BELGIQUE :: Sur la RTBF(La Une) à 22.50 : Nestlé, un (mauvais) géant en Afrique :: BELGIUM
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  • Source : lavenir.net
  • mercredi 14 janvier 2015 05:25:24
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BELGIQUE :: Sur la RTBF(La Une) à 22.50 : Nestlé, un (mauvais) géant en Afrique :: BELGIUM

Le documentaire proposé ce soir sur La Une raconte la version africaine de l’histoire de David contre Goliath. Éclairant.

Douala au Cameroun est un des plus importants ports d’Afrique centrale. C’est par là que transitent les conteneurs destinés à la filiale camerounaise de Nestlé, grand producteur mondial de produits dérivés du lait, entre autres… De là, les produits inondent une partie du marché africain.

Pas très loin du port, dans une zone industrielle, une autre usine est vide depuis décembre 2004. Deux cents personnes travaillaient, dans les années 90, pour Codilait, l’entreprise de Pius Bissek. Deux cents salaires, en Afrique, ce sont quelque 2 000 personnes qui en vivent. Pius Bissek y fabriquait du lait concentré sucré. Il importait la poudre de lait d’Europe (la production laitière camerounaise reste marginale) et le mélangeait dans son usine avec de l’eau, du sucre et de la matière grasse provenant du lait.

Jusqu’en 1994, Supermilk, le lait vendu par Codilait était un peu moins cher que celui importé par Nestlé et d’autres multinationales. Mais en 1994, une importante dévaluation du franc camerounais va accentuer la différence de prix. Nestlé va alors réagir et inonder le marché de Gloria, un lait concentré sucré à très bas prix.

Si peu cher que Pius Bissek demande une analyse en laboratoire du lait Gloria qui se révèle être un lait qui n’est pas du lait! On y trouve bien de la poudre de lait, du sucre et de l’eau mais pas de matière grasse animale. Juste de l’huile de palme et de coco.

Depuis, Pius Bissek est en procès contre Nestlé. La multinationale a d’ailleurs retiré le lait Gloria du commerce. De procès en procès, l’affaire est allée jusqu’à la Cour suprême. C’est ce combat que raconte la journaliste française Judith Rueff. Celui d’un homme qui demande juste à une multinationale de laisser «quelques poussières» aux Camerounais pour que le pays ne doive plus envoyer ses enfants à Lampedusa…

La Une, 22.50

© Source : lavenir.net
14janv.
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