Camer.be
CAMEROUN :: INTERVENTIONS : Les victoires de l’armée en 2018 :: CAMEROON
CAMEROUN :: SOCIETE
  • Repères : Herman III EWANE
  • mardi 22 janvier 2019 10:29:00
  • 1574

CAMEROUN :: INTERVENTIONS : Les victoires de l’armée en 2018 :: CAMEROON

Les sécessionnistes ont subi de sérieuses pertes dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Les rebelles centrafricains ont été neutralisés à l’Est et la secte terroriste Boko Haram, à l’Extrême-Nord, a mordu la poussière.

La situation est sous contrôle dans les Régions dites « anglophones », où les partisans de la sécession sont affaiblis. A l’Extrême-Nord, Boko Haram a perdu le Nord. La secte terroriste réduite à sa plus simple expression se contente désormais de quelques attentats sporadiques. Certains hauts gradés de l’armée camerounaise envisagent la fin du conflit en 2020. La baisse de l’intensité des combats, caractérisée par une réduction du nombre d’attaques et l’important taux d’échec des attentats suicides, ainsi que les redditions de combattants depuis octobre 2017 confirment l’affaiblissement du mouvement jihadiste.

La menace reste cependant bien réelle. Entre 2017 et 2018, la secte a perpétré sur le territoire camerounais environ 80 attaques et enlèvements, et planifié 90 attentats-suicides [dont 51 ont été déjoués ou ont échoué]. Depuis janvier 2018, Boko Haram a causé la mort d’au moins 135 civils et 18 militaires. Estimations faites par l’ONG Crisis Group à partir de sources du journal L’OEil du Sahel et d’entretiens avec les autorités administratives et les forces de défense. Dans les Régions « anglophones », certains leaders de groupes armés sont entrain de déposer les armes. camer.be. Des informations qui jusqu’ici font la « une » des réseaux sociaux, en attendant confirmation par les autorités camerounaises. Des retournements de veste qui s’expliquent du fait du ratissage de terrain par les forces de défense, tels que le Bataillon d’intervention rapide (BIR) et le Groupement polyvalent d’intervention de la gendarmerie nationale (Gpign).

Qui ont relativement fait reculer les combattants séparatistes, ramener les populations vers leurs bases, malgré des attaques sporadiques que les troupes loyalistes essuient. Si personne n’a aucune idée de la période à laquelle prendra fin le conflit dans lesdites zones, il reste que le chef de l’Etat, Paul Biya vient de tendre la main à ses combattants à travers la création du Comité national de démobilisation, de désarmement et de réintégration (CDDR).

22janv.
Lire aussi dans la rubrique SOCIETE
Vidéo