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© Camer.be : Paul Moutila
- 22 Aug 2025 15:56:45
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CAMEROUN :: L’éligibilité de Paul Biya devant le Conseil constitutionnel relance le débat démocratique :: CAMEROON
Au Cameroun, un nouvel épisode politique attire l’attention alors que l’éligibilité du président Paul Biya est contestée devant le Conseil constitutionnel. Aux côtés du Bâtonnier Akere Muna et de l’avocate Michèle Ndoki, plusieurs arguments juridiques s’appuient sur la Constitution et le Code électoral afin d’interroger la conformité de cette candidature. Pour leurs auteurs, l’objectif n’est pas seulement de questionner un processus électoral mais bien de garantir que la présidentielle respecte la lettre et l’esprit de la loi. Cette démarche vise à protéger l’intégrité des institutions et à redonner confiance à une opinion publique de plus en plus sceptique.
La polémique s’intensifie autour de l’indépendance du Conseil constitutionnel. Ses membres étant issus du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais, nombreux sont ceux qui estiment que l’organe reste inféodé au pouvoir. Cette perception a été renforcée par des précédents marquants, notamment l’invalidation très critiquée de la candidature de Maurice Kamto, considérée comme une atteinte flagrante aux principes démocratiques. Dans ce contexte, la décision qui sera rendue sur le cas de Paul Biya dépasse le cadre d’un simple contentieux électoral : elle cristallise le rapport de force entre légalité constitutionnelle et logique politique.
Les défenseurs de la légalité rappellent que la stabilité et la crédibilité du pays dépendent de la capacité des institutions à se montrer impartiales. Si la démocratie camerounaise veut se renforcer, il est essentiel que le Conseil constitutionnel se détache des influences partisanes et assume pleinement son rôle d’arbitre. Dans un État de droit, la légitimité du pouvoir ne peut reposer uniquement sur l’histoire politique d’un dirigeant mais sur le respect strict des règles établies. Le débat sur l’éligibilité de Paul Biya devient ainsi un symbole de l’avenir démocratique du pays, où la transparence et l’équité doivent primer sur la longévité politique.
À travers cette contestation, c’est une question fondamentale qui se pose : le Cameroun est-il prêt à entrer dans une ère où les lois priment sur les arrangements politiques ? Les partisans de la vérité électorale estiment que seule une décision courageuse et fondée sur le droit permettrait de restaurer la confiance des citoyens dans le processus électoral. Le moment est décisif pour déterminer si l’avenir démocratique du pays sera bâti sur l’État de droit ou sur la continuité d’un système verrouillé.
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