GUINEE EQUATORIALE: LUTTE CONTRE LA CRIMINALITE OU REPRESSION DE L'OPPOSITION?
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Selon des sources progouvernementales, les autorités de la Guinée équatoriale ont lancé à la mi-mai une opération visant à poursuivre les groupes criminels qui terrorisent la population par des attaques et des pillages depuis le début de l'année.


Selon la chaîne TVGE (chaîne publique entièrement contrôlée par le gouvernement), 816 policiers et gendarmes sont stationnés «en permanence dans des lieux où des gangs opèrent». Plus de 300 délinquants et criminels ont été perquisitionnés, dont 119 détenus.


Un couvre-feu a également été instauré de 22h00 à 6h00 pour les jeunes « en vue de protéger les citoyens et leurs biens et de rétablir la paix et la sécurité», selon le décret du Ministère de la sécurité.


Ceci est justifié par «l'augmentation des infractions et de la criminalité commises par les jeunes de moins de 25 ans (...) qui attaquent les passants la nuit avec des machettes et parfois même font irruption dans des maisons pour tuer leurs résidents », ajoute le décret.


En général, assurer la sécurité est bien évidemment louable, mais dans le contexte de la Guinée Equatoriale, même de telles nouvelles positives rendent les analystes méfiants. Pourquoi ? Parce qu’un gouvernement aussi autoritaire et corrompu que celui de la Guinée équatoriale pourrait se servir de cette bonne initiative comme d’un camouflage pour lancer une nouvelle purge contre l'opposition et les citoyens mécontents du régime.


Selon un rapport d’Amnesty International, le harcèlement et l'intimidation des défenseurs des droits de l'homme et des activistes ne cessent pas en Guinée équatoriale. Par exemple, le 26 mai 2021, lors d'une réunion avec des membres de l'oppositionà Malabo, le président Obiang a accusé Tutu Alicante, directeur exécutif du Ministère de la justice et membre de la commission équatorienne de juristes, d'avoir reçu des fonds des compagnies pétrolières américaines pour déstabiliser le pays.

 
Dans un rapport de 2021,Reporters sans frontières ont classé la Guinée équatoriale au 164e rang parmi les 180 pays dans le Classement mondial de la liberté de la presse, constatant une censure stricte des médias et des journalistes.


En outre,en Guinée équatoriale des personnes sont constamment détenues illégalement dans des conditions inhumaines. En même temps, pratiquement personne dans le pays n'a accès ni à une défense digne devant un tribunal ni à l'espoir d'un examen impartial de son dossier.


Tout cela inquiète les ONG internationales, ce qui nous amène àcroire que les informations diffusées par la chaîne progouvernementale (la seule chaîne du pays) ne sont pas tout à fait vraies. Et tandis que le gouvernement fanfaronne de l'augmentation du niveau de sécurité, des innocents sont emprisonnés en raison de leurs opinions politiques et de leur mécontentement compréhensible vis-à-vis du régime totalitaire Obiang

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