El Mencho abattu : comment une trahison amoureuse a fait tomber le chef du cartel CJNG
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Nemesio Oseguera Cervantes, connu sous le pseudonyme d'El Mencho, n'est plus. Le chef du redoutable cartel Jalisco Nouvelle Génération a été abattu par les forces de sécurité mexicaines, assistées par la DEA. Sa mort ne résulte pas d'un exploit tactique majeur, mais d'une faille humaine : une trahison intime.

Selon des informations corroborées par plusieurs médias internationaux, dont The Guardian, c'est sa propre compagne qui a livré sa position. Consciente de ses actes, elle était placée sous surveillance et a guidé les autorités jusqu'à sa cachette. L'opération, rapide et ciblée, a déclenché de violents affrontements.

Le profil d'un criminel hors norme

Pour comprendre l'importance de cette mort, il faut mesurer qui était El Mencho. À la tête du CJNG, il avait bâti un empire criminel transnational, spécialisé dans la production et le trafic de fentanyl et de méthamphétamine. Sa fortune et son pouvoir lui avaient valu une place sur la liste des dix fugitifs les plus recherchés du FBI.

Sa capacité à échapper aux autorités tenait du mythe. Des opérations militaires d'envergure avaient échoué. Les services de renseignement américains et mexicains butaient sur un réseau de complicités et une discipline interne infaillible. Jusqu'à ce que la faille vienne de l'intérieur.

Le mécanisme de la trahison

Le décryptage de l'opération révèle une stratégie classique du renseignement : retourner l'entourage proche. La petite amie d'El Mencho, dont l'identité n'a pas été divulguée, a été approchée ou s'est rendue d'elle-même aux autorités. Sous pression ou par calcul, elle a accepté de coopérer.

Placée sous surveillance électronique, elle a continué à fréquenter le narcotrafiquant. Ses déplacements, ses communications, ses habitudes ont permis de géolocaliser avec précision la planque jusque-là insaisissable. Les forces spéciales ont alors pu frapper au moment opportun, transformant une trahison personnelle en succès opérationnel majeur.

Les conséquences d'une élimination ciblée

À court terme, cette mort porte un coup psychologique et stratégique au cartel. El Mencho était le ciment d'une organisation tentaculaire. Son charisme et sa brutalité maintenaient l'unité entre les différentes factions. Son élimination crée un vide dangereux.

À long terme, les experts anticipent une guerre de succession sanglante. Le narcotrafiquant abattu laisse derrière lui des lieutenants prêts à tout pour prendre le contrôle. Le risque d'une flambée de violences, d'attentats de représailles contre les forces de l'ordre et d'une déstabilisation régionale est réel. Les autorités mexicaines et américaines restent en état d'alerte maximale.

La fragilité des empires criminels

Cette trahison intime rappelle une vérité fondamentale : aucun système criminel, aussi puissant soit-il, n'est imperméable aux failles humaines. La peur, la jalousie ou l'intérêt personnel peuvent toujours fissurer l'édifice le mieux protégé. La chute d'El Mencho démontre que la trahison reste l'arme la plus redoutable contre les organisations les plus structurées. Le cartel Jalisco survivra-t-il à la perte de son chef, ou cette mort marque-t-elle le début de son démantèlement ?

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