JOSEPH LE: 7500 AGENTS DE L'ETAT SERONT REVOQUES, ET 75% SONT ENSEIGNANTS
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En visite de travail à l'Ecole normale supérieure ( Ens) de l'Université de Yaoundé I ce lundi, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative ( Minfopra), Joseph Anderson LÉ, a, regretté le taux très élevé d'absentéisme et d'abandons de postes de travail par les enseignants. 
<< Dans le cadre de l'opération COPPE ( Comptage physique des personnels de l'État, Ndlr), 7500 agents de l'État seront révoqués cette année, et 75% de cet effectif est constitué d'enseignants. 8766 demandes d'explication ont été adressées, mais nous n'avons reçu que 750 réponses.  

Où sont-ils ( les enseignants, Ndlr)  ?  Ils vont être révoqués>>, a averti le Minfopra, avant d'annoncer la création des bornes biométriques pour le contrôle de la présence effective des agents publics au travail, ainsi que la maîtrise des effectifs. << Même pour ceux qui ne seront pas en poste par la protection de leurs chefs, nous avons les moyens pour vérifier qu'ils sont présents ou non >>, a prévenu le Minfopra. Et de faire remarquer que 8766 demandes d'explication ont été adressées aux enseignants, pour une maigre moisson de 750 réponses reçues. << Nous ne savons pas où sont les autres. Où sont-ils ? Nous ne les voyons nulle part. Ils vont être révoqués>>, a martelé le ministre qu'entouraient le vice-recteur de l'université de Yaoundé I,  en charge des Enseignements et de la Professionnalisation, le Pr Luc Calvin OWONO OWONO, de Pr Annie Sylvie WAKATA, directrice de l'ENS de Yaoundé, dans un amphi 300 plein à craquer. 

Les retours sur titre: un casse-tête chinois

Le Minfopra a fait remarquer que les retours sur titre ( professeurs de 1er grade, déjà fonctionnaires et salariés, mais revenus au second cycle de  l'ENS afin d'obtenir le dernier grade de professeur) jouent à passer plusieurs années à l'école, alors qu'ils sont censés passer deux seulement. Ils sont accusés par le Minfopra, de se plaire à toucher leurs salaires sans travailler. Mais non,  a rétorqué le chef de département de chimie de l'ENS de Yaoundé <<  si les retours sur titre passent trois ans à l'école au lieu de deux, cela n'est pas de leur faute. Leurs dossiers de candidature pour la mise en stage  sont lancés tardivement. Ils aboutissent en décembre/ janvier lorsque nous finissons déjà le 1er semestre. Il leur est donc très difficile de se rattraper, c'est pourquoi ils redoublent généralement la 4 ème année.

Il serait bon que le ministère des Enseignements secondaires reçoivent leurs dossiers en juin, qu'ils aient le temps pour être traités, et que ces enseignants commencent les cours à temps avec les autres .>>
Sur ce point, le ministre de la Fonction publique s'est demandé pourquoi les dates d'entrée et de sortie dans les ENS ne peuvent pas être harmonisées, pour un traitement plus diligent et efficace des dossiers.

Dossiers d'intégration des professeurs

 <<Nous n'attendons plus vos cérémonies de diplomation. Organisez-les quand vous voulez, mais envoyez-nous les listes des lauréats, une fois signées par le recteur et le ministre de l'Enseignement supérieur, pour que les procédures d'intégration à la Fonction publique soient directement engagées>>, a requis Joseph LÉ. Mais avant cela, le membre du gouvernement a indiqué que << le lauréat n'attendra plus au-delà de 90 jours avant d'avoir son numéro matricule>>. À en croire le Minfopra, l'époque où les dossiers d'intégration des professeurs des lycées et collèges passaient de longues années pour être traités, est révolue, parce que dit-il, les dossiers des lauréats seront désormais déposés dans les délégations régionales de son ministère, afin d'être traités dans un délai n'excédant pas trois mois.

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