GABON :: COGITARE SUR VERBATIM :: GABON
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GABON :: POINT DE VUE GABON :: COGITARE SUR VERBATIM :: GABON
  • Correspondance : Hippolyte Nwal, Business Consultant,Philadelphia, USA
  • dimanche 25 septembre 2016 09:48:39
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GABON :: COGITARE SUR VERBATIM :: GABON

Deux Presidents a Libreville, au lendemain de la decision de la Cour Constitutionnelle, dont l’un dit “elu”, et l’autre, dit “proclame”: situation ubuesque, s’il en est, mais avec déjà des tueries a deplorer !

“Le genre de negreries auquel l’Afrique finit par nous habituer…”, se gaussent sans doute certains, mais la crise est la, sans que personne a ce jour ne puisse en predire, ni l’intensite, ni la duree. Difficile d’eviter de se demander pourquoi les lendemains d’elections se ressemblent-ils toujours tous, particulierement en Afrique Centrale!?...

S’il est un enseignement a tirer des a present de la crise consecutive a ce scrutin, il serait le suivant, me semble-t-il: A moins que celui-ci tire sa force d'urnes justes, transparentes, equitables et adossees a des regles CONSENSUELLES, aucune cohabitation n'est possible entre un Homme dit "fort", et des Institutions fortes. Les Institutions mises en place par un Homme dit fort, se reveleront toujours etre taillees sur mesure, pour lui permettre de prolonger idefiniment un regne, se drappant de simples dehors democratiques. Vivement que la proclamation de resultats puisse se faire un jour dans nos pays, sans necessiter une forte presence armee, et quelque soit l'issue du scrutin; tel que nous le voyons dans des pays ou la democratie a definitivement acquis droit de cite. Seule la democratie est garante d'une paix civile reelle et perenne, qui ne necessite de presence armee qu'aux frontieres pour la preservation de l'integrite territoriale, ou en cas de menace grave pour la securite interieure. Le principal challenge des pays Africains, est de gagner le combat contre le sous-developpement. Or ce que les difficultes a y parvenir 60 apres les Independances revelent a suffisance, ce sont les limites de systemes dont la marche au quotidien autant que la stabilite reposent sur un individu juge providentiel, et qui a ce titre est objet de tout un culte!

VERBATIM: DES INSTITUTIONS FORTES, ET/OU DE L'HOMME FORT.

A la question de savoir si l'Afrique a besoin d'hommes fort plutot que d'Institutions fortes, ma reponse est clairement NON. Cette reponse ne variera pas, quant a savoir si oui ou non des Institutions fortes ont besoin d'hommes forts pour fonctionner, gagner en solidite et devenir perennes! En realite, Institutions fortes et homme fort sont une antinomie fondamentale, celle-ci agravee par les exigences d'un siecle, plus demandeur en competences cognitive: PARTOUT OU LA FORCE AVANCE, C’EST LE DROIT QUI RECULE, A PROPORTION AU MOINS EGALE! Or le Gabon autant que tous les pays de la sous-Region, don’t le Cameroun, plutot que d'evoluer en suivant l'air du temps, est reste sous le paradigme quelque peu attarde et anachronique de l'homme fort. Si la presence d'un homme fort pouvait etre d'un apport benefique quelconque aux Institutions, sans doute aurions-nous au Cameroun par exempleen, une architecture Institutionnelle d'une force inegalee, au bout de 35 ans d’un Magistere ininterrompu. Le Cameroun ne vivrait pas dans l'inquietude consecutive a une transition qui tarde a se dessiner! La force des Institutions ne saurait etre liee a l'homme qui les dirige, mais davantage a leur nature consensuelle, qui elle en garantit l'autorite. Bien que les Institutions soient le fait des hommes, elle sont par la suite sensees les transcender, etre au-dessus de tous. Ce n'est donc pas l'homme-Dirigeant qui fait les Institutions ou leur force, mais plutot l'inverse, c'est-a-dire les Institutions qui font la force de cet homme. De plus, les Institutions fortes on besoin d'intelligence, et non de force pour fonctionner et jouer pleinement leur role. Certes, il peut arriver qu'un homme dit fort se trouve a la tete d'Institutions fortes. Mais dans ce cas, la force de cet homme ne proviendra jamais d'un Decret, ni de sa brutalite physique; et donc pas de la crainte qu'il pourrait inspirer: seule, une legitimite authentique fera sa force, non pas pour opprimer son peuple, mais afin qu'en compagnie ainsi qu'au nom de ce dernier, il soit en mesure de defendre pleinement les interets de ce peuple. La legitimite authentique sous-entend un scrutin libre, juste, transparent; aux regles connues et fixees d'avance, de maniere CONSENSUELLE.

Mais le CONSENSUS doit se chercher et se trouver suffisamment en amont, tant en ce qui concerne les regles applicable, que la facon de gerer le contentieux inevitable. Le Nigeria vient de nous donner une illustration grandeur nature, en matiere d’organisation et d’anticipation. Ainsi, tout ce qui pourrait etre concu hors ce cadre releverait du bricolage dangereux, qui ne nous menerait guere plus loin que nous ne sommes aujourd'hui, au cas peu probable, ou nous reussirions a eloigner de nous la relegation. Autant le savoir, autant se le dire des a present. Mais déjà, par ces temps difficiles qui s’ouvrent, la France en critiquant severement la decision rendue par la Cour Constitutionnelle, se positionne dans le jeu, comme le meilleur protecteur de la volonte du peuple, donc de la democratie. Pour lui avoir permis de realiser combien les mentalities des masses ont evolue, l’experience du Burkina n’y est sans doute pas etrangere. Or la democratie veritable, seule permettrait a nos pays une independence veritable. Si l’on admet que le deficit de legitimite de nos dirigeants est un des principaux moyens de perpetuation du systeme Neo-colonial, une telle independence serait-elle rellement compatible avec l’interet de la France?

25sept.
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