Félix Tshisekedi au chevet des victimes du volcan à Goma
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Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, s'est rendu lundi auprès des déplacés de Goma (Est) qui lui ont demandé de l'aide après avoir fui l'éruption du volcan Nyiragongo le 22 mai.

"Je suis venu vous consoler et me rendre compte de votre vécu", a lancé le chef de l'Etat devant des centaines de déplacés qui vivent dans l'école primaire Kahembe au nord de la ville.

Le président a fait savoir qu'il avait demandé au génie militaire de construire des maisons et des écoles.

"Nous menons une vie difficile. J'espère que grâce à lui, nous allons retrouver nos logements comme il l'a promis", a déclaré Sekanobo Nyandwi, mère de neuf enfants.

"Nous avons remercié le président de nous avoir rendu visite après cette catastrophe qui nous a touchés. Nous, les femmes de Nyiragongo, nous avons été meurtries par ce drame et nous l’avons dit au président, car encore aujourd’hui, nous souffrons beaucoup", dit une sinistrée de Nyiragongo au micro de notre correspondant Africanews, Gaël Mpoyo.

"Le président s’est lui-même imprégné de la situation. Il s’est rendu compte que nous avions de sérieux problèmes liés à l'eau et à la sécurité. Il a vu que toutes nos cultures ont été détruites par l’éruption volcanique, que nos maisons ont été décimées et nous lui avons demandé d’en construire de nouvelles", réagit un autre.

Le "retour progressif" des déplacés a été autorisés à partir du 8 juin.

Selon le président de la société civile en territoire de Nyiragongo, près de Goma, les déplacés n'ont pas suffisamment à manger et manquent d'eau. "Il y a aussi une carence de médicaments", a ajouté Mambo Kawaya, "nous appelons les autorités à intervenir rapidement".

Le président a inauguré pendant sa visite un hôpital sanitaire mobile militaire, d'une capacité de 20 lits.

Des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées, surtout à partir du 27 mai, par crainte d'une éruption limnique du lac Kivu, qui survient quand les eaux profondes de lacs très riches en gaz remontent soudainement à la surface et libère des quantités gigantesques de CO2 dans l'air, et qui aurait mis en danger la vie des populations.

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