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LIBYE :: Evasion massive lors des combats de Tripoli :: LIBYA
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  • Avec : BBC Afrique
  • lundi 03 septembre 2018 12:17:00
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LIBYE :: Evasion massive lors des combats de Tripoli :: LIBYA

Des centaines de personnes se sont échappées de prison lors des affrontements meurtriers à Tripoli, la capitale libyenne.Quelque 400 prisonniers se sont échappés d'un établissement pénitencier situé près de la capitale libyenne, Tripoli, lors de violents heurts entre milices dans la ville, selon la police.

"Les détenus ont pu ouvrir les portes" et ensuite quitter la prison d'Ain Zara, a indiqué la police locale.

La police indique que les gardes, craignant pour leur vie, n'ont pas été en mesure d'empêcher l'évasion après les émeutes au sein de la prison.

Les affrontements entre les milices dans la ville ont conduit le gouvernement libyen soutenu par l'ONU à décréter l'état d'urgence.

L'incident de dimanche s'est produit lors de violences armées entre factions rivales autour de l'établissement, qui n'abrite que des hommes.

De nombreux prisonniers détenus à la prison d'Ain Zara, dans le sud-est de Tripoli, seraient des partisans du défunt dirigeant libyen Mouammar Kadhafi.

Ces derniers avaient été reconnus coupables de meurtres lors du soulèvement contre l'ex-chef d'Etat libyen et son gouvernement en 2011.

Au-delà de cette évasion, deux personnes ont été tuées et plusieurs autres ont été blessées lorsque des roquettes ont frappé un camp dans la capitale libyenne, abritant des centaines de personnes déplacées, selon les services d'urgence et des témoins.

Le ministère libyen de la Santé signale que quelque 47 personnes, dont des civils, ont trouvé la mort dans des affrontements entre milices rivales à Tripoli au cours de la semaine passée, et que des dizaines d'autres ont été blessées.

Un gouvernement soutenu par l'ONU est officiellement au pouvoir dans la capitale, mais les milices occupent une grande partie du reste du pays.

Aux origines des violences

Les violences ont éclaté la semaine dernière lorsque des milices d'une ville située au sud de Tripoli ont lancé une attaque sur la zone méridionale, ce qui a entraîné des combats avec les milices locales qui soutiennent le Gouvernement d'accord national (GNA).

Au moins 39 personnes sont mortes lors des affrontements à Tripoli ces derniers jours

Le GNA a qualifié les affrontements de "tentative de faire dérailler la transition politique pacifique" dans le pays, ajoutant qu'il "ne pouvait rester silencieux face aux attaques contre Tripoli et sa banlieue, ce qui constitue une violation de la sécurité dans la capitale ainsi que celle des citoyens" libyens.

Human Rights Watch a également condamné ces violences, ajoutant qu'au moins 18 morts seraient des civils, parmi lesquels quatre enfants.

Des centaines de migrants piégés par les combats ont été transférés dans d'autres centres de détention, tandis que l'aéroport de la ville a été fermé pendant deux jours.

La Libye est confrontée au chaos persistant depuis que les milices soutenues par l'OTAN, dont certaines sont rivales, ont renversé le colonel Kadhafi en octobre 2011.

La réaction de la communauté internationale
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a déclaré que "l'emploi aveugle de la force est une violation du droit international humanitaire et des droits humains".

Il a exhorté "toutes les parties à apporter une aide humanitaire aux personnes dans le besoin".

Samedi, les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et l'Italie ont appelé à la fin immédiate des violences meurtrières dans la capitale libyenne.

Une déclaration commune précise que les tentatives "d'affaiblir les autorités libyennes légitimes et d'entraver le processus politique en cours ne sont pas acceptables".

"Nous appelons les groupes armés à cesser immédiatement toute action militaire et à avertir ceux qui cherchent à saper la stabilité, à Tripoli ou ailleurs en Libye, qu'ils en seront tenus responsables", indique la déclaration conjointe.

Cependant, les tentatives successives de trêve n'ont jusqu'à présent pas empêché les combats acharnés entre plusieurs milices.

03sept.
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