CAMEROUN :: Lydienne Nkaleu : « Les autorités doivent trouver les solutions aux problèmes de l’agriculture » :: CAMEROON
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  • Camer.be : Entretien avec Joseph OLINGA N.
  • mardi 16 juillet 2019 01:07:00
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CAMEROUN :: Lydienne Nkaleu : « Les autorités doivent trouver les solutions aux problèmes de l’agriculture » :: CAMEROON

La présidente du Comité d’Assistance à la Femme Nécessiteuse (CAFENEC) donne des précisions.  L’organisation émet le vœu que les femmes deviennent de véritables entrepreneures dans le secteur de l’agriculture.

 Pourquoi former les femmes agricultrices alors que l’on parle d’agriculture de seconde génération?

Le Cafenec a décidé de former les  femmes agricultrices et les petites exploitantes parce que nous avons constaté lors de nos descentes sur le terrain que les femmes agricultrices travaillaient beaucoup, mais ne bénéficiaient pas des fruits de leur travail. Nous avons décidé de les former en entreprenariat, au leadership et à la transformation des produits afin qu’elles puissent ajouter de la valeur à leur travail et bénéficier des fruits de leur labeur.

Vous martelez la notion de plaidoyer. Quel lien avec les femmes agricultrices?

Nous avons d’abord effectué un travail qui était basé un recensement des besoins et des difficultés des femmes rurales sur le terrain. C’est après la restitution de cette enquête que nous avons ressorti tout ce dont les femmes ont besoin. Et aujourd’hui, nous faisons ce plaidoyer pour aller vers les autorités concernées afin de les leurs poser pour qu’elles puissent trouver les solutions aux problèmes soulevés.

Après la maîtrise des techniques de conservation et de transformation, il reste l’accès aux différents marchés…

La stratégie du Cafenec a été de former ces femmes et les outiller, les montrer comment elles peuvent faire pour mettre leurs produits sur le marché. Parce que pour qu’un produit soit sur le marché, il faut qu’il respecte certaines normes. Or elles ne sont là que pour la production. Après la production, elles ne savent plus quoi faire. C’est pour cela que nous les avons formés à transformer les produits, à les conserver et à ouvrir le marché : d’abord au niveau local parce qu’il faut qu’elles couvrent le marché dans la localité ; ensuite étendre au département, à la région et ainsi de suite ; pourquoi pas à l’international.

16juil.
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