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Cameroun : Un dossier sur la succession du grand-père de Yannick Noah porté disparu au tribunal :: CAMEROON
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  • Camer.be : Darren Lambo Ebelle
  • vendredi 31 août 2018 10:00:00
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Cameroun : Un dossier sur la succession du grand-père de Yannick Noah porté disparu au tribunal :: CAMEROON

Une situation qui accentue la détresse de Dame Essengue Jacqueline, 2ème veuve du patriarche Noah Bikie Simon, ainsi que ses quatre enfants déchus de l’héritage dont ils réclament toujours leur part depuis 32 ans.

Si Noah Bikie Simon le grand-père de la star franco-camerounaise Yannick Noah est mort, tombé sous les balles des putschistes du 06 Avril 1984, les procès relatifs à sa succession, eux sont toujours pendants devant les tribunaux. En effet, depuis 1986, la 2ème veuve de Noah Bikie Simon, Dame Essengue Jacqueline et ses enfants, arpentent les prétoires de Yaoundé, histoire d’obtenir leur portion dans l’héritage du patriarche. Mais, nous apprend l’hebdomadaire Kalara dans sa livraison du 27 aout 2018, la pauvre est butée au refus catégorique d’Elisabeth Mekongo (et ses six enfants), 1ère veuve de Noah Bikie Simon, et grand-mère de Yannick Noah.

Veuve Essengué Jacqueline et enfants, n’avaient pas été pris en compte dans le partage des biens du patriarche qui était un autochtone de Yaoundé. C’est ainsi que délaissés, la 2ème veuve et ses quatre enfants, ont saisi le tribunal coutumier de Yaoundé, aux fins d’ouverture du procès ressortissant à la succession supra confere. Peine perdue : Elisabeth Mekongo (la 1ère veuve) et ses six enfants, ont décliné la compétence de la juridiction, et opté pour une procédure ordinaire dont le dossier fut déposé au tribunal de grande instance (Tgi) du Mfoundi (Yaoundé), selon l’hebdomadaire juridico-judiciaire Kalara en kiosque cette semaine.

Dix ans durant, Dame Essengue et siens, durent attendre, avant de voir le verdict être rendu au Tgi du Mfoundi présidé à l’époque des faits, par Daniel Mekobe Sonè l’actuel président de la Cour suprême du Cameroun. « Le 20 décembre 1995, en effet, le Tgi du Mfoundi tranche en faveur de la 1ère épouse du patriarche disparu, en jugeant que les demandes formulées par Dame Essengué Jacqueline pour le compte de ses enfants, sont non fondées », peut-on lire dans le journal de Christophe Bobiokono. Toute chose qui signifie que la juridiction de la capitale dénie tout droit de succession à Jacqueline Essengué et à ses quatre enfants. Et pour ce faire, le juge avance que la plaignante

n’était pas mariée à Noah Bikié Simon à l’état-civil. Conclusion : les quatre enfants pour lesquels leur mère Essengué Jacqueline réclame l’héritage, sont adultérins, et n’ont donc aucun droit à la succession.

A en croire notre confère Kalara, Dame Elisabeth Mekongo la grand-mère de Yannick Noah, avait affirmé au tribunal, avoir contracté un mariage sous le régime monogamique, avec Noah Bikié Simon. Elle avait ainsi présenté un certificat de mariage religieux, ainsi qu’un autre certificat sans date, et délivré à sa demande, par Emah Basile l’ancien délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé. Et selon le journal Kalara, ce document présenté, renseigne que le mariage entre Elisabeth Mekongo et Noah Bikie Simon, avait eu lieu en 1924. D’autre part, la grand-mère de Yannick Noah va brandir un acte de mariage (régime monogamique) datant du 29 mai 1947, et se revendiquant du centre d’état-civil d’Emana (Yaoundé).

Toute vérification faite, le centre d’état civil cité, n’existait pas encore ; créé seulement le 02 juillet 1992. Trouvaille qui relance Jacqueline Essengué et ses quatre enfants. Un recours est introduit le 02 juillet 1996, pour un dossier qui va retourner à la Cour d’appel du Centre. Mais malheureusement, encore une fois, le verdict est rendu à la faveur de la 1ère veuve. Toutefois, après plusieurs procès intentés par la 2ème veuve, le Tgi du Mfoundi, en la date du 19 novembre 2008, va enfin rendre son verdict : les 10 enfants de Noah Bikie Simon, sont tous cohéritiers. La liquidation et le partage des biens de la succession est ordonnée. La décision est aussitôt attaquée par la 1ère veuve et ses quatre enfants. Ceux-ci, croit savoir le journal Kalara, y ont décelé un vice de procédure. Retour à la case départ : la 2ème veuve et ses quatre pauvres enfants sont déchus de l’héritage.

Mais, sans toutefois renoncer, Jacqueline Essengué et ses enfants, saisissent la Cour d’appel du Centre, le 08 décembre 2015. Et depuis ces événements, le dossier y relatif, est introuvable au tribunal, et ce malgré l’instruction de la nouvelle assignation par la Chambre civile de la Cour en mai 2017. Et pourtant, apprend-on de sources fiables, les juges avaient décidé de transmettre le dossier au parquet pour réquisitions. 18 mois après l’instruction de la nouvelle assignation, le dossier est mystérieusement porté disparu à la Cour d’appel du Centre.

31août
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