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© copy; Source : Bangoulap.net
- 13 Sep 2015 12:15:05
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Cameroun,BANGOULAP, BAMENA ET BAZOU UNE MEME ORIGINE MATRIMONIALE :: CAMEROON
Wouami, Nzouami, tous deux frères jumeaux, étaient comme leur frère cadet d’excellents chasseurs, nés à DJOMGOU. Habile qu’ils étaient tous les trois dans l’art de chasser, chacun d’eux constitua une troupe de chasseurs qu’il dirigeait. C’est ainsi que pris par la soif du gibier, chaque troupe se mit à sa quête et dans divers directions.
- Dans le site de Bangoulap, Nzouami et son équipe trouvèrent en lui en terrain fertile avec une certaine abondance du gibier. Ils s’y installèrent et quelques temps après, Nzouami fut considéré comme le chef de la dynastie qu’il venait de fonder.
- De son côté, Wouami et son équipage allait découvrir le site de Bamena ; ce fut un coin riche en gibier au point qu’ils décidèrent de s’y installer comme Nzoumi à Bangoulap, son frère jumeau Wouami v se faire couronner chef de la dynastie Bamena dont il avait ainsi fondé.
- De même, le cadet aux frères jumeaux Nzouami et Wouami, conduisant son équipe de chasseur qu’il a formé, découvre le site de Bazou où le gibier se trouve en abondance. Il s’y installe avec son équipage et se fait couronner plus tard chef de la dynastie Bazou.
Telle est l’histoire de trois frères, tous issus d’une même mère et d’un même père, qui vont créer chacun une dynastie régnante dans les villages cités ci-dessus à savoir Bangoulap, Bamena et Bazou.
Cette même origine matrimoniale se ressent sur un triple plan
- D’abord au niveau des « Ndap », nous distinguons aussi bien à Bangoulap, à Bamena qu’à Bazou des « Tonta » (éloges rattachés à la chefferie).
- Ensuite au niveau de l’intronisation des chefs. En effet, lorsqu’un chef supérieur appartenant à l’un des trois villages ci-dessus rend l’âme, les premières personnes à être informées parmi les dignitaires sont les chefs des deux autres villages, ils sont d’ailleurs des hôtes de marque pendant les cérémonies funéraires.
- Enfin au niveau de la langue. L’histoire raconte que le cadet des jumeaux tout comme Wouami ont pu imposer leur langue dans leurs villages respectifs (Bazou et Bamena). Donc en fait, les autochtones qu’ils ont chacun trouvé sur place n’ont pas pu prendre le dessus sur eux au niveau de la langue. C’est pourquoi le dialecte des Bazou et celui des Bamena sont sensiblement les mêmes.
Par contre Nzouami, arrivé à Bangoulap n’a pas pu imposer sa langue malgré qu’il se soit proclamé chef. Les autochtones ont pu conserver leur langue qui est le dialecte Bangoulap parlé jusqu’à l’heure actuelle.
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