BANDJOUN : Gardés à  vue pour un enterrement
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Des membres de la famille sangue ont été interpellés à la suite de l’enterrement de leur parent dans la concession familiale.

Madame veuve Sangue Rosalie et ses enfants, Daniel Sangue, Madame Essouma née Sangue Célestine et Albert Sangue séjournent depuis le 23 juillet 2018 à la main courante de la Brigade territoriale de Bandjoun. Leur rétention dans ce cadre fait suite à une plainte du nommé Mwaffo Pierre. neveu de la veuve et cousin des enfants Sangue pierre. Parent de la famille, le médecin à la retraite Mwaffo Pierre accuse ses parents d’avoir enterré son oncle dans un espace de la concession lui  appartenant.

C’est le 7 juillet 2018 que cette affaire débute dans la contrée de Katsela, non loin de l’Eglise évangélique du Cameroun (Eec) de Bandjoun. Ce jour-là se tiennent les obsèques de feu Sangue Pierre. Fils du défunt, Daniel Sangue soutient que «j’ai entrepris, mes frères et moi, de creuser la tombe de notre père à l’endroit qu’il avait indiqué de son vivant.» un espace partiellement occupé par une haie-vive posée par Pierre Mwaffo. Le nommé est identifié comme un fils du frère aîné du  défunt.

Un dispositif peu apprécié par le premier fils du défunt qui soutient que «Je lui ai montré l’endroit indiqué par le père pour son enterrement et je lui ai demandé d’enlever la barrière qu’il y avait érigé.» L'information claire et nette .La même source soutient que le nommé Mwaffo Pierre aurait promis de l’enlever. Veuve du défunt, Rosalie Sangue affirme que «Nous lui avons même demandé de nous indiquer un autre endroit pour creuser la tombe.» promesse non tenue, selon Daniel Sangue. Cette source indique par ailleurs que la concession avait été partagée entre les trois enfants Sob Kouasseu-fondateur de la concession-par le successeur, le défunt Pierre sangue.

Pour sa part, Mwaffo Pierre explique que «J’ai juste constaté que c’est dans ma concession qu’ils creusaient la tombe.» La suite ? Mwaffo Pierre se rend chez le Préfet du Koung-Khi qui le renvoie chez le Commandant de la brigade territoriale de Bandjoun. Le Commandant de la brigade de gendarmerie délègue deux de ses collaborateurs pour constater les faits allégués par le plaignant. Le plaideur indique être entré dans la «maison du deuil» avec les gendarmes. «C’est en sortant que j’ai été agrippé par la veuve. Elle me tenait pour responsable de la mort de son mari alors que je venais faire ma collation avec ma mère.» Une rixe s’en suit sous le regard de l’assistance et des convillageois venus pour les adieux au défunt.

Une convocation «verbale» au nom du Procureur de la République a été signifiée par le Commandant de brigade de Bandjoun aux prévenus. Rendus dans les services de l’autorité judiciaire, la famille Sangue a été gardée à vue dans les cellules du palais de justice de Bandjoun avant d’être transférée quelques heures après à la brigade de gendarmerie de Bandjoun. C’est que, dans la famille nucléaire du défunt, on soutient que la mort de l’homme de 94 ans est survenue à la suite d’une chute dans une fosse creusée par le plaignant à proximité de sa case.

Un évènement qui aurait décidé le chef de la concession à choisir l’endroit pour dernière demeure. Le Commandant de la brigade territoriale de Bandjoun, Awono Olinga affirme que «Les présumés sont ici pour une plainte relative à l’agression sur le nommé Mwaffo Pierre qui évoque aussi des menaces de mort sur sa personne.» Un plaignant qui indique aussi avoir introduit une procédure pour exhumation de la dépouille.

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