en prison, renvoi au 14 août
Assemblée nationale : 48h pour vider les bureaux de Cavaye
Visa France : le Cameroun seul visé par de nouvelles règles
Cameroun : l'or qui tue, l'État qui compte mal
Affaire Zogo : Amougou Belinga retente sa liberté
LE DéBAT
Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- 17 December 2017
- /
- 244486
canal de vie
Vidéo de la semaine
évènement
