Cameroun: Au sens plein du terme: Échappons à nos prisons mentales! :: CAMEROON

Cameroun: Au sens plein du terme: Échappons à nos prisons mentales! :: CAMEROON

Cameroun: Au sens plein du terme: Échappons à nos prisons mentales! :: CAMEROON
Cameroun: Au sens plein du terme: Échappons à nos prisons mentales! :: CAMEROON
Il va sans dire que l'état des choses au Cameroun dénote la réalité que l'indépendance du pays ne signifie pas nécessairement l'indépendance de son peuple, notamment parce que l'indépendance dont nous jouissons jusqu'à présent nous cause plus de mal que de bien.

En pratique, cela signifie les difficultés à développer des capacités individuelles d'individuation, d'autodétermination, et d'autonomie. Cela a certainement à voir avec le type d'infrastructures institutionnelles et politiques dont le pays a hérité des maîtres coloniaux, et le type de sujets politiques qu'elles ont produits: Des sujets politique qui prétendent être apolitiques. Ils disent ne pas se préoccuper de ce qui se passe à Yaoundé. Ils ne voient pas non plus que si vous refusez d'emblée de vous engager politiquement, vous perdez, de facto, votre liberté. La démocratie n'est pas un accident. Vous devez la protéger de ceux qui voudraient enlever vos libertés pour augmenter leur propre pouvoir.

Justement, que se passe-t-il lorsque la lutte contre l'oppression n'est pas terminée (au moins dans les têtes), parce que le changement crucial dans les structures de l'oppression n'a pas encore eu lieu, après sept (07) décennies d'indépendance? Ceci, en partie, à cause de la relation pathologique et passionnelle en cours entre le colonisé et l'ancien colonisateur. Le sentiment lancinant d'auto-rejet qui continue de prévaloir, plutôt que d'analyser avec un œil ouvert et de courage l'héritage du colonialisme dans le pays. Ce manque d’engagement crucial pour notre héritage colonial a généré une longue liste d'insécurités et la construction à la chaîne des prisons mentales au Cameroun. En effet, l'idée de prison politique ne sert pas le public au Cameroun. Cela fait partie d'une chaîne continue de violence sociale et elle n'offre de justice à personne. Je comprends que beaucoup de gens croient comme vous que les contrevenants désignés doivent être pendus, mais le coût social de cette attitude et de cette pratique est énorme, et comme je l'ai dit, cela ne sert personne.

Ainsi, être en prison n'a pas simplement une dimension physique. En fait, de nombreux militants des droits de l'homme, comme le Mahatma Gandhi, Nelson Mandela, Martin Luther King, Malcolm X, pour ne citer que ceux-là...ont pu montrer que certaines personnes en prison pourraient être plus libres que celles qui errent dehors sans but, sans idéaux. Ces héros nous ont aidés à faire la différence entre la prison carcérale et la prison mentale interne. Ainsi, dans un régime qui bafoue constamment la liberté personnelle, il y a la nécessité de l'introspection, de l’auto-réflexion, et de la découverte de soi. Par conséquent, l'esprit non entraîné est une prison qui nous emprisonne dans un labyrinthe de pensées, de croyances, et de concepts. Comme l'a dit Gandhi, "Un homme n'est qu'un produit de ses pensées. Ce qu'il pense, il le devient."

Lorsque nous permettons à la propagande de nous contrôler, cela crée une prison mentale qui définit tous les aspects de notre existence. Aussi, comme on dit précisément, en prison, il y a ceux qui regardent les barreaux et ceux qui regardent le toit, comme le Proverbe chinois, quand le sage pointe la lune, l'imbécile examine ses doigts.

Au Cameroun, cela signifie trouver des moyens de sortir de la cage mentale dans laquelle le régime de Biya nous a emprisonnés.

Et cela commence par rappeler que nous ne pouvons pas simplement abandonner la politique (aux autres), parce que nous ne voulons pas la mettre au-dessus du bien commun et la solidarité. Car, nous ne devons jamais renoncer à ces valeurs et même être prêts à mourir pour elles comme le Dr Martin Luther King a déclaré: «Si un homme n’est pas prêt à mourir pour ses idées, il n'est pas apte à vivre." En effet, il y a quelque chose dans cet univers qui justifie l’adage suivant lequel: « Vous récolterez ce que vous semez. Notre univers est respectueux de ces lois. C'est un univers moral qui dépend de fondements moraux. Si nous voulons faire de ce monde un monde meilleur, nous devons revenir en arrière et redécouvrir cette précieuse valeur que nous avons laissée derrière nous. En effet, il n’y a que la vérité, et la vérité seule, qui nous rendra libres parce que la mémoire est ce bien si précieux que nous ne devons pas gaspiller.

© Correspondance : Olivier J. Tchouaffe, PhD, Porte-parole Du CL2P

REAGISSEZ A CET ARTICLE AVEC FACEBOOK

Chers intervenants,

Depuis quelques temps, les débats sont devenus houleux dans les réactions sur votre site Internet Camer.be. Si votre site se veut un lieu de débats, cet espace n’est pas, et ne sera jamais, la tribune des injures à caractères tribales,racistes, antisémites et même des injures personnelles entre certains lecteurs qui se connaissent aussi bien de façon épistolaire que physique.

Nous traquerons désormais des réactions comportant des injures et, à chaque réaction malveillante, nous n'hésiterons pas à bannir définitivement et sans recours les auteurs tout en les excluant sans réserve de notre base de données.

@
@
urgent 3eme Journée : Coton 4-4 Apejes, voici les résultats
urgent 3eme Journe : Coton 4-4 Apejes, voici les rsultats
Facebook
réclame
HUGUES RICHEPIN PRÉSIDENT DU CRITÉRIUM AFRICAIN DE BELGIQUE
évènement
Cameroun: Au sens plein du terme: Échappons à nos prisons mentales! :: CAMEROON
actuellement sur le site