Terrain, tontine, obligations… pourquoi la BVMAC peine encore à séduire les épargnants
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CHRONIQUE ÉCO 

CEMAC

Alex a 35 ans. Après quelques années de travail, il a réussi à épargner 5 millions FCFA. Ce n’est pas une fortune, mais c’est déjà un capital.
Comme beaucoup d’épargnants en Afrique centrale, il se pose une question simple : comment faire fructifier cet argent ?
Les options sont nombreuses.


Le terrain : le pari de la pierre
Acheter un terrain reste le réflexe numéro un. Dans certaines zones urbaines, la valeur peut progresser de 5 à 10 % par an.
L’avantage est psychologique : le terrain est visible, tangible et rassurant. Mais c’est aussi un actif peu liquide : vendre peut prendre des mois. La tontine : la finance de proximité


Alex participe aussi à une tontine. Ces systèmes d’épargne collective financent des commerces, des maisons ou des activités économiques.
Les rendements informels peuvent dépasser 10 à 15 %, mais la clé du système n’est pas la technique financière : c’est la confiance et la proximité sociale.


Dépôts à terme et obligations : la sécurité financière
En banque, un dépôt à terme rapporte généralement 3 à 5 % par an avec un risque faible.
Les obligations d’État de la CEMAC offrent souvent 6 à 9 %, parfois davantage selon la maturité.
Pour les banques et les investisseurs institutionnels, ce couple rendement/sécurité est difficile à battre.


Les paris sportifs : le risque assumé
En 2023, plus de 1 500 milliards FCFA ont été misés dans les paris sportifs en Afrique. Comme des phénomènes passés tels que Liyep Li Mal, cela révèle une réalité simple :
les citoyens sont prêts à prendre des risques pour gagner plus.

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