L’arbitrage de Paul Biya attendu dans le conflit ouvert entre la Présidence et le Gouvernement
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Le feuilleton du scanning des marchandises au Port Autonome De Douala PAD continue de faire des vagues. Communiques et contre communiqués s’entrechoquent entre la présidence de la République et le gouvernement. 

La  place portuaire est sous haute surveillance policière. Les activités d’importation et d’exportation suffoquent.

Et cela dure depuis des semaines, paralysant le mouvement des marchandises dans l’enceinte du Port de Douala présenté comme le poumon économique du Cameroun et la plaque tournante des échanges entre le Cameroun et les pays de la sous-région Afrique Centrale. Avec pour résultat, un marasme économique observé et des pertes financières énormes. Sur la place, une unité spécialisée de la Présidence de la République, sans doute favorable à l’un des camps en conflit veuille.

Au commencement, le gouvernement du Cameroun a signé un contrat avec la Société Générale de Surveillance SGS en 2015 qui a pris effet dans son applicabilité en 2022. Contrat d’une durée de 10 ans court jusqu’en 2032. Avec comme cahier de charge pour la SGS « installation et mise en place de 4 scanners au Port de Douala » Entre temps et au demeurant, l’activité portuaire qui engrange d’énormes entrées financières a fait naitre des appétits jusqu’au Sommet de l’Etat.

Implicitement, des guerres pour le contrôle du port sont apparues. En commençant par le Directeur général du PAD Cyrus Ngo’o, proche de Ferdinand Ngoh Ngoh, Secrétaire général à la Présidence de la République qui a décidé sans motivation pertinente de mettre fin au contrat de la SGS au profit de la société Transatlantic D. SA. Ce qui n’est pas du gout du Premier ministre chef du gouvernement et de son ministère des Finances Louis Paul Motaze, mais aussi du ministre des transports Ernest Ngalle Bibehe. Une histoire de la Présidence de La République contre le gouvernement.

Aussi, Réuni en urgence  jeudi 29 janvier 2026, le Premier ministre Joseph Dion Ngute a instruit la poursuite du contrat liant la société SGS au Gouvernement, rappelant que seule l’autorité signataire peut en décider l’annulation. Au finish, cette décision du premier ministre vient-elle siffler la fin d’une bataille d’intérêts mercantiles au sommet de l’Etat ? Rien n’est moins sûr. Bien plus elle suscite d’autres interrogations pertinentes en rapport à la gestion du pays : Dans cette confusion qui semble se généraliser, quelles sont les prérogatives de la Présidences et du Gouvernement ? Qui fait quoi entre la Présidence et le Gouvernement ?

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