CAMEROUN :: LES DESSOUS DU PREMIER CONTRAT AVEC LE COQ SPORTIF EN 1981 :: CAMEROON
CAMEROUN :: LES DESSOUS DU PREMIER CONTRAT AVEC LE COQ SPORTIF EN 1981 :: CAMEROON
 
CAMEROUN :: SPORT CAMEROUN :: LES DESSOUS DU PREMIER CONTRAT AVEC LE COQ SPORTIF EN 1981 :: CAMEROON
  • Facebook : Daniel EYA
  • vendredi 26 avril 2019 03:21:00
  • 7218

CAMEROUN :: LES DESSOUS DU PREMIER CONTRAT AVEC LE COQ SPORTIF EN 1981 :: CAMEROON

En 1981, après le match aller Cameroun-Maroc à Kenitra, tout le monde était unanime que les Lions allaient se qualifier pour le mondial Espagnol. En ce moment aussi, la coopération Germano-Camerounaise était à son paroxysme avec beaucoup de projets chez nous. C'est là que Puma se propose de nous équiper pour une durée de 5 ans, soit la même durée de tous projets allemands avec Yaoundé. Ils venaient de signer un contrat avec Roger MILLA qu'ils allaient utiliser comme "Ambassadeur" auprès de la FECAFOOT. Le dossier de Puma avait en fait transité par le service des volontaires Allemands de Yaoundé. A cette période, il y’avait aussi des propositions de Adidas, Duarig et Diadora.

C'est là qu'arrive Yannick NOAH qui était au top de sa carrière, chou-chou en France et sous contrat avec le Coq Sportif pour introduire ces derniers à Yaoundé. Puma avait pris les devants parce qu’il nous avait déjà habillé gratuitement lors du match retour contre le Maroc à Yaoundé. Il avait apporté du matériel complet et d'ailleurs ce matériel était arrivé dans le même avion que Roger MILLA. Aussi, pendant un bon bout de temps, Puma se sentait serein et ils ont commencé à préparer les Lions pour le mondial. Le stage de l'Allemagne avait été sécurisé par Puma, ainsi que certains matchs amicaux. Mais tout juste avant la CAN en Libye, Coq Sportif allait contre-attaquer en s'appuyant sur le genre de proposition qu'avait fait Duarig c'est-à-dire sponsoriser les Lions en payant aussi certaines factures.

Voilà comment Coq sportif vient avec le projet de trouver un entraîneur au Cameroun et payer 50% de son salaire : les pistes de Coco SUAUDEAU, Guy ROUX et Jean VINCENT sont ouvertes. Mais à Yaoundé, les Allemands sont confiants car ils se disent qu'ils décrocheront ce contrat en associant leur proposition aux différents projets en exécution, notamment la construction de la TV nationale, l'encadrement sportif qui nous avait fait bénéficier des services des Karl-Heinz WEIGANG et autres. Contre toute attente, le Cameroun allait retenir Coq Sportif. Mais on leur demanda de s'essayer en habillement et matériels en Libye. Puis, un contrat de 5 ans est signé, émargé par André NGONGANG OUANDJI, Ministre des Sports et Gottlieb TITTI, Président de la FECAFOOT. La déception des Allemands était totale.

En fin 1983, à l'arrivée de MBOMBO NJOYA comme ministre des Sports, les relations avec Coq Sportif allaient se détériorer parce que le président de la FECAFOOT, NTAMARK YANA Peter commençait à se plaindre du laxisme et de non sérieux par rapports à leurs responsabilités. Ils ne nous donnaient plus les jets de maillots supplémentaires, les chaussures, les survêtements et autres gadgets et assistance. Et la suite avait été de porter plainte a Coq Sportif. Voilà ce qui explique ces intermèdes avec Power à Abidjan, un équipementier que NGONGANG OUANDJI a présenté aux Lions et les maillots que Claude Leroy avait offerts aux Lions (Coupe Afro-Asiatique). Il faut remarquer qu’en Coupe Afro-Asiatique, on joue avec les maillots et shorts Adidas du cadeau de Leroy mais les bas sont de Coq Sportif. Aussi, tous les maillots de la période trouble avec coq Sportif pendant son contrat ne portent pas les effigies des Lions et de la FECAFOOT que ce soit la CAN 84 ou la coupe Afro Asiatique etc...

En 1984 le Cameroun gagna son procès en France contre coq Sportif qui avait été sommé de payer une amende aux Lions et de terminer le contrat. Coq Sportif négocia notre stage de préparation pour les JO en France mais refusa d'habiller nos Olympiques. On joua en Adidas. Mais après, Coq Sportif est revenu terminer son contrat en 1987 tout juste 1 an après la Can 86 en Egypte. C'est Issa HAYATOU et Joseph FOFE qui ont commencé, après la fin du contrat de Coq Sportif, le système du "Pay-as-we-go" pour les équipements des Lions, c'est à dire qu'on achète les équipements quand c'est nécessaire. Il était alors à cette période interdit aux joueurs de faire le rituel d'échange de maillots.

26avril
Lire aussi dans la rubrique SPORT

canal de vie

Vidéo