CAMEROUN :: DJ Petit Piment : Un Belge dans le bikutsi :: CAMEROON
CAMEROUN :: DJ Petit Piment : Un Belge dans le bikutsi :: CAMEROON
 
CAMEROUN :: MUSIQUE CAMEROUN :: DJ Petit Piment : Un Belge dans le bikutsi :: CAMEROON
  • Cameroon Tribune : Virginie ONANA
  • mardi 04 juin 2019 00:00:00
  • 23736

CAMEROUN :: DJ Petit Piment : Un Belge dans le bikutsi :: CAMEROON

De nombreux mélomanes et amateurs du bikutsi n’en reviennent pas. En voyant DJ Petit Piment ouvrir la porte de ce rythme bantu, ils croient rêver. Pourtant, cet artiste belge est aujourd’hui une figure montante de ce genre musical. Né à Tourné, petite localité de Belgique en 1969, DJ Petit Piment est passionné de musique urbaine à la base. « Je fais de la musique urbaine depuis l’âge de 23 ans. Quand j’étais à l’université, j’ai vu une exposition de sculpture à la grande place civile. Alors, en prenant part à cette exposition, j’ai compris que mon destin ne se trouvait pas dans l’ingénierie civile que j’avais déjà étudiée pendant deux années », se souvient-il.

Dès lors, l’artiste se lie à plusieurs groupes de musique et de danse aussi bien en Europe qu’en Afrique. Deux ans avant son arrivée au Cameroun, l’artiste transite par la Côte d’Ivoire où il côtoie les grandes vedettes du coupé décalé. Camer.be. Ce contact va lui permettre de composer quelques titres dans ce rythme. Ce qui lui vaut d’ailleurs le prix de meilleur artiste étranger de Côte d’Ivoire en 2017, un prix décerné par les Awards du coupé décalé. Peu de temps après, il va flirter avec le bikutsi. « Un jour, Bebi Philip m’a fait écouter la musique des Têtes brulées avec la guitare de Zanzibar. C’est ainsi que j’ai flâché sur ce rythme et je lui ai dit : ça me plaît bien et je voudrais m’y lancer », explique-t-il. Bebi Philip le branche alors avec la promotrice de la diaspora camerounaise Lolita Labaron.

« Et me voilà au Cameroun. Là, je fais la connaissance de On the mix arrangemento. Lolita et lui me mettent alors à l’école du bikutsi », relate-t-il. Les deux mentors se sont chargés de lui apprendre des mots en ewondo, langue par excellence du bikutsi pour étoffer ses textes. « Mon tout premier essai au Cameroun, c’était « Ma go camer », simplement parce que j’ai aimé la morphologie, et tout de la femme camerounaise », poursuit-il. Son deuxième single « Le goût de ça » sort peu de temps après. « Tu négliges, on protège » est le troisième opus de l’artiste sorti il y a environ trois semaines. Il fait tabac actuellement. « Il marche bien parce que le public adore ma musique », se réjouit DJ Petit Piment.

Célibataire et père d’un enfant, ce Belge a des ambitions dans le bikutsi. Un autre titre «Nnam wasamba», est en chantier. Le 18 mai dernier, Dj petit piment était sur scène à Paris .

04juin
Lire aussi dans la rubrique MUSIQUE

canal de vie

Vidéo