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© Camer.be : Paul Moutila
- 06 Nov 2025 13:30:48
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Prestation de Serment de Paul Biya : Le Scrutin Présidentiel au Cameroun en Question :: CAMEROON
La journée marque une étape cruciale et controversée dans l'histoire politique du Cameroun avec la prestation de serment du Président Paul Biya, réaffirmant sa victoire contestée à l'élection présidentielle du 12 octobre 2025. Cet événement, censé sceller le mandat présidentiel, intervient dans un climat de profonde méfiance où les accusations de fraude massive et d'irrégularités criantes dominent le débat public et alimentent les tensions. Le sentiment largement répandu, exacerbé par la diffusion de preuves vidéo, est celui d'une élection "truquée" dont le résultat était "manifestement évident pour tout le monde", comme le confirment de nombreux observateurs de la société civile.
Le processus électoral a été mis en cause bien avant la proclamation des résultats par le Conseil Constitutionnel, mais l'acte de prestation de serment aujourd'hui est perçu par l'opposition comme le point culminant d'une mascarade. La mise en lumière de vidéos documentant des agents électoraux en train de bourrer des urnes en faveur du RDPC (Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais) constitue la preuve la plus flagrante des entorses au processus démocratique. Malgré la clarté de ces images, aucune enquête significative n'a été menée. Ni ELECAM, l'organisme en charge de l'organisation des élections, ni le Ministre de l'Administration Territoriale, Paul Atanga Nji, souvent désigné comme le "donneur de leçons" en matière de régularité du vote, n'ont réagi ou ordonné des arrestations.
Cette inertie des autorités camerounaises face aux preuves vidéo est révélatrice d'une justice politique à deux vitesses. L'opposition et les analystes s'accordent à dire que si de telles irrégularités avaient été commises en faveur des challengers, le pouvoir aurait immédiatement déclenché des poursuites et des arrestations ciblées, alimentant ainsi le récit d'un État qui utilise son appareil judiciaire pour consolider son pouvoir, une tendance alarmante pour la démocratie africaine. C'est dans ce contexte de suspicions de fraude orchestrée que l'on comprend les mécanismes de cette "réélection".
La crise post-électorale qui en résulte est non seulement politique, mais aussi institutionnelle, ébranlant la confiance des citoyens dans les mécanismes de comptage et de certification des votes. Des figures comme Issa Tchiroma Bakary, qui conteste fermement les résultats, appellent à la désobéissance civile et à des manifestations comme les "villes mortes". Ces mouvements sont un baromètre de l'ampleur du mécontentement populaire.
L'absence de transparence et de reddition de comptes de la part d'ELECAM et du gouvernement ne fait qu'approfondir le fossé entre le pouvoir et le peuple. Pour que le Cameroun retrouve la stabilité, la lumière doit être faite sur ces allégations de fraude électorale, et le dialogue doit être privilégié sur la répression.
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