Crise au PCRN : Le maire d'Éséka Sylvain Moïse Tjock suspendu par Cabral Libii
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CAMEROUN :: Crise au PCRN : Le maire d'Éséka Sylvain Moïse Tjock suspendu par Cabral Libii :: CAMEROON

Le Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale traverse une zone de fortes turbulences. Une décision officielle rendue publique ce mercredi 21 janvier 2026 vient de frapper un haut cadre de la formation. La direction nationale du PCRN, sous l'impulsion de son leader Cabral Libii, a prononcé l'exclusion temporaire pour une durée de six mois de Sylvain Moïse Tjock. Cette sanction administrative prive l'édile de ses fonctions partisanes et fragilise considérablement son autorité locale dans la région du Centre.

Un scandale financier au cœur de la mairie d’Éséka

Le communiqué officiel invoque des manquements graves aux statuts mais les coulisses révèlent une réalité plus précise. Le maire d'Éséka se retrouve au centre d'un scandale portant sur la perception illégale présumée d'une somme de deux millions de FCFA auprès de militantes et élues locales du parti. Cette affaire de gros sous entache gravement la promesse de probité et de changement portée par la formation politique. Pour les détracteurs internes de l'édile, cette suspension est l'aboutissement logique d'une gestion devenue indéfendable.

Le prix de la dissidence politique

La rupture ne se limite pas aux soupçons de malversations car elle est aussi idéologique. Ces derniers mois, le maire suspendu s'était illustré par des prises de position en décalage total avec la ligne officielle. En prônant publiquement la formation d'un gouvernement d'union nationale après le scrutin présidentiel d'octobre 2025, il s'est opposé frontalement à la posture d'opposition radicale défendue par la hiérarchie. Cet écart politique majeur a fini de convaincre le directoire de l'impératif d'une mise à l'écart pour restaurer la discipline de groupe.

Une institution municipale en plein naufrage

Cette décision radicale intervient dans un climat de déliquescence municipale déjà avancé. Dès septembre 2025, la gestion de la commune avait vacillé après la démission en bloc de huit conseillers municipaux issus des rangs du parti. Ces élus dénonçaient alors une opacité administrative et un abus de pouvoir systématique de la part de leur chef d'exécutif. La suspension de Sylvain Moïse Tjock apparaît donc comme le point d'orgue d'une crise politique qui menace l'unité du mouvement à l'échelle territoriale.

L'avenir incertain de la gouvernance locale

Le sort d’Éséka s'écrit désormais en pointillés. Privé de son socle politique pour le prochain semestre, le maire doit désormais naviguer à vue face à une contestation ragaillardie. Cette affaire expose au grand jour les difficultés croissantes de la formation de Cabral Libii à maintenir la cohésion de ses troupes après les échéances électorales nationales. La question de la survie politique de l'édile est désormais posée alors que son influence s'étiole.

Comment cette mise à l'écart temporaire redéfinira-t-elle les rapports de force au sein de l'opposition camerounaise à l'approche des prochaines échéances locales ?

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