CAMEROUN :: L’ASSASSINAT DU DEPUTE WANKO SAMUEL ORIGINAIRE DE BATOUFAM PAR LES MAQUISARDS LE 13 DECEMBRE 1957 :: CAMEROON
CAMEROUN :: L’ASSASSINAT DU DEPUTE WANKO SAMUEL ORIGINAIRE DE BATOUFAM PAR LES MAQUISARDS LE 13 DECEMBRE 1957 :: CAMEROON
 
CAMEROUN :: LIVRES CAMEROUN :: L?ASSASSINAT DU DEPUTE WANKO SAMUEL ORIGINAIRE DE BATOUFAM PAR LES MAQUISARDS LE 13 DECEMBRE 1957 :: CAMEROON
  • Correspondance : Enoh Meyomesse
  • lundi 20 mai 2019 11:00:00
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CAMEROUN :: L’ASSASSINAT DU DEPUTE WANKO SAMUEL ORIGINAIRE DE BATOUFAM PAR LES MAQUISARDS LE 13 DECEMBRE 1957 :: CAMEROON

Les dernières années du régime colonial au Cameroun ont été caractérisées par une violence sans discernement et beaucoup d’intolérance. De très nombreux crimes crapuleux ont été commis prétendument au nom de la lutte pour l’indépendance, et n’ont pas manqué de jeter un grand discrédit sur le mouvement nationaliste dans son ensemble. Que des colons fussent assassinés comme en Algérie, on aurait pu le comprendre. Mais, un grand nombre de meurtres commis au Cameroun par des personnes se présentant comme favorables à l’indépendance, ont porté sur leurs propres concitoyens qui tentaient de tempérer leur fougue. Il s’est mis ainsi à régner, à partir de 1957, un climat de terreur en Sanaga-Maritime (le Nyong & Kelle y était encore rattaché), dans le Wouri, le Mungo et toute l’actuelle région de l’ouest, dont ont pâti en premier les Camerounais eux-mêmes, victimes simultanées des « fous » de l’indépendance et des exactions de l’armée coloniale. Les meurtres politiques perpétrés par les « maquisards » dans la région de l’Ouest et le Mungo ont été nombreux et scandaleux.

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Chapitre VIII:

Wanko Samuel à l’ALCAM : défenseur ardent des commerçants et des populations de la région de l’Ouest.

Une fois au sein de l’Assemblée Territoriale du Cameroun, ATCAM, Wanko Samuel intégrera le groupe parlementaire des « Paysans indépendants » qui était celui des élus de

la région de l’ouest. Celui-ci était constitué de Djoumessi Mathias, Kémajou Daniel, Lagarde (un Français), Njiné Michel, Djuatio, Emac Imatha, Kamga, Ngayewang, Wanko Samuel.

Puis il a été désigné à la Commission des Affaires Juridiques, dont la composition était ainsi que suit :

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Wanko Samuel sera abondamment intervenu dans ce débat sur le statut du Cameroun.

Après son adoption, Wanko Samuel s’illustrera dans ses interventions par une défense acharnée des intérêts des commerçants camerounais. Il luttera pour le transfert des affaires entre les mains des nationaux. On retiendra par exemple sa dénonciation du monopole des commerçants grecs, libanais et syriens installés au Cameroun, au détriment des nationaux. Ces derniers contrôlent des pans entiers des affaires à travers le pays, la boulangerie, la quincaillerie, l’import-export, le transport routier interurbain, la papeterie, la grande distribution, etc. Par exemple, un Grec du nom de Despotakis détenait le monopole du transport entre Yaoundé et Bafia, et Yaoundé Abong-Mbang Doumé, Batouri. Un autre du nom de Gazetas, détenait le monopole du transport sur toute une autre partie du territoire. Ponias détenait le monopole du transport de marchandises. De même, les salles de cinémas étaient entièrement également entre leurs mains dans les villes secondaires, et celles de Yaoundé, Les Portiques, Le Rex, et Douala étaient entre les mains des Français. Les grands restaurants à Douala, à Yaoundé, à Nkongsamba, étaient également détenus par les Français ou les Grecs. Wanko Samuel s’insurge contre cela. Enfin, il défend ardemment la

cause des agriculteurs de la région bamiléké, comme on disait à l’époque, pour désigner la région de l’ouest.

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Chapitre XII :

L’accueil de la nouvelle de l’assassinat de Wanko Samuel par les Camerounais

La nouvelle de l’assassinat de Wanko Samuel avait parcouru le pays tout entier comme une onde de choc, et avait indigné au plus haut point la communauté nationale. Comment cela se pouvait-il que des individus en soient arrivés à assassiner un député parce qu’il avait refusé de respecter le mot d’ordre de boycott du scrutin du 23 décembre 1956 ? Cet acte odieux avait ravivé la première indignation nationale qui avait suivi l’assassinat du Dr Delangué Charles et de Mpouma Samuel dans la nuit du 18 au 19 décembre 1956 en Sanaga-Maritime, parce qu’ils avaient également refusé de respecter le même mot d’ordre de boycott lancé par l’UPC.

Toute la classe politique camerounaise avait été atterrée par ce meurtre. C’était quelque chose d’odieux, tout simplement. Seuls s’en réjouissaient les upécistes extrémistes, et naturellement, les « maquisards ». Cet assassinat avait été d’autant mal accueilli qu’il marquait un tournant dans la violence en politique dans le pays. Jusque-là, celle-ci s’était essentiellement concentrée sur la Sanaga-Maritime et le Wouri. Mais voilà qu’elle s’étendait à l’ouest. Bien plus grave, elle venait de s’abattre sur une personne qui justement défendait

les intérêts des Bamiléké au Parlement. Il était un défenseur acharné des commerçants « indigènes » face aux Grecs, Libanais et Syriens qui contrôlaient le commerce sur l’ensemble du territoire. Et qui disait commerçants « indigènes » disait commerçants bamiléké. Comment donc le tuer ? Pourquoi le faire ?

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Avant-propos

Chapitre I : Enfance et école au Cameroun

Chapitre II :

Wanko Samuel dans l’enseignement secondaire.

Chapitre III :

Université en France et militant de l’UNEK

Chapitre IV :

Retour au Cameroun en 1954

Chapitre V :

Les tueries du mois de mai 1955 visant à briser le mouvement nationaliste

Chapitre VI :

La loi-cadre d’ « autonomie interne » du 23 juin 1956 et son rejet par les Camerounais

Chapitre VII :

Le débat sur le boycott des législatives du 23 décembre 1956

Chapitre VIII:

Wanko Samuel à l’ALCAM : défenseur ardent des commerçants et des populations de la région de l’Ouest.

Chapitre IX :

Le divorce entre Wanko Samuel et les upécistes extrémistes bamiléké

Chapitre X :

13 décembre 1957 au soir : assassinat de Wanko Samuel

Chapitre XI :

Momo Paul ou Sinkap Martin : qui a commandité le meurtre ?

Chapitre XII :

L’accueil de la nouvelle de l’assassinat de Wanko Samuel par les Camerounais

Chapitre XIII :

L’inhumation de Wanko Samuel à Batoufam en présence d’Ahmadou Ahidjo et du Haut-commissaire

Pierre Messmer

Chapitre XIV :

La séance extraordinaire de l’ALCAM en hommage au député Wanko Samuel assassiné et discours d’Ahmadou Ahidjo

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20mai
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