Diaspora Camerounaise, Covid-19: Alain Siekapen, Manu Dibango, Germain Baro et les autres…1 an déjà
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FRANCE :: Diaspora Camerounaise, Covid-19: Alain Siekapen, Manu Dibango, Germain Baro et les autres…1 an déjà

Alain Siekapen, président des karatékas, Manu Dibango,l’artiste, Germain Baro, photographe à l’Ambassade à Paris, et bien d’autres, décédés en mars 2020, honorés par la Maison des Camerounais de France Centre Franco-Camerounais (Mcf-Cfc).

Nous n’aurons pas assez de larmes pour les pleurer. Nous ne trouverons jamais les mots justes pour continuer à les honorer pour leur contribution au rayonnement de leur pays d’origine, le Cameroun, et le véhicule de l’image de la terre d’accueil, la France, qui leur a permis de donner la pleine mesure de leur talent au service du sport, de la culture ou d’une institution.

La Maison des Camerounais de France Centre Franco-Camerounais(Mcf-Cfc) leur rend hommage tout ce mois de mars pour la première année de leur passage dans l’éternité. Comment ne pas se souvenir de leurs visages, leurs sourires, leur joie de vivre, mais aussi leur sens élevé de ce que représente l’autre, une sorte de déification de l’humanité dont ils étaient la fierté ? Ils étaient, chacun à sa manière, un acteur de la vie quotidienne, au sens plein du terme, c’est-à-dire un artiste qui prête son physique ou sa voix à un personnage fictif dans une pièce de théâtre, celui de la vie.

Maudit mois de mars

Alain Siekapen, sportif de très haut niveau, est mort le samedi 21 mars 2020, à l’hôpital De la fontaine de Saint Denis(93) en région parisienne. Testé positif au virus de la Covid-19, il a été interné dans cette unité sanitaire. Il n’en sortira plus vivant.

Sa famille a été immédiatement informée de son décès, sa femme appelée pour identifier le corps. Une fois l’annonce de son décès officialisée, l’onde de choc dépasse largement le cercle familial. Les messages d’hommage pleuvent jusqu’à inonder le milieu des expatriés du triangle national dans l’hexagone. « L’ancien international karatéka Camerounais, Alain Siekapen, premier président du collectif des karatéka Camerounais de la diaspora, nous a prématurément quitté depuis ce matin frappé par le Covid 19,qui ne lui a laissé aucune chance après plusieurs jours de batailles entre volonté et soin »,indiquait sur sa page Facebook, Rodrigue Ngué, l’actuel président des karatékas Camerounais.

72 heures après, C’est le déracinement d’un autre baobab qui est annoncé via les réseaux sociaux, confirmant une rumeur qui courait à Paris et sa banlieue depuis quelques jours. « C’est avec une profonde tristesse que nous vous annonçons la disparition de Manu Dibango, notre Papy Groove, survenue le 24 mars 2020 à l’âge de 86 ans, des suites du Covid-19 ». Pouvait-on lire ce tristement célèbre matin du 24 mars 2020, sur les comptes officiels Facebook et Twitter du père de Soul Makossa. 

Les larmes du monde entier n’ont pas eu le temps de sécher en la mémoire du saxophoniste apôtre du vivre ensemble et d’un monde en paix, qu’un autre fils du Cameroun, qui avait fait la chasse aux images un art à part entière, abandonnait définitivement la bandoulière et le déclencheur de son appareil photo, lui qui exerçait à l’Ambassade du Cameroun à Paris. Germain Baro, puisqu’il s’agit de lui, s’en est allé dimanche, 29 mars 2020.

Germain, je l’ai vu pour la dernière fois, début février, lors d’un recueillement organisé par un de nos compatriotes qui venait de perdre son père au pays. Il était jovial, m’est apparu en pleine forme, toujours aussi blagueur. Nous avons même posé ensemble, ne sachant pas que ça allait être la dernière fois dans cette vie.A travers l’hommage rendu par la Maison des Camerounais de France Centre Franco#Camerounais (Mcf-Cfc) à ces figures de renom, c’est tous les acteurs du quotidien que la Covid-19 nous a arrachés, depuis un an, qui sont ainsi honorés.

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