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L’exhortation est revenue à la mode.  Les pays africains ont le choix entre aller au Fmi et voir le franc CFA de nouveau dévalué.  Or, on sait que le passage au Fmi ou à la Banque mondiale  n’a jamais ouvert les portes de l’émergence un pays au monde. Et si on exhumait les plans d’urgence ?

Après les derniers plans d’ajustement structurels imposés à l’Afrique, tous les pays du continent ont fini pays pauvres très endettés. Aucun pays n’a fini pays émergent. On voudrait cependant recommencer la pantalonnade, dévaluer le franc CFA si, nous dit-on, nous refusions de retourner au Fmi. La farce est encore sans nom. La dernière dévaluation de la monnaie des pays francophones africains est survenue lorsque les pays africains étaient embarqués dans un processus d’ajustement structurel dont les observateurs avaient prédit qu’un tel processus n’allait surtout pas sauver le Cameroun. Nous en avons par contre hérité des salaires coupés  des trois cinquièmes, le CFA a été dévalué et les hommes d’affaires français en étaient devenus deux fois plus riches d’un argent gagné dans les Tropiques.

Une bonne raison qui leur a permis d’acheter les entreprises camerounaises à chaque fois pour une bouchée de pain. Les théoriciens de la Banque mondiale, convertis pour l’occasion grands experts en privatisation, vont être prolifiques de leurs grandes rhétoriques.  Il paraitrait qu’un Etat pouvait se débarrasser d’une entreprise même pour un franc symbolique,  pour ne plus avoir à payer des subventions d’équilibre à des structures de production chroniquement déficitaires. Aux derniers moments, alors que les manitous de la Banque faisaient pression sur le gouvernement et invitaient des journalistes à des confidences de très mauvais goût : « la privatisation de la Cameroon Airlines  risque de retarder l’atteinte de votre point d’achèvement. Vous devez faire vite ».

Seulement, le Cameroun atteindra le point d’achèvement sans qu’il ait eu à privatiser sa compagnie aérienne.  Ladite compagnie était devenue une priorité pour les amis de la Banque mondiale qui en voulaient plus que tout au Combi-Boeing 747 du Cameroun. Dès la sortie de piste de l’appareil sur une piste à Paris, la compagnie a cessé d’être une conditionnalité pour les experts de la Banque mondiale. Généralement, lorsque commencent à courir de mauvais bruits sur la dévaluation du CFA, les rumeurs son rarement gratuites. Même lorsqu’elles sont disqualifiées par des voix autorisée à la BEAC et par d’autres experts chevronnés. Une lecture de la situation des pays de la Cemac auprès du compte d’opérations aurait permis un certain optimisme. Mais las ! La situation économique est des plus intenables pour la majorité des pays de la zone.

Il a eu la guerre contre la secte BokoHaram, la crise anglophone, les grèves larvées autour de la correction du baccalauréat qui manquait d’argent pour les corrections et les délibérations. Pour ne rien arranger, alors que la coupe africaine des Nations avait été adjugée au Cameroun qui allait héberger 16 équipes, le comité de la CAF est revenu sur la coupe organisée par le Cameroun et pour les éditions subséquentes de la compétition. Heureusement, les dates ont été repoussées et laissent donc au pays organisateur le temps de voir venir sans s’embrouiller dans l’exécution de son cahier de de charges.

LE TEMPS DES Urgences

Il faudrait donc pour la Cameroun mettre les bouchées doubles pour rattraper le challenge de la compétition. Elle a battu le rappel des troupes et a reçu dès la semaine écoulée, le Président de la Banque africaine de développement qui ne laissait pas un pays comme le Cameroun aller au-devant  d’une colossale humiliation. On pourrait lui faire des rallonges, il est de plus en plus vrai que c’est l’argent qui manque le plus. Mais où sont donc passés les plans d’urgence inaugurés en 2014 ? C’était pourtant le moment d’en user encore pour gérer l’urgence de la CAN 2019. Avec l’annonce du budget en 2014, alors que Cameroun venait de franchir le seuil psychologique des 4 mille milliards pour son enveloppe, le Président Biya crée la surprise en annonçant un budget supplémentaire de 925 milliards au titre d’un plan d’urgence. Soit près du quart de l’enveloppe qui vient d’être votée par les députés à l’Assemblée nationale.

Les Camerounais se sont lassés aller toutes sortes de supputations. L’argent était-il sorti des bas de laine de la Présidence de la République ou de la poche arrière de Paul Biya lui-même ? Ou alors, était-il sorti des coffres-forts de la Béac dans lesquels sont censés dormir les fonds alloués chaque année à des infrastructures de développement et qui n’aura pas été consommé ? Ou encore, le Président lui-même qui venait de crier haro sur l’inertie qui avait fini par gripper la machine gouvernementale au Cameroun, avait trouvé le moyen de multiplier les fonds mis à disposition pour s’assurer une meilleure chance de les voir consommés enfin ?

Enfin, une autre question : y avait-il urgence au Cameroun pour qu’on ait ressenti l’urgence d’un tel plan qui va se déployer sur trois ans. Et quelles étaient ces urgences qui surclassent aujourd’hui l’urgence de la Can dont le Cameroun accueilli l’offre d’organiser l’organisation 2019 ? Pour des acteurs proches des dossiers du plan d’urgence, le plan triennal devait panser les plaies les plus visibles du mal-développement, pendant que le budget officiel allait continuer, au risque tatillon qu’on lui connaît, à s’adresser aux questions de fonds.

Au pas de course, comme pour coller à la sémantique du temps, Alamine Ousmane Mey, le ministre camerounais des Finances a été secoué pour aller sonner des banques locales pour lever les fonds nécessaires. Parmi ce bataillon de grands financiers appelés à la rescousse, on retrouvait un certain nombre d’institutions bancaires installées au Cameroun. Ont répondu à l’appel, les toutes nouvelles BGFI et Banque Atlantique, la Standard Chartered, Ecobank, auxquelles s’est jointe la Deutsche Bank de Madrid. On a rarement vu des institutions bancaires réagir aussi prestement à un appel souverain.

Pour les opérations d’emprunts obligataires, on atteint rarement les 900 millions lorsqu’on fait appel à l’argent des banques. L’opinion sait très peu sinon rien des modalités de ce concours financier qu’on a étalé sur trois ans. On sait tout juste que l’argent servira à la réhabilitation de certaines routes secondaires dans les grandes villes, à appuyer les efforts de développement urbain, mettre à niveau les plateaux techniques dans certains hôpitaux ciblés, dont les hôpitaux généraux de Douala et de Yaoundé et aussi le CHU de la Capitale.

De plus, l’Agriculture n’était pas en reste, une mesure pour accélérer l’avènement d’une agriculture de troisième génération. Etaient au programme du plan d’urgence aussi les sempiternelles questions de l’eau, de l’énergie et, de façon très inattendue, des préoccupations de sécurité. Boko Haram oblige. Mais alors que l’argent était disponible et que le Premier ministre avait instruit de nouvelles procédures pour ne plus sombrer dans la gangue de l’inertie, le plan d’urgence tarde toujours à livrer les résultats attendus. Toutes les mesures d’accompagnement pour fluidifier le plan d’urgence ont fini en eau de boudin.

© Source : L'Equation : David Serges BEHEL

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