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© Camer.be : Léandre Ndzié
- 20 Jul 2026 09:37:58
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CAMEROUN :: Bien-être au travail: Raphaël Tchomnou Ngantchop dévoile sa pyramide de la performance durable :: CAMEROON
Présenté le 17 juillet 2026 à Douala, l’ouvrage La Pyramide du bien-être au travail propose un modèle conçu en Afrique pour aider les organisations à concilier épanouissement des collaborateurs et performance durable. La cérémonie de lancement a donné lieu à une réflexion plus large sur le management, le leadership et l’efficacité des administrations camerounaises.
L’humain peut-il réellement devenir un levier de performance dans les organisations africaines ? C’est la conviction défendue par Raphaël Tchomnou Ngantchop dans son nouvel ouvrage, La Pyramide du bien-être au travail : 8 leviers pour transformer vos équipes et bâtir une performance durable.
Le livre a été officiellement présenté vendredi 17 juillet 2026 à l’Hôtel Onomo de Bonanjo, à Douala, au cours d’une cérémonie placée sous le haut patronage du gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua. Fruit de plus de quinze années d’accompagnement d’organisations africaines, l’ouvrage ambitionne de fournir aux dirigeants un système structuré de transformation du bien-être au travail.
Auteur, coach, conférencier et dirigeant de Focus, Raphaël Tchomnou Ngantchop présente son approche comme «le premier écosystème complet de transformation du bien-être au travail conçu en Afrique, pour le monde».
Un écosystème à trois dimensions
Pour l’auteur, le bien-être professionnel ne doit pas se limiter à quelques activités ponctuelles, à des discours de motivation ou à des avantages sociaux. Il doit être intégré à la culture, aux pratiques managériales et aux mécanismes d’évaluation de l’organisation.
«La pyramide du bien-être au travail est un écosystème qui rassemble toutes les étapes et tous les paliers sur lesquels il est possible d’identifier des initiatives visant à assurer le bien-être et l’épanouissement des collaborateurs», explique Raphaël Tchomnou Ngantchop.
Son modèle repose sur trois grandes dimensions. La première regroupe plusieurs piliers allant du bien-être physique aux dimensions relationnelle, émotionnelle et spirituelle, en passant par l’équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle, la reconnaissance et la pérennité.
La deuxième dimension concerne l’ancrage organisationnel. Les initiatives doivent être intégrées à sept couches qui vont des éléments les plus abstraits, notamment l’essence et les valeurs de l’organisation, jusqu’aux données permettant de mesurer les résultats obtenus.
La troisième dimension repose sur cinq boucles d’apprentissage inspirées du modèle PDCA ( planifier, réaliser, vérifier et améliorer afin d’inscrire la démarche dans un processus continu. «On ne peut pas parler de performance sans parler d’humain», insiste l’auteur.
Réconcilier l’humain et la performance
Chargé de présenter une note de lecture, le Dr Roland Kwemain a salué une contribution importante à la réflexion managériale africaine. Selon lui, l’ouvrage remet en cause une conception longtemps dominante, qui opposait le souci des résultats à l’attention accordée aux salariés.
«Pendant longtemps, nous avons séparé l’humain de la performance, comme s’il fallait choisir entre l’exigence des résultats et l’attention portée aux collaborateurs», observe-t-il.
Pour le Dr Roland Kwemain, le bien-être n’est cependant pas une finalité isolée. Il doit contribuer à la réalisation de la mission de l’entreprise et soutenir ses performances économique, sociale et organisationnelle. «Lorsqu’il devient une fin en soi, le bien-être peut conduire à une culture de confort. Mais lorsqu’il est mis au service d’une mission ambitieuse, il devient un formidable accélérateur d’engagement, d’innovation et de performance», souligne-t-il.
Il invite ainsi les dirigeants à considérer les collaborateurs comme le principal actif de leur organisation : «Votre principal actif est invisible. Il rentre chez lui tous les soirs et revient le lendemain matin. Ce sont vos collaborateurs.»
Un appel à transformer les pratiques
Présent à la cérémonie, le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, a replacé le débat dans le contexte camerounais. Il a notamment interrogé les différences de culture et de performance entre les entreprises privées et les administrations publiques.
«Quand nous apprendrons à travailler comme dans le privé, nous aurons des performances palpables et nous atteindrons des objectifs clairement définis», a-t-il déclaré.
Le gouverneur a également attiré l’attention sur la fidélisation des talents. Selon lui, les organisations qui investissent dans la formation et l’épanouissement de leurs employés doivent aussi réfléchir aux moyens de conserver les compétences développées.
«Dans le bien-être au travail, il faut également penser à la sécurité de l’employeur. On forme les collaborateurs et on souhaite que toute l’équipe se porte bien. Mais si ceux que l’on forme deviennent immédiatement plus intéressants pour d’autres organisations, la question de la fidélisation se pose», relève Samuel Dieudonné Ivaha Diboua.
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