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© Camer.be : Par Guy Modeste Dzudie
- 15 Dec 2025 08:24:21
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CAMEROUN :: Conseil régional de l’Ouest: Les élus du Mpc et de l’Udc ne veulent pas être des figurants :: CAMEROON
En plus d’être maire de la commune de Banka, Joseph Clovis Nguéssieuk, président national du Mpc, a pu bousculer le Rdpc dans le département du Haut-Nkam, alors que sa formation politique, nouvellement créée, n’y avait aucun conseiller municipal. En compagnie de son colistier, Clovis Noël Ngasseu, il officiera désormais comme membre du conseil régional de l’Ouest. Et il ambitionne de mieux se positionner désormais comme un « ingénieur en décentralisation et gouvernance locale»….
Maire de la commune de Banka et conseiller régional de la région de l’Ouest pour le compte du Mouvement populaire pour le changement (Mpc), Joseph Clovis Nguéssieuk n'entend pas jouer le rôle de figurant au sein de cette instance.
Son colistier et camarade de parti, Clovis Ngasseu s’inscrit dans la même. Ces deux élus du Haut-Nkam envisagent de faire entendre leurs voix au sein de cette instance de la décentralisation et de la gouvernance locale.
En effet, le 03 décembre dernier, la Cour d’appel de l’Ouest a validé les résultats du scrutin, proclamés par Hortense Ondoua, présidente de la Commission régionale de supervision. Ce qui fait que cette région compte 90 conseillers régionaux dont 70 délégués des départements et 20 représentants du commandement traditionnel.
Suite à ce verdict, le Mpc, formation politique nouvellement créée par Joseph Clovis Nguéssieuk et dépourvue de conseillers municipaux, a bousculé le parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) et l’Union des mouvements socialistes (Ums). Dans cette circonscription électorale, les 10 sièges de délégués sont partagés entre ces trois formations politiques.
Le maire de la commune de Banka compte mettre sa jeunesse et son expérience en matière de développement local au service du conseil régional de la région de l’Ouest « Pour nous, la jeunesse est un catalyseur du développement local car elle apporte une énergie, une créativité et des perspectives nouvelles qui favorisent l'innovation, l'entrepreneuriat, la participation citoyenne et la protection de l'environnement. Pour que la jeunesse puisse jouer pleinement ce rôle, il est essentiel de lui fournir des outils, une formation et des opportunités d'insertion socio-économique, ainsi que de l'impliquer dans les processus de prise de décision. La jeunesse est un catalyseur du développement local car elle apporte une énergie, une créativité et des perspectives nouvelles qui favorisent l'innovation, l'entrepreneuriat, la participation citoyenne et la protection de l'environnement. Pour que la jeunesse puisse jouer pleinement ce rôle, il est essentiel de lui fournir des outils, une formation et des opportunités d'insertion socio-économique, ainsi que de l'impliquer dans les processus de prise de décision », explique Joseph Clovis Nguéssieuk.
La dynamique de rupture…et de révolution
Il est autant gonflé de confiance que son bilan à la tête de la commune de Banka plaide en sa faveur.« Nous avons l’expérience d’avoir efficacement fait prévaloir nos marques au sein du conseil municipal de la commune de Banka. Le bilan élogieux de notre mandature plaide en notre faveur », soutient et brandit le fait que, dans la commune de Bankad plusieurs routes ont été ouvertes sous sa mandature. Il entend finir avec la boucle routière de Banka d’ici peu. Conseiller régional du Haut-Nkam sous les couleurs du Mpc, il envisage d’étendre cette expérience à toutes les communes de ce département. A titre d’exemple, le patron de la commune de Banka a mené avec succès les travaux du tronçon routier Eta-Bakoye-Carrefour Baloum-Badoumven-Kaveu-. Se définissant comme opposant « légaliste et républicain », il croit qu’il est possible de décrocher, en qualité de dirigeant du conseil régional de l’Ouest, des financements du pouvoir central à Yaoundé ou des partenaires pour désenclaver ce département en peu de temps et permettre son décollage économique. Car pour lui, où « la route passe, le développement suit… »
Faut-il signaler que sur les 70 sièges du Conseil régional de l’Ouest, le Rdpc s’affirme majoritaire, suivi de l’Udc, qui consolide sa position d’opposition après la première mandature (2020-2025). Les 20 autres sièges sont occupés par les représentants du commandement traditionnel. Ce qui fait que le Fo’o Njitack Ngompé de Bafoussam, le Fo’o Pokam Nji Moluh Seidou de Bangangté et bien d’autres reviennent au conseil régional. Vont-ils continuer à soutenir la majorité du Rdpc pour le maintien de Jules Hilaire Focka Focka à la tête du conseil régional de l’Ouest et contrer l’opposition ?
Patricia Ndam Njoya, présidente nationale de l’Union démocratique du Cameroun (Udc) et porte-parole des élus de cette formation politique ne partage pas cette logique d’assimilation du commandant traditionnel au Rdpc. Tout comme Joseph Clovis Nguéssieuk.
La président de l’Udc ne rempile pas pour ce nouveau mandat, malgré son attachement à la promotion de la décentralisation à travers la démocratie participative et la transparence dans la gestion des ressources propres ou allouées aux collectivités territoriales décentralisées. Mais elle reste le point d’orientation de la démarche des nouveaux élus de l’Udc au sein de cette instance.
Au cours d’un point de presse donné dans la salle Saint François où se tiennent depuis cinq ans les travaux du conseil régional de l’Ouest, en présence du Dr Jules Hilaire Focka, la dirigeante de l’Udc dénonce le climat malsain orchestré au sein de cette instance par certains conseillers régionaux issus du collège des chefs traditionnels du département du Noun.
Elle exprime son indignation face à l’attitude de conflictualité et de rivalité manifestée par ces autorités traditionnelles de ce département. Elle invite les uns et les autres, pour l’avenir, à se mouvoir dans une logique de « complémentarité » pour l’intérêt des populations et non pour l’affirmation des egos partisans. Elle a tancé Jules Hilaire Focka Focka qui, parfois, au cours du mandat qui s’achève ne s’est pas mis au-dessus de la mêlée en sa qualité de président élu du Conseil régional de l’Ouest, pour faire prévaloir sa casquette de militant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) et se retrouver dans certains milieux peu recommandables dans le département du Noun. Une manière pour elle de dénoncer la « proximité » entre le Dr Jules Hilaire Focka Focka et le défunt sultan Roi des Bamoun, Ibrahim Mbombo Njoya.
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