Espagne-Argentine : Ferran Torres offre la 2e étoile à la Roja
ESPAGNE :: SPORT

Espagne-Argentine : Ferran Torres offre la 2e étoile à la Roja :: SPAIN

Vingt tirs à deux, douze cadrés à zéro, 65 % de possession, un seul but et une deuxième étoile. L'Espagne a étouffé l'Argentine dans une finale devenue cauchemar pour Messi, avant que Ferran Torres, entré en jeu, ne délivre tout un peuple à la 106e minute.

FINALE COUPE DU MONDE 2026 : L'ESPAGNE DOMINE L'ARGENTINE ET S'OFFRE UNE DEUXIÈME ÉTOILE

L'Espagne est championne du monde. Seize ans après son premier sacre en Afrique du Sud, la Roja a conquis sa deuxième étoile en battant l'Argentine 1-0 en prolongation, dimanche au MetLife Stadium du New Jersey.

Le buteur s'appelle Ferran Torres. Entré en jeu à la 62e minute, le Barcelonais a surgi à la 106e pour crucifier Emiliano Martínez d'une frappe puissante du gauche, après un centre de Pedro Porro et une remise de Nico Williams. Un but qui vaut un titre mondial. Un but qui efface seize ans d'attente.

Mais ce score étriqué raconte une tout autre histoire. Celle d'une domination absolue 20 tirs à 2, 12 cadrés à 0, 65 % de possession. Celle d'un gardien argentin, Emiliano Martínez, qui a repoussé dix tirs espagnols, un record en finale de Coupe du monde. Celle d'un Lionel Messi fantomatique, incapable d'exister, qui quitte la scène mondiale sans un dernier éclat. Et celle d'une fin de match chaotique, où les Argentins, frustrés, ont enchaîné les provocations jusqu'à la bagarre.

Bienvenue dans la finale la plus étouffante de l'histoire du football moderne.

Une domination sans partage, un but qui n'en finit pas d'arriver

Dès le coup d'envoi, le scénario est écrit. L'Espagne impose son pressing, sa possession, son tempo. L'Argentine, elle, ne joue pas. Elle subit.

Pendant 90 minutes, les champions du monde en titre n'ont pas tenté une seule frappe cadrée ou non.  Un chiffre historique, jamais vu en finale de Coupe du monde. Les Argentins se contentent de harceler, de tirer les maillots, de briser le rythme. Une « approche cynique », résume The Guardian. Une stratégie qui frise l'absurde.

Face à ce mur, l'Espagne pilonne. Mikel Oyarzabal (39e), Baena (46e), Dani Olmo (64e), Pau Cubarsi (77e), Nico Williams (90e+3), Lamine Yamal (90e+8) tous butent sur un Emiliano Martínez déchaîné. Le gardien d'Aston Villa réalise dix arrêts en 98 minutes. Un record en finale de Coupe du monde. À lui seul, il tient l'Argentine en vie.

« Dibou Martinez a fait quelques parades miraculeuses qui lui ressemblent et puis il a fini par craquer », analyse Jérôme Alonzo, consultant pour Radio France. « Mais quand vous proposez un jeu aussi minimaliste que ça en finale de Coupe du Monde contre la meilleure équipe du monde, vous finissez souvent par perdre. »

L'expulsion d'Enzo Fernández : le tournant

Dans le temps additionnel de la seconde période (90e+3), le milieu argentin Enzo Fernández écope d'un second carton jaune pour un tacle dangereux sur Pau Cubarsi. L'Argentine est à dix.

La messe est dite. En prolongation, l'Espagne continue de pousser. Nico Williams voit un but refusé pour une faute de Mikel Merino sur Nicolás Otamendi (99e). Merino manque le cadre d'un rien (103e).

Puis, à la 106e, l'éclair.

Le geste qui change l'histoire

Pedro Porro centre depuis la droite. Au second poteau, Nico Williams, entré en jeu comme Torres, garde le ballon in extremis et le remise en retrait. Ferran Torres, lui, n'a qu'une idée en tête. Il reprend du gauche, en première intention. Le ballon fuse sous la barre. Martínez, impuissant, regarde le cuir s'installer dans ses filets.

1-0. 106e minute. L'Espagne est championne du monde.

« Je pense qu'à la fin, ce but appartient à 47 millions de personnes, pas à moi », déclarera Torres après le match. « Le destin était écrit, il était fait pour que nous gagnions ».

Messi, le roi sans couronne

Cette finale restera aussi comme celle de l'effacement de Lionel Messi. Le joueur le plus décisif de l'histoire du football, présent dans trois finales de Coupe du monde un exploit partagé avec Cafu n'a pas existé.

« Messi a manqué sa finale, il a été complètement absent des débats, du début à la fin », tranche Jérôme Alonzo. « Il n'a pas existé, il n'a pas pesé, à part sur les cinq dernières minutes comme d'habitude avec l'Argentine ».

Les images de Messi en larmes, recevant sa médaille de finaliste sous les applaudissements du stade entier, resteront gravées. Un adieu en eau de boudin pour celui qui rêvait d'un doublé historique. L'Argentine ne succède pas à l'Italie (1934-1938) et au Brésil (1958-1962), les seules nations à avoir conservé leur titre.

Après le match, la bagarre

Le spectacle ne s'arrête pas au coup de sifflet final. Les tensions accumulées explosent. Les joueurs argentins se ruent sur les Espagnols. Bousculades, poussées, poings. Leandro Paredes pousse Gavi et Eric García au sol. Lionel Scaloni, le sélectionneur argentin, doit intervenir pour calmer ses joueurs.

« Trop de fois, nous avons vu cela de la part de l'Argentine. La réaction après le coup de sifflet final est terrible », commente un observateur. Une fin amère pour une équipe qui n'a jamais vraiment joué.

Une deuxième étoile, un héritage

Avec ce titre, l'Espagne rejoint le cercle des nations à deux Coupes du monde. Elle devient aussi la première nation à détenir simultanément les titres mondiaux masculin et féminin.

Luis de la Fuente, 65 ans, devient le sélectionneur le plus âgé à remporter une Coupe du monde. Sa génération, portée par Rodri, Lamine Yamal, Nico Williams et un collectif d'une solidité défensive exceptionnelle un seul but encaissé en sept matchs a réussi là où tant d'autres ont échoué.

L'Espagne est sur le toit du monde. Et cette fois, personne ne peut contester la légitimité du sacre.


Et vous, avez-vous regardé cette finale ? Que pensez-vous de la prestation de Messi ? 

Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp 

Lire aussi dans la rubrique SPORT

Les + récents

partenaire

canal de vie

Vidéo de la semaine

évènement

Vidéo


L'actualité en vidéo