-
© Camer.be : Paul Moutila
- 29 Aug 2025 09:39:45
- |
- 3482
- |
CAMEROUN :: Djamen : Pardon pour ses bourreaux, rancune pour les saboteurs électoraux :: CAMEROON
Le parcours politique de Célestin Djamen est un roman. Passé du SDF à celui de figure montante du MRC, puis devenu soutien du RDPC, son histoire personnelle est marquée par un dilemme profond entre le pardon absolu et la rancune tenace. Récemment, il a accordé son pardon à ceux qui, au sein du RDPC, avaient ordonné de lui tirer dessus à bout portant en 2018 alors qu'il contestait la réélection de Paul Biya. Cet acte de clémence envers son « bourreau d'hier » est perçu comme un geste politique aussi calculé que surprenant.
Pourtant, ce même homme refuse catégoriquement de pardonner à son ancien parti, le MRC. La raison ? Le boycott des élections municipales de 2020 qui, selon lui, a brisé net son rêve de devenir maire et anéanti ses ambitions légitimes. Cette rancune sélective illustre une fracture où l'affront personnel peut être absous, mais où l'obstruction politique demeure impardonnable.
Djamen justifie ce revirement par une analyse cynique du jeu de pouvoir. Il considère que les opposants actuels sont des « pions rassasiés » qui, après avoir mangé à leur faim, souhaitent désormais « casser l'assiette » qui les a nourris. Son calcul politique est froid : il soutient désormais le camp qu'il estime être le plus stable et le plus porteur, fût-il son ancien ennemi.
Ses contempteurs le dépeignent souvent comme « l'opposant qui a le plus faim » de la république, une faim qui semble guider chaque décision. Son histoire pose une question fondamentale : jusqu'où peut aller le pardon dans la realpolitik ? La réponse de Djamen est claire : on peut pardonner une balle, mais jamais un sabotage de carrière. Son parcours reste une étude de cas fascinante sur les motivations qui animent la sphère politique camerounaise.
Pour plus d'informations sur l'actualité, abonnez vous sur : notre chaîne WhatsApp
Lire aussi dans la rubrique POLITIQUE
Les + récents
Une révision constitutionnelle contestée après la présidentielle 2025
1200 jours dans le Local 131, le calvaire d'Amadou Vamoulke
Opération Épervier : 20 ans après, la justice a-t-elle vraiment frappé ?
Ondo Ndong a purgé 20 ans de prison sans grâce et remercie quand même Paul Biya
Bafoussam : des chauffeurs anglophones de bois battus par la Gendarmerie au checkpoint forestier
SOCIETE :: les + lus
26 élèves surpris en train de tourner un film osé à Bafoussam
- 30 April 2015
- /
- 1032021
Brenda biya sème la terreur en boîte de nuit à Yaoundé
- 15 July 2015
- /
- 568050
Menacée de mort par sa famille car elle est lesbienne
- 03 March 2016
- /
- 455779
Oyom-Abang : une femme marche nue à Yaoundé VII
- 09 July 2015
- /
- 386874
LE DéBAT
Afrique : Quel droit à l'image pour les défunts au Cameroun ?
- 17 December 2017
- /
- 228767
Vidéo de la semaine
évènement
