Sucre périmé à Douala : une députée camerounaise lance l'alerte, l'enquête s'impose
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Sucre périmé à Douala : une députée camerounaise lance l'alerte, l'enquête s'impose :: CAMEROON

Une députée camerounaise vient de tirer la sonnette d'alarme. Une cargaison de sucre périmé depuis 2023 serait stockée dans un entrepôt à Douala. Si l'alerte est confirmée, c'est la santé de millions de consommateurs camerounais qui est directement menacée.

Ce que la députée a révélé

Rolande Adèle Issi, députée du PCRN (Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale), a publiquement interpellé l'opinion sur la présence d'une cargaison de sucre périmé depuis 2023 dans un entrepôt situé à Douala. Elle redoute que ce stock soit écoulé à bas prix sur le marché local, au détriment des consommateurs.

L'alerte n'est pas encore confirmée par une source officielle. Les autorités douanières, le ministère du Commerce et les services sanitaires camerounais n'ont pas répondu publiquement à ce stade. Contactées, les parties potentiellement impliquées n'ont pas fourni de réponse vérifiable au moment de la publication.

Cette déclaration reste donc, pour l'heure, une alerte parlementaire en attente de vérification. Elle n'en est pas moins sérieuse : une élue nationale engage sa responsabilité en la formulant publiquement.

Pourquoi cette alerte mérite attention

Le Cameroun connaît depuis plusieurs années des tensions récurrentes sur la sécurité alimentaire. Les circuits de distribution informels, la faiblesse des contrôles sanitaires aux entrepôts privés et la pression économique sur les ménages créent un terrain favorable à l'écoulement de produits non conformes.

Le sucre périmé présente des risques sanitaires documentés : dégradation des propriétés chimiques, contamination bactérienne en cas de mauvaises conditions de stockage, risques accrus pour les populations vulnérables. Vendre un tel produit relèverait d'une infraction pénale au regard du droit camerounais sur la protection du consommateur.

La dénonciation d'une parlementaire de l'opposition confère à cette affaire une dimension politique supplémentaire. Elle met en cause implicitement la capacité des institutions à surveiller les stocks alimentaires en circulation sur le territoire national.

Un risque systémique

Le stockage prolongé de denrées alimentaires dans des entrepôts privés à Douala échappe souvent aux contrôles réguliers. L'entrepôt de Douala cité dans l'alerte n'a pas été identifié publiquement. Sans inspection officielle, il est impossible de confirmer l'état réel de la marchandise, son volume ou sa destination commerciale prévue.

Le circuit typique de l'écoulement frauduleux de denrées périmées au Cameroun suit un schéma connu : reconditionnement discret, vente via des réseaux de distribution secondaires, ciblage des marchés populaires où les consommateurs disposent de peu de moyens de vérification. La protection des consommateurs camerounais face à ce type de pratique repose entièrement sur la réactivité des autorités compétentes.

C'est précisément ce que l'alerte de la députée Rolande Adèle Issi met en question.

L'alerte est lancée, qui va répondre ?

Une députée a fait son travail : alerter, interpeller, mettre en lumière un risque potentiel. La balle est désormais dans le camp des institutions. Les autorités sanitaires, douanières et judiciaires camerounaises vont-elles ouvrir une enquête formelle sur cet entrepôt de Douala ? Ou cette alerte rejoindra-t-elle la longue liste des dénonciations sans suite ?

Les consommateurs, eux, ont déjà leur réponse à apporter : la vigilance. Vérifier les dates, signaler les anomalies, exiger la traçabilité. En attendant que l'État assume pleinement sa responsabilité.

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