-
© monafrique.com : Philippe Duval
- 08 May 2015 00:29:31
- |
- 3968
- |
CENTRAFRIQUE :: Militaires violeurs, le triomphe de l’impunité :: CENTRAL AFRICAN
Les récentes accusations de viols d'enfants centrafricains par des militaires français sont loin d'être les premières du genre sur des terrains de conflit. En général, ces affaires finissent dans les tiroirs la justice.
En matière de violences sexuelles sur les théâtres de guerre, l'ONU a beau se draper dans un manteau d'indignation, elle ne convainc personne. L'accusation de viols d'enfants centrafricains portée contre quatorze militaires français n'est qu'un chapitre supplémentaire à ajouter à la longue litanie des abus sexuels commis depuis des années par des casques bleus.
"Soldats de la paix"
Pour la seule année 2014, 79 cas ont été recensés, des militaires mais aussi des civils en goguette, sur trois théâtres d'opération, la RDC, Haïti, le Soudan du Sud. En 2013, 96 cas, sans autre précision de l’ONU. En remontant le temps, les affaires de violences sexuelles sont encore plus nombreuses. Et, il ne s'agit que de la partie émergée de l'iceberg. En général, elles se terminent par des rapports enfouis dans les tiroirs. D'une manière générale, les "enquêteurs" de l'ONU se bornent à recueillir des témoignages, parfois rapportés, sans les accompagner des preuves que nécessitent l'exercice de la justice. De plus, beaucoup de gouvernements protègent la réputation de leurs "soldats de la paix". Les contingents africains (les Nigérians en particulier), sont régulièrement accusés d'exactions diverses et variées sur les théâtres de guerre où ils sont envoyés. Sans qu'aucune action judiciaire ne soit jamais engagée.
Qui peut aussi imaginer que des militaires pakistanais, accusés de viols de jeunes africaines, soient jugés par la justice de leur pays, puisque c'est à elle que revient le dernier mot? Dans le cas des soldats français, l'ONU dit enquêter depuis neuf mois et reconnaît n'avoir identifié, sur la base des témoignages de dix enfants ou adolescents, qu'une toute petite partie des présumés violeurs. L'enquête est d'autant plus compliquée que les faits se sont déroulés sur une période de six mois où trois contingents différents ont pu se succéder, la relève des troupes françaises ayant lieu tout les quatre mois. Dans ces affaires d'abus sexuels, ce n'est donc pas la tolérance zéro qui prévaut, comme le clame l'ONU, mais l'impunité quasi totale.
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi dans la rubrique SOCIETE
Les + récents
Maire de Biwong-Bane écroué à Kondengui : détournement et violences au menu
Une recrue du NOPD arrêtée par l'ICE : faille systémique ou chaos administratif ?
Gestion des actifs résiduels de l'ex-ONPC:Cyrus NGO'O mord la poussière face au Cabinet Conseil Atou
Crise à Camtel : l'opérateur public camerounais dominé par Orange et MTN ?
La famille Ekane implore Paul Biya pour rendre la dépouille d’Anicet
SOCIETE :: les + lus
Cameroun : l’Onu exige la tête du général Tumenta
- 26 November 2015
- /
- 25278
Un chef rebelle centrafricain proclame un Etat autonome
- 16 December 2015
- /
- 16358
Accusé de viol, un ministre se voit dépouiller de son immunité
- 16 February 2015
- /
- 15999
LE DéBAT
Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- 17 December 2017
- /
- 225577
Vidéo de la semaine
évènement
