FRANCE :: JNDA DE BORDEAUX: Le président français Emmanuel Macron interpelle les diasporas africaines :: FRANCE
FRANCE :: JNDA DE BORDEAUX: Le président français Emmanuel Macron interpelle les diasporas africaines :: FRANCE
 
FRANCE :: SOCIETE
  • Avec : François ABY DONFACK, Correspondant en France
  • vendredi 19 avril 2019 15:20:00
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FRANCE :: JNDA DE BORDEAUX: Le président français Emmanuel Macron interpelle les diasporas africaines :: FRANCE

La ville de Bordeaux en France, a organisé du 11 au 13 avril 2019, les journées nationales des diasporas africaines (Jnda), avec la participation de plusieurs centaines d’acteurs venus des diverses régions de France et d’Afrique. Cet important événement a été marqué cette année par le message du président Macron, qui a invité les Africains de France, à servir de pont entre leurs pays d’origine et la France, afin de permettre que la relation France-Afrique soit désormais plus qu’un simple sujet diplomatique.

Placée sous le haut patronage du Chef de l’Etat français, le Président Emmanuel Macron, la 7ème édition des traditionnelles retrouvailles des Africains de France, qui s’est tenue les 11, 12 et 13 avril derniers à Bordeaux (ville devenue une référence en matière de relation étroite entre la France et l’Afrique), a rassemblé autour des axes de réflexions retenus, une importante crème d’acteurs du monde politique, artistique, et économique ; des universitaires ; des élus ; des leaders associatifs africains et français…

Une initiative d’un Franco-camerounais

Pour la gouverne, ces rencontres, devenues une tradition, ont vu le jour à l’initiative du Franco-camerounais Pierre De Gaétan Njikam Mouliom, qui est l’actuel 3ème adjoint au maire de la ville de Bordeaux, en charge du quartier Bordeaux maritime et des partenariats avec l’Afrique et la Francophonie ; et par ailleurs un fidèle à Alain Jupé, fraîchement nommé, en février dernier, au Conseil constitutionnel. Il s’agit, en réalité, du plus grand rendez-vous international des Africains sur le sol français, dont l’objectif est de subodorer le rôle, à la fois politique et économique, que pourraient être amenées à jouer, en France comme en Afrique, les diasporas africaines, ainsi que le témoignent le programme et les thèmes des différents travaux.

Trois jours d’échanges et de convivialité

Tout a commencé le 11 avril 2019, avec la cérémonie d’accueil à l'hôtel de ville de Bordeaux, sous la houlette de monsieur Pierre De Gaétan Njikam Mouliom, en présence du slameur franco-sénégalais Souleymane Diamanka, suivie d'une conférence, à l’attention des diasporas africaines vivant en France, animée par monsieur Fall Mar, docteur en sociologie de l'Université de Bordeaux, et Boubacar Seck, architecte. La journée s’est achevée au Rocher de Palmer dans une ambiance riche en sons et en couleurs, distillée par l’artiste camerounais Blick Bassy, militant de l’émancipation africaine, auteur d’une chanson à succès en l’honneur de Ruben Um Nyobe, une figue emblématique de la lutte pour l’indépendance du Cameroun.

Ouverte par Pierre de Gaétan Njikam, en compagnie de monsieur Vernejoul Michael, conseiller métropolitain, délégué en charge des relations internationales à la mairie de Bordeaux ; et sous la présidence du maire de Bordeaux, monsieur Florian Nicolas, la journée-marathon du 12 avril a démarré, sous les chapeaux de roues, par la thématique centrale : « Femmes des diasporas ». Ceci, avec la forte implication de la journaliste franco-camerounaise Denise Epotè, directrice Afrique de Tv5 Monde, et de madame Rachel Khan, actrice et marraine de cette l'édition des Jnda. Les échanges ont tourné autour de plusieurs tables-rondes qui constituaient l’ordre du jour.

La première portait sur le thème : « Femmes et culture : la couleur des sentiments », avec l’architecte sénégalaise, commissaire générale de la saison Afrique, madame N’gone Fall, la comédienne française France Zobda, et la chanteuse et comédienne franco-camerounaise Pincess Erika.

Ensuite, la deuxième table-ronde dont le thème portait sur : « Femmes et culture : Les mots de l’engagement », était animée par l’auteure et journaliste franco-camerounaise Elizabeth Tchoungui, avec la présence de l’artiste-plasticienne ivoirienne Oka Valérie, par ailleurs présidente de la commission Culture de l’Unesco pour son pays ; madame Doumara Ngatansou Aissa, lauréate du premier prix Simone-Veil, responsable de l’association de lutte contre les violences faites aux femmes (Alvf) dans l’Extrême-nord du Cameroun, également activiste pour les droits des femmes ; et Stéphanie Rivoal, ancienne ambassadrice de France en Angola et secrétaire générale du Sommet Afrique-France de 2020.

Les autres tables-rondes, à savoir : « Femmes et philanthropie : rencontres avec les conférencières et les femmes de réseaux », et « Femmes et numérique : Talents de demain », étaient animées par Nawel Boutarouk, investisseuse algérienne et mentor dans la création de sart-up (elle entretient un réseau de plus de 150 femmes investisseuses dans le numérique) ; mesdames Brondel Diana sénégalaise, née en Allemagne ; et Toko Salwa, originaire du Maroc et du Benin, respectivement Ceo et fondatrice de Xaalys, et présidente du Conseil national du numérique au Maroc.

