Ce que la diaspora camerounaise attend de Samuel Eto’o…
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De Paris à Bruxelles, les Camerounais exilés saluent l’élection du goleador à la tête de la Fédération camerounaise de football(Fécafoot). 

« C’est une excellente nouvelle. Samuel Eto’o, nouveau président de la Fédération camerounaise de football(Fécafoot), c’est tout simplement incroyable ». Alain, propriétaire du Café Km5, en plein cœur de Bruxelles, la capitale européenne, a fêté comme il se doit l’élection d’Eto’o, à la tête de l’instance faîtière camerounaise du ballon rond. Samedi 11 décembre, il a offert une double tournée générale à tous les clients présents dans ce lieu privilégié de détente de la communauté camerounai- se. Tard, dans la nuit, l’ambiance était encore à la fête. « Je suis arrivé à Bruxelles en 2003, en provenance de Douala, et en 2006, j’ai ouvert mon premier café. Les gens venaient regarder les matchs de Samuel Eto’o, ce qui m’a permis de faire fructifier mon commerce. Mon deuxième café que j’ai ouvert en 2015, a continué a drainé mes premiers clients, jusqu’à ce jour. Je dis un grand merci à Samuel Eto’o pour le coup de pouce qu’il m’a donné involontairement », affirme-t-il. 

« Une victoire qui dérange ? » Samedi, 11 décembre 2021, celui que l’on surnomme affectueusement « Super 9 », dans le milieu du ballon rond, l’ancien buteur des Lions indomptables, du Fc Barcelone ou encore de l’Inter Milan, est devenu président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), en l’emportant sur le président sortant, Seidou Mbombo Njoya, qui assurait l’intérim à la tête de cette institution du sport roi, depuis son élection contestée, en 2018, par nombre d’acteurs de football du triangle national et annulée à la mi-janvier par le Tribunal arbitral du sport.

Pour le scrutin du 11 décembre, Samuel Eto’o a réuni 43 des 74 voix des membres de la fédération, contre 31 pour le président sortant. 

Hilaire Sopie, promoteur de la société de production audiovisuelle SopieProd, en région parisienne, n’en revient toujours pas « J’avoue que personnellement je n’y croyais pas. J’ai eu les coulisses de cette élection, et tout laissait penser 48 heures avant le scrutin, que Seidou Mbombo Njoya, qui avait les délégués du Grand nord avec lui, allait être reconduit. On se demande encore comment les choses ont pu changer dans le mauvais sens en ce qui le concerne. Je suis très heureux que Samuel Eto’o ait été élu. En comparant avec Didier Drogba, qui briguait la tête de la Fédération ivoirienne de football, très sûr de lui, pensant que tout état dans la poche, on a vu un Samuel Eto’o mouiller le maillot. Simplement, ce qui m’interroge, c’est que ni la Caf ni la Fifa n’a réagi pour l’instant, on est dimanche midi. Ce qui laissera penser qu’il y a un malaise dans cette élection. La question est de savoir pourquoi la victoire de Eto’o dans ce scrutin à la Fécafoot dérange», raconte-t-il.

« La fin d’un système » Pour Alain Fabien, analyste et consultant sportif, l’élection du goleador des Lions Indomptables, personnalité charismatique dans le monde du football, à l’échelle de la planète, augure une ère nouvelle avec une gestion transparente du football camerounais. « C’est tout un système qui est par terre avec l’arrivée de Samuel Eto’o à la tête de la Fécafoot. Le problème de cette instance, c’est le systémique en place depuis plusieurs décennies et qu’il faut réformer. Jusqu’à la dernière minute, Seidou Mbombo Njoya pouvait encore l’emporter. Le combat a été terriblement rude. Mais, quand Dieu décidé de quelque chose, c’est lui seul qui a le dernier mot », confie-t-il, avant d’ajouter : « La victoire de Samuel Eto’o, est le fruit d’une campagne rondement menée, sur fond de rassemblement et d’apaisement du football camerounais. La chose la plus difficile c’était de faire table rase d’un système, de mettre fin à un fonctionnement qui a montré ses limites. Un nouveau projet va être mis en place avec de méthodes nouvelles d’administrer la Fécafoot, en toute transparence »

Les défis ne manquent pas, qui attendent Samuel Eto’o. A 40 ans, c’est à lui de montrer qu’il mérité la confiance que ses électeurs ont portée sur lui et l’enthou-siasme de tout un peuple qui, dès la prochaine Coupa d’Afrique des Nations que le Cameroun abritera du 09 janvier au 06 février 2022, veut déjà percevoir les effets concrets de l’élection du 11 décembre. Car le cordonnier n’est certes pas toujours le mieux chaussé, mais on reconnaît l’artisan à ses œuvres. 

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