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Cameroun,Commune de Bassamba : le compte administratif de 2013 adopté avec faute. :: CAMEROON
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  • copy; Camer.be : Alain NDANGA
  • jeudi 01 janvier 2015 16:02:20
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Cameroun,Commune de Bassamba : le compte administratif de 2013 adopté avec faute. :: CAMEROON

Après le renvoi du conseil communal qui indiquait l’adoption du compte administratif et de gestion pour cause d’absence du receveur, les conseillers se sont encore retrouvés pour la même cause ce 26 décembre 2014 à la salle des délibérations.

Au terme des débats très houleux, les conseillers sont passés au vote. Le corps électoral étant constitué de scrutateurs, 17 votants dont 9 conseillers ont choisi le bulletin oui, 7 ont dit non et 01 bulletin nul enregistré. Le compte administratif qui s’élève dont à 37 512 499 FRS  a été voté. Toutefois, il faut relever que sur ce montant, l’Etat seul octroie 35 millions et seulement 2,5 millions constituent les fonds propres de la commune.

Pendant son mot de fin, le préfet du Ndé a tenu à rappeler que malgré le compte adopté, des observations sur des incongruités majeures ont été faites. Le maire Rigobert Fuya quant à lui a fait le mea-culpa en déclarant séance tenante qu’il mettra un accent désormais  sur la transparence et la bonne gouvernance.

D’une manière générale, l’exécutif et les conseillers de cette commune ont étalé au grand jour, un amateurisme sans précédent.

Carnet d’adresse
 
Constituée d’une population de 3321 habitants, on peut dire sans risque de se tromper que Bassamba serait la commune la plus pauvre du Cameroun. Jamais le bitume n’est passé par là, la commune se trouve dans un fossé terriblement enclavé. Pourtant au vue de son sol alluvionnaire, l’activité agricole y prospère. Mais les producteurs ne cesseront de stigmatiser l’inexistence leur permettant de sortir leurs produits des champs.

Ici, il règne une gabegie manifeste, et le maire qui vit hors de sa commune n’y arrive généralement que pendant les funérailles ou pendant des cérémonies impliquant son intérêt. Comment ne pas décrier la mauvaise exécution des BIP, car tout se fait sans implication des sectoriels compétents ? L’ancien receveur et le maire se sont contentés à falsifier des factures. Le préfet du Ndé est  cité dans les malversations car on voit clairement des factures avec libellé « Commune de Bazou » mais avec la signature du maire de Bassamba et la mention du nom du préfet en pied de page pourtant sans sa signature. A ce chapitre, le préfet entend saisir sa hiérarchie pour que éclairage soit fait.

On peut simplement se poser la question de savoir qui sauvera la commune de Bassamba qui au demeurant, reste sinistrée ?

© Camer.be : Alain NDANGA
01janv.
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