Sur cette même lancée, la dernière table-ronde de la journée du vendredi 12 avril était dirigée sur « Les NumAf », qui sont des rencontres entre les acteurs des écosystèmes numériques français et africains, consacrées à l’identification des innovations porteuses dans ce secteur, l’accompagnement aux entrepreneurs africains... Elle était animée par monsieur Alexandre de Roumefort, président de Bordeaux entrepreneurs et d’Urself, avec la participation, entre autres, de messieurs Metayer Philippe, Baffou François, Sy Karim ; de Jekinnou Christian, respectivement directeur général de French-tech Bordeaux, directeur général de Bordeaux Technowest, président de la plateforme Digital Africa, et coordonateur du programme Afric’Inov ; et de madame Essobmadje Reine, de la coalition digitale. La journée s’est achevée en beauté, dans une conjugaison de l’utile et de l’agréable, par un concert de Youssoupha, un grand lyriciste du rap français.

Des élus franco-africains s’impliquent

L’événement majeur de la samedi 13 avril des Jnda, a été la rencontre (1er congrès) des élus engagés pour la nouvelle relation Afrique-France. Une occasion dorée pour les retrouvailles entre les élus franco-africains, français et africains. Après les civilités d’accueil réalisées par madame Cazes Sylvie, présidente de la fondation pour la culture et les civilisations du vin, et monsieur Vernejoul Michel, la cérémonie d’ouverture a été présidée par Nicolas Florian, maire de Bordeaux, en compagnie de Patrick Bobet, le président de Bordeaux Métropole.

Les travaux ont donné lieu au lancement officiel du réseau par lequel les élus locaux et internationaux affirmeront désormais leur engagement à porter une parole politique libre et un plaidoyer, en faveur d’une relation renouvelée entre les pays du continent noir et la France. C’est du moins ce qui ressort des prescriptions d’Emmanuel Macron qui a indiqué à travers un message que : «…C’est avec votre implication que nous pourrons construire un nouveau partenariat avec le continent dont nous avons jeté les bases. Je suis convaincu que des différents événements au cœur du programme de cette nouvelle édition des « journées nationales des diasporas africaines » y contribueront pleinement... ».

Le président français a ensuite déclaré avoir décidé de faire de l’Afrique une priorité, parce qu’il est convaincu que la relation de son pays avec le continent noir, est plus qu’un sujet diplomatique : « …Nos destins sont liés et notre avenir s’écrit ensemble ». Avant de donner rendez-vous aux diasporas africains de France, dans les prochains mois, pour poursuivre cette réflexion ensemble, Emmanuel Macron les a invités à devenir «…ce pont qui relie la France et le continent, ce trait d’union qui fait notre force, notre fierté, et qui contribue à notre ouverture au monde ».

Le discours de Franck Paris, le Conseiller Afrique auprès du Président de la République française, tout comme celui de monsieur Mercelli Jean-Pierre, directeur exécutif des opérations de l’Agence française de développement (Afd) sont allés dans le même sens.

Pour sa part, l’élue franco-camerounaise, Hermine Rigaud, maire-adjointe de la ville de Chevilly-Larue en Ile-de-France, qui a été elle-aussi très active au cours de ces Jnda, s’est dite très satisfaite de la qualité des travaux, du poids et de l’engagement des participants. En félicitant la ville de Bordeaux et son maire Nicolas Florian, pour cette initiative devenue traditionnelle, Madame Rigaud a regretté l’absence de certaines figures de proue des diasporas africaines en France, dont ces journées africaines pourraient aider, dans leur engagement à faire bouger les lignes dans leurs pays.

C’est l’élu bordelais Pierre De Gaétan Njikam Mouliom, cheville ouvrière de ces Jnda, qui a clôturé les travaux avec les tables-rondes du 13 avril.

Pour le premier thème à savoir : « Quelle contribution des territoires à la relation Afrique-France ? », il était assisté, entre autres, de l’économiste Nubukpo Kako, l’ancien ministre togolais ; du député à l’Assemblée nationale française monsieur Ledoux Vincent ; de la juriste et experte des migrations internationales Marie-Laure Fages ; et de monsieur Jean Dubois de Gaudusson, président de So Coopération.

S’agissant du second thème : « Quelle organisation des diasporas africaines en Frances ? », il était en compagnie de madame Sylla Sira, députée à l’Assemblée nationale française ; monsieur Lauriano Do Rego Wilfried, membre du conseil de surveillance de Kpmg France ; monsieur Salem Slimani, président de l’association des jeunes algériens de Bordeaux ; et madame M’Faddel Ntidam Naima, maire-adjoint en charge de l’action sociale et santé de la ville de Dreux et vice-présidente du Ccas.

Réinventer les relations entre la France et l’Afrique !

En marge des travaux, la nuit du costume africain, point d’orgue des 7èmes Jnda à Bordeaux, reste l’événement qui a permis d’apprécier le savoir-faire africain dans les domaines de la création de mode en textile.

Au terme de ces trois d’échanges enrichissants, le maire de Bordeaux et son adjoint en charge de l’organisation, se sont dits satisfaits du succès des Jnda. Pour Nicolas Florian «…c’est l’opportunité de réinventer notre relation avec l’Afrique en prenant appui sur les liens tissés par tous ceux qui s’y impliquent. En valorisant les initiatives portées par la société civile, en soutenant les dynamiques impulsées par les diasporas dans nos villes, nous pouvons capitaliser sur le lien précieux qu’elles constituent… C’est tout le sens du travail que nous conduisons avec les nombreux acteurs bordelais et métropolitains liés à l’Afrique», a-t-il conclu.

Vivement les prochaines Jnda !

19avril
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