Cameroun : 2,5 tonnes de drogue détruites à Douala, une opération record
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Cameroun : 2,5 tonnes de drogue détruites à Douala, une opération record :: CAMEROON

Les autorités camerounaises ont procédé le 24 février 2026 à la destruction de 2,5 tonnes de stupéfiants. L'opération s'est déroulée dans un centre HYSACAM de Douala, sous haute surveillance. La cargaison, interceptée quatre jours plus tôt à l'aéroport international, avait été soigneusement analysée en laboratoire avant d'être réduite en cendres.

Ce chiffre impressionnant se décompose en deux masses distinctes : 1 057 kilogrammes de cocaïne et 1 434 kilogrammes de tramadol. Cette dernière quantité représente près de 27 millions de comprimés, un volume qui témoigne de l'ampleur industrielle du trafic.

Le détail d'une opération hors norme

Pour mesurer l'importance de cette saisie de drogue au Cameroun, il faut visualiser la scène. Des kilos de poudre blanche, des palettes entières de médicaments détournés de leur usage, le tout acheminé jusqu'au site d'incinération sous escorte. Le gouverneur du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, supervisait personnellement l'opération.

La présence de multiples corps témoigne de la complexité du dispositif. Magistrats, douaniers, forces de défense, agents de santé et représentants de l'environnement ont tous été associés à la destruction. Une chaîne de contrôle stricte pour éviter toute fuite ou substitution.

Les routes du narcotrafic passent par Douala

Le décryptage de cette affaire révèle l'importance stratégique de l'aéroport de Douala dans les circuits internationaux. Avec son trafic régional et international, ses flux de marchandises variés, la plateforme aéroportuaire constitue une porte d'entrée prisée par les trafiquants.

La présence massive de tramadol dans la saisie confirme une tendance lourde en Afrique centrale. Ce puissant antalgique, détourné comme stupéfiant, inonde les marchés locaux. Son trafic alimente à la fois la consommation locale et des réseaux de revente transfrontaliers. La lutte contre le narcotrafic au Cameroun passe donc par le ciblage de ces flux pharmaceutiques illicites.

Les conséquences d'une destruction massive

À court terme, cette opération envoie un signal fort. Les autorités montrent leur capacité à intercepter des cargaisons importantes et à les détruire sans délai. La présence du gouverneur et des différents corps d'État souligne la dimension politique de l'acte.

À long terme, l'enjeu est de dissuader les réseaux. Chaque saisie représente des millions de dollars de pertes pour les trafiquants. La destruction de stupéfiants systématique, si elle se répète, peut perturber l'économie criminelle. Mais elle ne règle pas le problème à la source. Les réseaux s'adaptent, modifient leurs routes, perfectionnent leurs méthodes de dissimulation.

Un test pour la chaîne judiciaire

Reste une question cruciale : les trafiquants ont-ils été identifiés et arrêtés ? La saisie de la marchandise est une étape, mais l'identification des commanditaires et des complices locaux l'est tout autant. Sans démantèlement des réseaux humains, de nouvelles cargaisons remplaceront bientôt celles parties en fumée. Les autorités camerounaises franchiront-elles ce deuxième palier dans la lutte contre le narcotrafic ?

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