George Weah dénonce le lien entre mandats illimités et coups d'État en Afrique
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George Weah dénonce le lien entre mandats illimités et coups d'État en Afrique :: AFRICA

L’ancienne star du football, désormais chef d’État, a lancé un avertissement qui résonne comme un coup de semonce. Devant ses pairs de la CEDEAO, George Weah a établi un lien direct et courageux entre la manipulation des Constitutions et la recrudescence des coups d’État en Afrique de l’Ouest. Pour le président libérien, dont le pays a été ravagé par la guerre civile, l'alternance démocratique n'est pas une option mais une condition de survie.

Une analyse qui frappe juste

"Coïncidence ou causalité ?" Cette question rhétorique de Weah résume son propos. Il observe qu'à chaque limite de mandat contournée par un dirigeant pour s'éterniser au pouvoir, la légitimité des institutions s'effrite. Cet affaiblissement de l'État de droit crée un terreau fertile où la prise de force par l'armée peut être perçue, à tort, comme une solution. Son diagnostic est sans appel : en ne s'attaquant pas à la racine du problème - le refus de quitter le pouvoir - les organisations régionales ne font que traiter les symptômes.

Un contexte d'urgence régionale

Cette sortie intervient dans un climat d'extrême tension. La sous-région ouest-africaine a connu plusieurs putschs successifs, du Mali à la Guinée en passant par le Burkina Faso. Chaque coup a plongé son pays dans l'incertitude et a fragilisé un peu plus l'intégration régionale. L'appel de Weah sonne comme un rappel aux fondamentaux : la démocratie ne se résume pas à une élection ; elle exige le respect des règles du jeu, dont la limitation du pouvoir.

La crédibilité d'un témoin averti

La force de cette prise de parole réside dans l'expérience unique de son auteur. George Weah préside un pays qui a payé un lourd tribut à l'instabilité politique et aux conflits. Son passé de personnalité internationale lui confère une audience particulière. Quand il affirme que contourner les Constitutions est une "bombe politique", il parle avec l'autorité de celui qui a vu les conséquences désastreuses de l'absence d'État de droit. Son plaidoyer va au-delà de la diplomatie habituelle : c'est un message adressé aux peuples autant qu'aux dirigeants.

Alors que les tentations de tripatouillage constitutionnel persistent sur le continent, la question demeure : les dirigeants africains entendront-ils cet avertissement avant que d'autres pays ne sombrent dans le cycle infernal de l'instabilité ?

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