CAMEROUN :: Réseaux sociaux : Le chantage à la sex-tape  :: CAMEROON
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  • Cameroon Tribune : Alliance NYOBIA
  • mercredi 18 janvier 2017 09:54:01
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Se faisant passer pour de jeunes Occidentales, des malfrats poussent quelques naïfs à des vidéos compromettantes.

«O n  peut  se voir sexy ? ». Justin P., communi- cateur  basé  à  Douala,  est pour le moins surpris. Moins de 10 minutes après avoir accepté la demande d’amitié d’une certaine « Joeline Gorvin » sur Facebook Messenger, cette dernière, belle fille aux cheveux clairs et au nez droit, lui propose des friponneries par vidéo interposée. Elle a à peine eu le temps de se  présenter comme  française vivant à Lille. Son offensive se précise : « Fais-moi plaisir, bébé. Montre-moi ta poitrine. »

Le correspondant a du mal à réaliser, et reconnaîtra plus tard avoir été séduit, voire flatté par cette « opportunité ». Après tout, une Blanche, jeune  et  belle,  basée  en France, semblait avoir flashé sur lui. Précision : la correspondante prétend avoir un souci de micro. La vidéo est donc muette et c’est par écrit que l’échange se poursuit. Au fil de la conversation, qui est de plus en plus crue de la part de la « française », Justin flaire le coup fourré.

Après la  poitrine, elle demande avec insistance à voir une zone plus sensible. Tout en  refusant elle-même de montrer quoi que  ce  soit.  Par  ailleurs, l’image  vidéo  lui  semble étrange : à intervalles réguliers, la fille fait le geste de se toucher les cheveux avant de rajuster son bustier… Finalement, « Joeline » n’obtient pas la sex-tape désirée et finit la conversation par des propos agacés : « Tu sais quoi ? Je n’aime pas trop parler. Si tu ne veux pas me faire plaisir… ».

Joint par CT, un spécialiste des Tic relève aussitôt qu’il s’agit d’un piège. « Ce sont des malfrats. Le but est d’obtenir une vidéo compromettante et de faire ensuite chanter la victime. Ils menacent de montrer sa nudité sur les pages de ses contacts.  » 

En  d’autres termes, le nigaud qui s’est exhibé en vidéo sera contraint de payer pour que ce spectacle ne soit pas livré sur la place publique  via  Internet.  A Douala, des victimes de cette pratique ont été enregistrées :  cette fonctionnaire dont le foyer battait de l’aile et qui pensait pouvoir rebondir sentimentalement grâce à un « Blanc » sur Internet ; cet employé de société parapublique piégé dans son strip-tease…

Détails techniques révélés par notre  source  :  «  Il  y  a  des bandes vidéo pré enregistrées d’une part, et des tas de réponses pré faites d’autre part. » D’où l’impression que la victime a d’entretenir un véritable échange avec sa « correspondante  ». 

Mais,  indique notre spécialiste des Tic, « si vous donnez une instruction trop compliquée, ils trouveront une astuce pour vous faire attendre ». Pour éviter les problèmes, il vaut mieux ne pas céder à certaines avances d’inconnu(e)s… Même  si on  se croit physiquement irrésistible .

18janv.
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