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Cameroun, Formation supérieure : l’université de Dschang à l’école de la décentralisation :: CAMEROON
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  • Camer.be : Alain Ndanga
  • jeudi 07 février 2019 08:03:00
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Cameroun, Formation supérieure : l’université de Dschang à l’école de la décentralisation :: CAMEROON

A travers son établissement spécialisé Iut (Institut universitaire de Technologie), elle se positionne comme un incubateur de formation de nouveaux experts devant répondre aux exigences de la décentralisation.

La filière Collectivité territoriale de l’Iut de Bandjoun, a consacré la journée du lundi 4 février 2019 à l’école de terrain. Il a été question de projeter les étudiants de la toute première promotion aux réalités du microcosme du développement local. Dans cette veine, le Pr Fogue Médard, directeur de l’Iut, par ailleurs, conseiller municipal dans la commune de Demdeng (Koung-Khi département du Koung-Khi, région de l’Ouest –Cameroun), et Dr Moyum, chef de département de gestion, matérialisent la prospective de professionnalisation des enseignements à ce niveau, dont le maitre d’œuvre est le ministère de l’Enseignement supérieur. Ils (étudiants) sont allés, ils ont vu, ils ont entendu. Chacun est conscient de l’immensité de la tâche qui l’attend sur le terrain. L’Iut a ainsi saisi la balle au bond.

« Nous nous sommes rendus au bureau régional du Pndp (Programme national de Développement participatif), à la Communauté urbaine de Bafoussam (Cub), à l’agence régionale du Fonds spécial d’Equipement et d’Intervention intercommunal (Feicom) et à la délégation régionale du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat »), compte rendu d’un étudiant. A l’autre de compléter, « nous avons débriefé sur les misions et rôles de chaque institution, sur leurs modes de fonctionnement et surtout sur les rapports qu’elles entretiennent avec des collectivités territoriales décentralisées. Ce que nous entendions au cours des enseignements théoriques, nous serons à même de les manipuler avec aisance ». Ils sont allés à la découverte des logiciels Simba et Proadp, respectivement pour la gestion des finances locales, et pour la planification stratégique et opérationnelle des mairies.

Sortir des sentiers battus

Les responsables de ces structures spécialisées ont pris l’initiative à bras-le-corps. « Il y a de la matière. Nous ne pouvons qu’encourager l’université de Dschang dans cette dynamique», a reconnu Boniface Megoue, coordonnateur régional Pndp-Ouest. Pour lui, le Cameroun opère ainsi un tournant décisif dans le transfert total des compétences aux communes, en comptant sur ces têtes bien pleines. Il a sublimé le Pr Tsafack Nanfosso, recteur de l’université de Dschang, du fait de penser à préparer des jeunes qui auront de l’expertise avérée pour « accompagner les maires dans le cadre du développement local », là où des difficultés sont légions. Rejoint par le délégué départemental du Minepat-Ndé, qui renchérit que l’initiative s’inscrit en droite ligne « dans la politique des grandes opportunités amorcée par le Chef de l’Etat. Pour cela, il faut renforcer la professionnalisation des enseignements au niveau du supérieur. Ces hautes instructions ont été transmises aux différents recteurs d’universités par Jacques Fame Ndongo, grand chancelier des ordres académiques, ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur».

La mise en perspective prévoit l’accompagnement perpétuel des responsables des institutions, qui rassurent l’Iut de Bandjoun et l’université de Dschang de ce qu’ils resteront disposés et disponibles, chaque fois que besoin se fera ressentir. Barthélemy Sakem Nnoke, Chef d’agence Feicom-Ouest, est persuadé que cela va « nous permettre déjà de résoudre le problème de personnel que nous rencontrons dans les collectivités territoriales décentralisées ». Pour lui, l’arrivée de ces étudiants dans leurs structures, revêt d’un sens capital dans la connaissance du package de services qu’ils disposent pour accompagner des communes dans la recherche des financements, la collecte des recettes et la rétribution pour financer leurs projets. « Dès que les régions seront mises en place, le Feicom va également accompagner ces structures-là dans la mise en œuvre de leurs activités. Nous pensons que l’initiative est à pérenniser. A leurs connaissances théoriques, il faut qu’ils puissent s’imprégner de ce qui est véritablement fait pour les collectivités », a-t-il ajouté. Et de conclure que les besoins sont à tous les niveaux : il faut former des techniciens qui suivent les projets et les finances des communes sur le terrain.

07févr.
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