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© Camer.be : Paul Moutila
- 23 Aug 2025 12:02:01
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CAMEROUN :: Pourquoi maintenir des policiers devant les sièges du MANIDEM et du MRC exclus du scrutin ? :: CAMEROON
Au Cameroun, la scène politique s’anime à quelques semaines de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025. La décision d’écarter le MRC et le MANIDEM de la compétition a suscité de vives réactions, mais une question interpelle particulièrement l’opinion : pourquoi les forces de l’ordre continuent-elles de surveiller en permanence les sièges de ces formations politiques, pourtant recalées de la course électorale ?
Cette présence policière, jugée disproportionnée par certains, alimente le débat sur la place accordée à l’opposition dans le paysage démocratique camerounais. D’un côté, les autorités invoquent la nécessité de maintenir la sécurité et de prévenir tout débordement dans un contexte électoral sensible. De l’autre, les partisans de ces partis dénoncent une stratégie de pression politique visant à décourager leurs militants et à réduire leur visibilité médiatique.
Au-delà de la stricte logique sécuritaire, ce dispositif pose la question du respect des libertés publiques. Le fait de maintenir une surveillance accrue sur des partis exclus du scrutin est perçu comme une manière de les marginaliser davantage. Cette situation risque de renforcer le sentiment d’injustice parmi leurs sympathisants, tout en projetant à l’international l’image d’un processus électoral verrouillé.
Le Cameroun, à la croisée des chemins, doit encore convaincre de sa capacité à garantir un climat de démocratie pluraliste. Dans un environnement où la confiance entre gouvernants et gouvernés est fragile, chaque geste compte. La gestion de cette campagne présidentielle sera observée à la loupe par les citoyens, mais aussi par la communauté internationale, attentive à la transparence et à l’inclusivité du processus.
L’avenir politique du pays dépendra en grande partie de la manière dont les autorités sauront concilier impératifs de stabilité et ouverture démocratique. Maintenir un dialogue franc avec les forces politiques recalées et rassurer sur le rôle strictement républicain des forces de l’ordre pourraient contribuer à apaiser les tensions et à consolider une culture de compétition électorale équitable.
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