Eglise catholique : Un enfant de choeur décède après un malaise
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Madeleine Toko s’est écroulée pendant la célébration du dimanche des rameaux à la paroisse St Charles Lwanga de Douala dimanche 28 mars 2021.

Madeleine Toko n’a pas pu rejoindre ses camarades de la 2nde F8 du lycée technique de Ndogbong à Douala lundi 29 mars 2021 pour entamer le stage, tel que le prévoit le programme de l’école. La jeune fille âgée de 16 ans et enfant de choeur à la paroisse St Charles Lwanga de Bépanda a été arrachée à la vie la veille dimanche 28 mars, alors qu’elle était en plein service pendant la célébration du dimanche des rameaux et de la passion. 

Selon l’Abbé Etienne Gilson Chamabe qui officiait la messe de 17h30, la célébration eucharistique a bien commencé ce jour-là. Vers la fin de la messe, la servante d’autel a eu un malaise. « Elle a manifesté un certain déséquilibre en se rendant vers la sacristie. Elle a perdu connaissance. Elle a été soutenue par des jeunes paroissiens. Transportée à la sacristie, on a essayé de la secourir, avant de la transporter dans un centre de santé proche », raconte le prêtre de l’église catholique. Les infirmiers ont administré quelques soins avant de référer le cas à l’hôpital de district de Deido. Madeleine Toko est morte en chemin. 

Son corps a été déposé à la morgue de cette formation sanitaire. René Toko Ngalani, le grand-père de Madeleine, était présent au culte. Lorsque sa fille s’écroule, l’homme âgé de 82 ans, n’a pas eu le temps de se munir de sa canne. Il s’est déplacé vers sa fille à toute vitesse, en prenant appui sur les épaules des fidèles. «Elle ne parlait pas. Elle a juste soufflé et a penché la tête. C’est comme si Madeleine ne m’a pas reconnu. Elle ne m’a pas dit au revoir. C’est comme une gifle que le Seigneur m’a administré le dimanche de la passion. Ma fierté est partie», se lamente René Toko Ngalani, éprouvé. C’est avec beaucoup de peine qu’il reçoit lundi 29 mars la visite des camarades de classe de sa fille, dans son domicile au quartier Bépanda Yon-yon. Ils sont une trentaine venus aux nouvelles. Ils ont appris la mort de leur amie il y a tout juste quelques heures. 

Des projets envolés

René Toko Ngalami a disposé sur la table au salon, différentes photos de sa petite bien-aimée. On la revoit dans ces images de sa toute petite enfance, souriante. «Votre camarade vous a fait un faux bon. Mon étoile est partie. Elle est couchée à la morgue depuis hier soir. Madeleine nous laisse sans être malade. Elle n'a jamais été hospitalisée. Elle était forte. C'était un joyau dans cette maison», indique le papa, la voix tremblante. Il indique aux camarades de classe de sa fille qu’il y a quelques jours encore, Madeleine Toko lui dressait son plan de vie pour les cinq prochaines années. Avec les bonnes moyennes obtenues aux deux premiers trimestres, elle se voyait déjà en Première l’année prochaine pour  décrocher son Probatoire.

Puis, le Baccalauréat l’année suivante. « Elle m’a dit ‘’papa j’aurais mon Probatoire et mon Baccalauréat. Il faut ensuite trois ans pour la licence c’est ça ?’’», rapporte le papa. C’est pour lui aujourd’hui un rêve brisé, un espoir consumé. Pour les élèves de 2nde F8, Madeleine Toko était une fille aimable.

A la paroisse St Charles Lwanga, l’Abbé Etienne Gilson Chamabe la présente comme une servante très engagée, serviable, disponible et dévouée. Baptisée étant bébé, elle devait recevoir sa première communion et son sacrement de confirmation au mois de juin prochain, fait savoir l’abbé. Un autre évènement majeur auquel Madeleine ne pourra pas assister devait avoir lieu dans trois semaines. L’élève en médecine devait alors célébrer son 16ème anniversaire le 18 avril 2021. 

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